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	<title>Commentaires sur : Chacun son métier #3</title>
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	<description>La référence en histoire</description>
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		<title>Par : Louise L.</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/2007/01/chacun-son-metier-3/#comment-708</link>
		<dc:creator>Louise L.</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2007 23:45:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les critiques, nos critiques, celles du commun des mortels qui entre un jour dans une librairie et demande à un libraire: « Qu&#039;est-ce que vous me suggérez aujourd&#039;hui ? » (Un peu comme la pièce de viande du jour au marché, ou le légume, le Livre du Jour)...Et avant-hier: Cher Émile, lu par A.,  un ami à qui je l&#039;ai suggéré...La Critique de A. à L.: J&#039;ai adoré; tu sais, René c&#039;est un peu moi. C&#039;était suffisant pour que je veuille le lire...Les critiques, les pros de la critique je veux dire, OUI, mais dans la mesure où nous sommes « prêts » à la recevoir.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Les critiques, nos critiques, celles du commun des mortels qui entre un jour dans une librairie et demande à un libraire: « Qu&rsquo;est-ce que vous me suggérez aujourd&rsquo;hui ? » (Un peu comme la pièce de viande du jour au marché, ou le légume, le Livre du Jour)&#8230;Et avant-hier: Cher Émile, lu par A.,  un ami à qui je l&rsquo;ai suggéré&#8230;La Critique de A. à L.: J&rsquo;ai adoré; tu sais, René c&rsquo;est un peu moi. C&rsquo;était suffisant pour que je veuille le lire&#8230;Les critiques, les pros de la critique je veux dire, OUI, mais dans la mesure où nous sommes « prêts » à la recevoir.</p>
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		<title>Par : Julie Boulanger</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/2007/01/chacun-son-metier-3/#comment-707</link>
		<dc:creator>Julie Boulanger</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2007 11:39:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Catherine Mavrikakis a écrit un texte assez éclairant dans le huitième numéro de &lt;i&gt;Contre-jour&lt;/i&gt; où elle règle de façon assez efficace, il me semble, la question des prétendus « conflits d&#039;intérêt » dans le milieu intellectuel.
« Il me semble bien difficile de soutenir qu&#039;il y ait un enjeu ou un intérêt quelconque à défendre un ami,un collègue ou une relation dans un article ou des recensions de livres, étant donné que la rénumération symbolique est en fait fort minime  (un article savant au Canada est, selon les statistiques, lu par dix personnes...) et que le plus souvent elle ne rapporte pas d&#039;argent à son auteur. La pensée du conflit d&#039;intérêt est là pour permettre à l&#039;intellectuel de croire à un pouvoir qu&#039;il ne possède absolument plus. »
Catherine Mavrikakis, « Le dogme de l&#039;Immaculée Création », &lt;i&gt;Contre-jour&lt;/i&gt;, numéro 8.
Bien que la situation ne soit pas tout à fait la même en ce qui concerne plus spécifiquement le milieu littéraire (je doute fort que l&#039;écrivain le plus obscur bénéficie de seulement dix lecteurs, quoique je pourrais être étonnée...), la réflexion de Mavrikakis nous emmène tout de même, je crois, à nuancer cette manie que nous avons de crier au loup pour dénoncer le supposé manque de transparence des critiques. Il faut s&#039;arrêter un peu pour se demander quels seraient les enjeux concrets de ce qu&#039;on s&#039;empresse de dénoncer comme un conflit d&#039;intérêts. De toute façon, dans un milieu aussi petit, on est si souvent à un cheveu du conflit d&#039;intérêt que, dans une telle perspective, on serait tout aussi mieux de se taire dès maintenant!
Ceci dit, je me réjouis de votre défense du rôle de la critique. Il ne s&#039;agit guère d&#039;une position populaire au Québec. Pour ma part, ce qui m&#039;inquiète bien davantage que les égarements de la critique, c&#039;est la transformation de bien des espaces réservés jusque là à la critique en des espaces promotionnels. Si l&#039;on songe, par exemple, au Devoir ou au Voir, on constate que plusieurs livres ne reçoivent aucune critique et qu&#039;on offre plutôt aux lecteurs une entrevue avec l&#039;auteur pour parler du livre en question. Évidemment, une entrevue compromet beaucoup moins le journaliste qu&#039;une critique en bonne et dûe forme...
Il faut être drôlement courageux pour être critique. Et malheureusement le courage, ce n&#039;est pas très en vogue!
]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Catherine Mavrikakis a écrit un texte assez éclairant dans le huitième numéro de <i>Contre-jour</i> où elle règle de façon assez efficace, il me semble, la question des prétendus « conflits d&rsquo;intérêt » dans le milieu intellectuel.<br />
« Il me semble bien difficile de soutenir qu&rsquo;il y ait un enjeu ou un intérêt quelconque à défendre un ami,un collègue ou une relation dans un article ou des recensions de livres, étant donné que la rénumération symbolique est en fait fort minime  (un article savant au Canada est, selon les statistiques, lu par dix personnes&#8230;) et que le plus souvent elle ne rapporte pas d&rsquo;argent à son auteur. La pensée du conflit d&rsquo;intérêt est là pour permettre à l&rsquo;intellectuel de croire à un pouvoir qu&rsquo;il ne possède absolument plus. »<br />
Catherine Mavrikakis, « Le dogme de l&rsquo;Immaculée Création », <i>Contre-jour</i>, numéro 8.<br />
Bien que la situation ne soit pas tout à fait la même en ce qui concerne plus spécifiquement le milieu littéraire (je doute fort que l&rsquo;écrivain le plus obscur bénéficie de seulement dix lecteurs, quoique je pourrais être étonnée&#8230;), la réflexion de Mavrikakis nous emmène tout de même, je crois, à nuancer cette manie que nous avons de crier au loup pour dénoncer le supposé manque de transparence des critiques. Il faut s&rsquo;arrêter un peu pour se demander quels seraient les enjeux concrets de ce qu&rsquo;on s&rsquo;empresse de dénoncer comme un conflit d&rsquo;intérêts. De toute façon, dans un milieu aussi petit, on est si souvent à un cheveu du conflit d&rsquo;intérêt que, dans une telle perspective, on serait tout aussi mieux de se taire dès maintenant!<br />
Ceci dit, je me réjouis de votre défense du rôle de la critique. Il ne s&rsquo;agit guère d&rsquo;une position populaire au Québec. Pour ma part, ce qui m&rsquo;inquiète bien davantage que les égarements de la critique, c&rsquo;est la transformation de bien des espaces réservés jusque là à la critique en des espaces promotionnels. Si l&rsquo;on songe, par exemple, au Devoir ou au Voir, on constate que plusieurs livres ne reçoivent aucune critique et qu&rsquo;on offre plutôt aux lecteurs une entrevue avec l&rsquo;auteur pour parler du livre en question. Évidemment, une entrevue compromet beaucoup moins le journaliste qu&rsquo;une critique en bonne et dûe forme&#8230;<br />
Il faut être drôlement courageux pour être critique. Et malheureusement le courage, ce n&rsquo;est pas très en vogue!</p>
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