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	<title>Carnet de Dean Louder &#187; 2003 &#8211; Premier voyage</title>
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	<description>Voyages et rencontres en Franco-Amérique</description>
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		<title>À l’endroit de Grand Sault, N-B, j’ai de la tendresse et de l’amertume</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2004 19:20:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est un retour à Grand Sault, cette petite ville de 5 800 habitants, à cheval sur le fleuve Saint-Jean, dont les eaux se précipitent dans les chutes de la gorge profonde. En octobre 1999, lors d’une excursion que Laura m’avait aidé à organiser, ses citoyens et ceux des paroisses avoisinantes de Drummond et de Saint-André [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un retour à Grand Sault, cette petite ville de 5 800 habitants, à cheval sur le fleuve Saint-Jean, dont les eaux se précipitent dans les chutes de la gorge profonde. En octobre 1999, lors d’une excursion que Laura m’avait aidé à organiser, ses citoyens et ceux des paroisses avoisinantes de Drummond et de Saint-André nous avaient si chaleureusement et généreusement accueillis. Mes étudiants et moi avons eu l’occasion de rencontrer sa<br />
<img alt="6001 D et L aux chutes.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/6001%20D%20et%20L%20aux%20chutes.jpg" width="450" height="338" /><br />
mère nonagénaire, Yvonne Beaulieu, et de discuter avec elle de la vie d’autrefois dans la région, de ses douze enfants et de sa carrière d’enseignante qui s’est étalée sur cinq décennies. Chez Noël, nous avons mangé des ployes, du ragoût et des fèves au lard, communément appelés des « bines ». Dans l’auditorium de l’École Thomas-Albert, nous avons assisté à un spectacle mettant en vedette des chanteurs, danseurs, musiciens, écrivains et poètes de la place. À l’École John-Caldwell, mes étudiants ont pu discuter avec quelques élèves de leurs choix linguistiques et de leurs projets d’avenir. À l’hôtel de ville, le maire suppléant nous annonçait fièrement que la leur était la seule ville au Canada à porter officiellement deux noms : Grand Sault/Grand Falls. Aujourd’hui, sur le site Internet de la ville, les édiles municipaux soulignent «  les relations harmonieuses qui existent entre les cultures » et insistent sur le fait que la grande majorité des citoyens soient « parfaitement bilingues ». Peut-être, mais à la suite de notre excursion et en fonction d’autres visites faites depuis, y compris celle d’aujourd’hui, je dois conclure, en me basant sur le paysage linguistique—autrement dit, sur l’affichage—que l’harmonie et le « parfait bilinguisme » se réalisent sur le dos des 4 800 habitants pour qui le français est la langue maternelle (81%).<br />
Certes, les exemples de bilinguisme intégral existent à Grand Sault, mais ils sont peu nombreux. Le plus souvent, il<br />
<img alt="6002 affichage 1.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/6002%20affichage%201.jpg" width="450" height="500" /><br />
s’agit d’un panneau ou d’une vitrine affichant le français d’un côté et l’anglais de l’autre. Règle générale cependant, l’affichage est extrêmement inégal et favorise la minorité anglophone qui constitue à peine 20% de la population. Deux types d’affichage semblent se dégager de ce ramassis de pollution visuelle : affichage unilingue anglais et affichage « bilingue » à forte dominance anglaise.<br />
<img alt="6003 affichage 2.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/6003%20affichage%202.jpg" width="450" height="500" /><br />
<img alt="6004 affichage 3.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/6004%20affichage%203.jpg" width="450" height="500" /><br />
En 1968, le Nouveau-Brunswick est devenu la première province canadienne ayant l’anglais et le français comme langues officielles. Elle est encore la seule, mais la loi sur les langues officielles ne s’applique pas à l’affichage commercial. Le marchand est libre d’afficher dans la langue de son choix. Sachant que les francophones comprennent aussi l’anglais, bon nombre de commerçants ne se donnent pas la peine d’afficher dans la langue de la majorité qui est aussi, le plus souvent, la leur. Cela m’offense, choque mon œil, irrite mes sensibilités! Je me sens agressé devant un tel affichage, pas parce que je préconise un affichage à la québécoise, mais parce que je respecte les francophones de Grand Sault et sa région et j’aime leur langue. Je préférerais n’y voir que de l’anglais que de voir le français visible réduit, affaibli et ridiculisé, ce qui est le cas actuellement à Grand Sault. Rabaisser cette langue qui est, après tout, la clé de voûte de l’identité régionale est, à mes yeux, très grave.<br />
Autre chose qui surprend à Grand Sault, c’est que les gens n’ont pas de nom à se donner. Ils ne se disent pas Acadiens, ni Brayons, ni Madawaskaïens. Pour eux, les Acadiens sont leurs concitoyens de l’est de la province, du sud au nord. Les Brayons et Madawakaïens viennent du comté avoisinant. Cependant, il arrive de traiter d’ « Acadiens » ceux qui militent ou ont milité, en faveur du français dans la région…au point de semer la zizanie au sein de la communauté. Ces « Acadiens » auraient traité d’« assimilés sans le savoir » les francophones qui n’épousaient pas leur point de vue. Une vingtaine d’années plus tard, les cicatrices de ce conflit scolaire, linguistique et communautaire demeurent. Ce malaise pourrait-il expliquer l’insouciance à l’égard de ce pot-pourri d’affiches laides? Est-il possible que personne ne veuille en parler de peur de rouvrir des plaies ou de revivifier les braises d’une lutte fratricide?<br />
Lors de sa campagne, le nouveau maire, Paul Duffie, tout comme son adversaire, semblait respecter un bilinguisme intégral et harmonieux. L’hôtel de ville peut bien montrer l’exemple, mais comment faire pour que suivent les forces économiques en présence, elles, qui sont si déterminantes?</p>
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		<title>Ile-Sainte-Croix : Atterrissage des Français en Amérique, 1604</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2004 19:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[À peine dix kilomètres au nord-ouest de St. Andrews-by-the-Sea, au milieu de la baie de Passamaquoddy, se situe l’Ile-Sainte-Croix, si petite en superficie, si grande en portée historique! En 1604, Pierre de Guas, Sieur de Monts, gentilhomme et courtisan français, y établit un avant poste. Cet établissement est la première tentative de colonisation permanente réalisée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À peine dix kilomètres au nord-ouest de St. Andrews-by-the-Sea, au milieu de la baie de Passamaquoddy, se situe l’Ile-Sainte-Croix, si petite en superficie, si grande en portée historique! En 1604, Pierre de Guas, Sieur de Monts, gentilhomme et courtisan français, y établit un avant poste. Cet établissement est la première tentative de<br />
<img alt="5901 ile_st-c.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5901%20ile_st-c.jpg" width="450" height="338" /><br />
colonisation permanente réalisée par les Français sur le territoire qu’ils appellent La Cadie ou L’Acadie. Les expériences des Français dans l’Ile-Sainte-Croix leur font acquérir les connaissances nécessaires pour s’adapter au milieu et créer des liens avec les peuples autochtones. Ces connaissances jettent les bases de l’établissement d’une présence française dans le nord-est de l’Amérique du Nord et, éventuellement, plus loin.<br />
Afin de célébrer avec éclat les 400 ans de présence française en Amérique et de géographie canadienne, Parcs Canada construit en ce moment un belvédère interprétatif donnant directement sur l’île. Les nombreux panneaux installés interprètent les lieux.<br />
Sieur de Monts baptise l’île et Samuel de Champlain en donne la description : « L’île est couverte de peupliers, de bouleaux, d’érables et de chênes. Elle est naturellement bien située et facile à fortifier…C’est le meilleur endroit que nous avons vu pour nous installer en raison de sa situation, de la beauté du paysage et des liens que nous souhaitons nouer avec des peuples autochtones qui habitent le long de ses côtes et à l’intérieur de ses terres et parmi lesquels nous serons appelés à vivre. À marée basse, les crustacés et les coquillages abondent… »<br />
Mais l’île n’est pas si accueillante que cela. Afin d’échapper au froid et au terrible hiver qu’ils avaient connus, le sieur de Monts décida de déménager et de fonder un nouvel établissement. À l’aide de deux pinasses, ils ont transporté le bois cumulé à l’Ile-Sainte-Croix à Port-Royal où ils croyaient le climat plus tempéré et agréable. Ce premier hiver à l’Ile-Ste-Croix en fut un de désespoir. Soixante-dix hommes ont connu la misère hivernale, parmi<br />
<img alt="5902 desepoir.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5902%20desepoir.jpg" width="450" height="357" /><br />
lesquels des nobles, des artisans, des ouvriers, des ministres du culte catholique et protestant, des chirurgiens et des soldats. Ils avaient apporté ce qu’ils jugeaient indispensable pour former une véritable colonie : armes, céréales, ustensiles, outils, produits à troquer.<br />
C’est Champlain aussi qui dresse une carte précise de l’Acadie. En effet, de mai 1604 à août 1605, Champlain, voyageant en barque, en pinasse, en canot ou à pied, fait le relevé de l’actuelle côte sud de la Nouvelle-Écosse, de la baie de Fundy et de toute la région sud jusqu’au Cap Cod. D’août 1605 jusqu’à son retour en France en août 1607, il continue à explorer l’Acadie depuis l’Habitation de Port Royal. L’année suivante, en 1608, il fond Québec et jette les bases de l’Empire français en Amérique. En tout, ce grand géographe traversa l’Atlantique 25 fois, amorçant ainsi quatre siècles de vie française en Amérique.</p>
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		<title>Le jour du Seigneur à St. Andrews, N-B</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2004 18:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce qui fait le charme de cette petite ville de 1 700 habitants (2 500 en été), au Nouveau-Brunswick, est son site géographique entouré de la mer. Il fit de St. Andrews-by-the-Sea, en 1900, la première ville de villégiature au Canada. Pour répondre à cette nouvelle fonction quoi de mieux qu’un grand hôtel, L’Algonquin, un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui fait le charme de cette petite ville de 1 700 habitants (2 500 en été), au Nouveau-Brunswick, est son site géographique entouré de la mer. Il fit de St. Andrews-by-the-Sea, en 1900, la première ville de villégiature au Canada. Pour répondre à cette nouvelle fonction quoi de mieux qu’un grand hôtel, L’Algonquin, un point de repère néo-brunswickois qui rivalise en beauté, majesté et originalité avec les autres diadèmes du collier d’auberges de luxe appartenant autrefois au Canadian Pacific (Château Frontenac à Québec, Reine-Élisabeth à Montréal, Royal York à Toronto, Palisser à Calgary, Empress, à Victoria pour ne nommer que ceux-là).<br />
En ce dimanche matin, ce qui saute aux yeux à St. Andrews c’est le nombre de fidèles qui se dirigent vers les six églises qui se tiennent toutes à cinq minutes de marche les unes des autres. Les gens sont pour la plupart descendants des Loyalistes de l’Empire uni, de diverses religions, venus ici des États-Unis à la suite de la Guerre d’indépendance, Des clochers d’église émanent des sons métalliques—mais mélodieux—d’hymnes. Ces appels à la messe ou à la réunion de culte ne se font pas simultanément, mais successivement, comme s’ils étaient orchestrés par un maestro. Un véritable concert dominical à ciel ouvert!<br />
La plus vieille des églises est celle des Presbytériens, Greenock Church, érigée en 1824. Les proportions harmonieuses et les détails classiques mettent en évidence un plan simple et symétrique. Le chêne vert sculpté sur la flèche de l’église symbolise Greenock, village d’Écosse, où habitait le bienfaiteur de l’église.<br />
<img alt="5801 presby.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5801%20presby.jpg" width="295" height="450" /><br />
Les églises unie et baptiste datent des années 1865. La première impressionne par sa sobriété et sa simplicité. La deuxième étonne par la flamboyance de ses couleurs et par son style gothique tout en bois.<br />
<img alt="5802 unie.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5802%20unie.jpg" width="450" height="537" /><br />
<img alt="5803 bapt.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5803%20bapt.jpg" width="450" height="537" /><br />
Les églises anglicane et catholique datent des années 1880. De l’intérieur, la toiture de la première est faite comme la cale invertie d’un navire. Cela sert à rappeler aux fidèles recueillis dans l’enceinte de l’église que les fonds pour la construire sont venus surtout des activités maritimes. Sur le devant de la deuxième, une statue bien sûr de Saint-André et une plaque remémorant Laura d’Hervilly Thebaud. Même Google n’offre pas d’indice quant à l’identité de cette personne d’héritage français!<br />
<img alt="5804 anglican.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5804%20anglican.jpg" width="450" height="534" /><br />
<img alt="5805 cath.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5805%20cath.jpg" width="450" height="610" /><br />
Pour compléter le portrait des églises de St. Andrews et pour montrer que l’architecture ecclésiastique de nos jours est davantage axée sur la fonctionnalité que sur l’esthétique, il faut faire place à l’église pentecôtiste.<br />
<img alt="5806 pentecote.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5806%20pentecote.jpg" width="450" height="326" /></p>
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		<title>Lewiston, ME : centre franco-américain en REdevenir</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2004 18:44:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Y a-t-il meilleur endroit aux États-Unis que Lewiston pour fêter le prolétariat en ce 1er mai? Dominée pendant un siècle par les usines du textile des compagnies telles que Bates, Continental et Oxford, aujourd’hui silencieuses mais néanmoins omniprésentes, la ville renaît sous le pic des démolisseurs, la vision des urbanistes et l’arrivée de nouveaux immigrants. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Y a-t-il meilleur endroit aux États-Unis que Lewiston pour fêter le prolétariat en ce 1er mai? Dominée pendant un siècle par les usines du textile des compagnies telles que Bates, Continental et Oxford, aujourd’hui silencieuses mais néanmoins omniprésentes, la ville renaît sous le pic des démolisseurs, la vision des urbanistes et l’arrivée de nouveaux immigrants. Les anciennes « facteries » en briques rouges, de taille gargantuesque, rappellent le déplacement entre 1860 et 1930 du tiers de la population du Québec vers la Nouvelle-Angleterre, ce Québec d’en bas dont il était question en 1900. Lewiston fut la destination privilégiée des milliers de Canadiens de la rive sud de Québec, de la Beauce, du Bas-du-Fleuve et d’ailleurs. Avant de monter à bord du Grand Tronc et de descendre<br />
<img alt="5701 usine.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5701%20usine.jpg" width="450" height="338" /><br />
<img alt="5702 lewiston.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5702%20lewiston.jpg" width="450" height="338" /><br />
vers le Maine, certains d’entre eux avaient tenté leur chance sur les fermes ou dans les petites industries des Cantons de l’Est. Ces nouveaux arrivants se regroupaient, avec leurs familles, dans les immeubles à quatre étages situés près de leurs lieux de travail et autour de leur église, leur école et d’autres institutions. La paroisse Sainte-Marie, aujourd’hui désaffectée et désacralisée, en est un formidable exemple. Il y en a d’autres comme celle de Saint Pierre &amp; Saint-Paul. Ces quartiers portaient l’empreinte de leur population et le nom « Petit Canada ».<br />
<img alt="5703 4etages.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5703%204etages.jpg" width="450" height="359" /><br />
La communauté franco-américaine de Lewiston se redéfinit à présent autour de trois institutions : (1) L’université du Maine-sud, campus Lewiston-Auburn possédant la Franco-American Heritage Collection, la plus imposante archive franco-américaine du Maine dont la responsabilité relève de Barry Rodrigue, érudit, et de Donat Boisvert; coordonnateur. (2) <em>Le Franco-American Center at St. Mary’s</em>, un projet récent de 4 500 000$ mené par Rita Dubé et Lionel Guay, maire de Lewiston, dont le but est de faire de l’Église Sainte-Marie un centre d’interprétation et d’exposition de première classe; (3) La Franco-American Genealogical Society, située dans une ancienne école de la ville-jumelle de Lewiston, Auburn. Elle est bâtie sur l’œuvre du père Léo Bégin (1902-1980) et fonctionne sous la gouverne spirituelle et intellectuelle du père Youville Labonté<br />
De plus, la communauté franco-américaine de Lewiston-Auburn est appelée de nos jours à assurer une certaine intégration d’une nouvelle vague d’immigration francophone, celle des Somaliens, Togolais, Ivoiriens et d’autres francophones d’Afrique. Voilà une grande occasion pour réaliser une revitalisation linguistique et un développement international.</p>
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		<title>Mémorial aux pêcheurs : Gloucester, MA</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2004 18:35:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ici, en 1623, une compagnie de pêcheurs et de cultivateurs de Dorchester, en Angleterre, sous la direction du Révérend John White, a fondé la colonie de la baie du Massachusetts. Depuis ce moment, les pêcheries ont constitué une activité économique primordiale et ininterrompue à Gloucester. Mais la population de ce port de mer en a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ici,  en 1623, une compagnie de pêcheurs et de cultivateurs de Dorchester, en Angleterre, sous la direction du Révérend John White, a fondé la colonie de la baie du Massachusetts. Depuis ce moment, les pêcheries ont constitué une activité économique primordiale et ininterrompue à Gloucester. Mais la population de ce port de mer en a payé le gros prix, tel qu’un témoigne le mémorial aux pêcheurs, une statue d’un capitaine à la barre en pleine tempête. Elle est entourée d’une série de dix plaques métalliques montées sur des blocs de béton et contenant les noms des 5 366 hommes morts en mer. Le mémorial rend hommage également aux vaillantes veuves qui ont souvent lutté seules pour élever leurs enfants ainsi qu’à certains de ces enfants qui ont choisi, malgré tout, de suivre dans les traces de leur père.<br />
<img alt="5601 memorial.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5601%20memorial.jpg" width="450" height="596" /><br />
<img alt="5602 memorialB.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5602%20memorialB.jpg" width="450" height="290" /><br />
Des rues de Gloucester sont encore de nos jours remplies des arômes émanant des conserveries, comme celle de Gorton dont le produit est bien connu des amateurs du poisson congelé.<br />
<img alt="5603 gorton.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5603%20gorton.jpg" width="450" height="338" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Voyager, c’est du sport</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2004 15:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dimanche des rameaux, en prenant le gombo chez Adrian et Corinne Swanier (voir texte sur Delisle, MS), j’ai fait la connaissance de leur petite fille, Keicha, 17 ans, excellente joueuse de basketball qui venait de prendre sa décision de poursuivre ses études universitaires l’automne prochain à l’université du Connecticut (UCONN) afin de s’aligner avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le dimanche des rameaux, en prenant le gombo chez Adrian et Corinne Swanier (voir texte sur Delisle, MS), j’ai fait la connaissance de leur petite fille, Keicha, 17 ans, excellente joueuse de basketball qui venait de prendre sa décision de poursuivre ses études universitaires l’automne prochain à l’université du Connecticut (UCONN) afin de s’aligner avec l’équipe championne universitaire du bas-ket féminin. En fait, pour la première fois dans l’histoire de ce sport, la même université a gagné en avril 2004 les deux titres masculin et féminin. Il s’agit bien sûr de l’université du Connecticut, située en pleine campagne à Storrs. À vrai dire, Storrs, c’est l’université! Le village est dominé par l’ancienne bibliothèque de l’université qui surplombe la rue principale. Inadéquat comme bibliothèque, cet édifice loge aujourd’hui des bureaux administratifs, une nouvelle bibliothèque ayant été construite ailleurs pour desservir « la clientèle étudiante », comme on le dirait au Québec. L’édifice qui rallie le plus grand nombre d’étudiants autour d’un but commun est sans aucun doute le pavillon sportif où les équipes disputent la victoire à leurs adversaires. Les nombreuses bannières suspendues au plafond de l’enceinte témoignent de leurs succès récents.<br />
<img alt="5501 pavillon_bb_int.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5501%20pavillon_bb_int.jpg" width="450" height="405" /><br />
Me rapprochant de Boston, fatigué de la route et ayant besoin de me changer les idées, je me suis rendu au légendaire stade de baseball Fenway afin d’assister en après-midi au premier match d’un programme double impliquant les Red Sox contre le club visiteur, les Devil Rays de Tampa. Les amateurs étaient nombreux à se diriger vers le vieux stade, ouvert en 1912. Les rues sont laissées aux piétons et aux acheteurs de souvenirs. S’ils<br />
<img alt="5502 red sox.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5502%20red%20sox.jpg" width="298" height="262" /><br />
arrivent assez tôt, les automobilistes peuvent, pour la « modique somme » de 20$, se stationner chez l’un ou l’autre des nombreux débits de fast-food ou d’essence du quartier.<br />
Malheureusement pour ce voyageur las, il ne restait plus de place et il a dû poursuivre allégrement son chemin le long de l’avenue Commonwealth vers le Common et le centre-ville de Boston.<br />
<img alt="5503 downtown.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5503%20downtown.jpg" width="450" height="338" /></p>
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		<title>Le dernier francophone à Frenchville, PA</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2004 08:22:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Les origines de Frenchville, en Pennsylvanie (2 000 âmes) sont plutôt obscures. Selon la version la plus plausible, un richissime de Philadelphie à qui appartenait une vaste superficie au centre de la Pennsylvanie fit face, aux années 1820, à des difficultés financières. Pour se libérer d’une dette importante encourue aux mains d’un commerçant parisien, il [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les origines de Frenchville, en Pennsylvanie (2 000 âmes) sont plutôt obscures. Selon la version la plus plausible, un richissime de Philadelphie à qui appartenait une vaste superficie au centre de la Pennsylvanie fit face, aux années 1820, à des difficultés financières. Pour se libérer d’une dette importante encourue aux mains d’un<br />
<img alt="5401 localisation.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5401%20localisation.jpg" width="250" height="391" /><br />
commerçant parisien, il lui aurait cédé, par l’entremise de John Keating, agent de celui-ci à Philadelphie et « gentleman catholique exemplaire », le territoire de l’actuelle Frenchville qui avait de 1753 à 1758 appartenu à l’Archevêché de Québec. En France, le marchand a convaincu des habitants de Normandie et de Picardie de traverser l’Atlantique et de s’établir aux pays des Quakers. Entre 1830 et 1836, aidés des Sulpiciens français de Baltimore et de Philadelphie, déjà établis aux États-Unis depuis 1792, les Bilotte, Roussey, Beauseigner, Moulson, Coudriet, Renaud, Plubelle, Rougeux, Valimont, Picard et Guenot, entre autres, arrivèrent. La terre rocailleuse et la forêt abondante de la région feront en sorte qu’ils gagneront leur maigre pain comme bûcherons et draveurs, flottant les billots depuis Frenchville jusqu’à Lock Haven.située sur  le tributaire ouest du Susquehanna<br />
Une visite au cimetière de Sainte-Marie-de-l’Assomption révèle un contraste frappant entre les premières tombales, peu nombreuses et gravées en français, et les autres plus récentes. En se fiant aux pierres tombales, on peut<br />
<img alt="5402 Vieilles_pierres.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5402%20Vieilles_pierres.jpg" width="450" height="350" /><br />
constater que le français comme langue écrite n’a duré qu’une génération. Toutefois, selon une histoire paroissiale de 1940 qui m’a été fournie par l’actuel curé, père Sam Bungo, rencontré au presbytère, adjacent à l’église, “the language of France has been preserved and is still spoken in the majority of households ». (La langue de France a été préservée et est encore parlée dans la majorité des foyers. ». Selon une autre histoire paroissiale publiée en 1970, une école fut établie à Frenchville vers 1850. Dans cette école, l’État exigeait que seul l’anglais soit parlé, ce qui causait certaines difficultés parce que le français était parlé exclusivement au foyer jusqu’aux années 20.<br />
L’une des figures de proue de l’histoire de Frenchville est le père Jean-Baptiste Berbigier, né en France en 1822. À l’âge de 24 ans, il devint pasteur de la communauté et l’est resté jusqu’en 1886, après quoi, il n’y a plus eu de prêtres francophones. À l’occasion, lors de courtes absences, le père Berbigier se faisait remplacer par son cousin, M.A De LaRoque (1856), par Charles Bérard (1877) et par Eugène Cogneville.<br />
Au presbytère, l’adjointe du Père Sam, LuAnn, m’a référé aux deux derniers francophones de Frenchville, les frères Bilotte, Kenny et Nestor. À l’aide de la maîtresse des postes, Vickie, j’ai réussi à me rendre chez Kenny. Tout au long du chemin, la signalisation routière et les noms sur les boîtes aux lettres rappelaient la véracité du nom du village dont le curé Sam disait, à la blague, vouloir changer, vue le contexte politique actuel, en « Freedomville ». Kenny et moi avons passé une demi-heure à discuter et à découvrir que nous nous comprenions très bien. Son français était rouillé, mais très riche. La conversation aurait pu durer plus longtemps, mais il attendait son courtier d’assurance. Kenny a pu confirmer ce qui était écrit dans les petites histoires paroissiales, que jusqu’aux années 20, le français demeurait la langue publique à Frenchville. Il n’était certes pas écrit, mais il était néanmoins le principal véhicule de communication interpersonnelle. Aux années 40, il était réduit à la communication au sein et la famille. Ses parents n’ont jamais accepté que les quatre enfants leur adressent la parole en anglais. Aujourd’hui, Kenny, qui dit avoir septante ans et qui espère se rendre à nonante ans, ne le parle qu’avec son frère, Nestor…quand ils jouent aux cartes…si leur femme ne sont pas là. Il n’a jamais été ni au Québec ni en France.<br />
En se quittant, Kenny, dernier francophone à Frenchville, a accepté de se faire prendre un « portrait » devant sa bannière bleue sur laquelle est inscrite « Guardian Angel, keep our home safe ». (Ange gardien, préservons notre foyer). Il m’a ensuite invité à revenir à l’occasion du traditionnel pique-nique de Frenchville qui a lieu bon an mal an la troisième fin de semaine du mois de juillet. C’est le moment des grandes retrouvailles et la circonstance privilégiée pour fêter l’héritage français.<br />
<img alt="5403 kenny.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5403%20kenny.jpg" width="300" height="433" /></p>
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		<title>Quatrième temps d’arrêt …</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2004 08:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[…mais pas un temps d’arrêt de tout repos, au contraire! À la demande de Monsieur Marc Boucher, délégué du Ministère des relations internationales du Québec à Los Angeles, j’ai accepté de faire une tournée de conférences sur la côte ouest des États-Unis. Le but de l’exercice était triple : 1) Renforcer les liens entre la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>…mais pas un temps d’arrêt de tout repos, au contraire!<br />
À la demande de Monsieur Marc Boucher, délégué du Ministère des relations internationales du Québec à Los Angeles, j’ai accepté de faire une tournée de conférences sur la côte ouest des États-Unis. Le but de l’exercice était triple :<br />
1)	Renforcer les liens entre la Délégation du Québec à Los Angeles et plusieurs institutions et associations situées sur son territoire.<br />
2)	En tant qu’Ambassadeur du Conseil de la vie française en Amérique, faire connaître la Franco-Amérique historique et contemporaine.<br />
3)	Permettre au conférencier itinérant de se faire connaître en diffusant ses travaux.<br />
Grâce à huit présentations en cinq jours dans cinq villes différentes, les trois objectifs furent rencontrés. Voici le programme de la tournée et le titre de chaque présentation :<br />
Le samedi 17 avril à Pasadena, en Californie. Jamboree de la Southern California Genealogical Society; la composante canadienne-française y joue un rôle particulièrement important. Titre de la conférence : « À travers l’Amérique : a voyage with genealogical implications ».<br />
Le lundi 19 avril à Seattle, dans l’état de Washington. Programme en études canadiennes à l’université de Washington. Titre de la conférence : « La Franco-Amérique : Panorama of People and Places ». Séminaire de deuxième cycle en linguistique sur le thème « La situation linguistique au Québec ».<br />
Le mardi 20 avril à Bellingham, dans l’état de Washington. Cours en sciences politiques à Western Washington University. Thème : « L’actualité politique au Québec et au Canada ». Cours de français à Western Washington University : Thème : « Échantillons musicaux tirés de la Franco-Amérique ».<br />
Le mercredi 21 avril à Portland, en Orégon. Cours d’histoire à Portland State University . Titre de la conférence « : Faces of la Franco-Amérique, with emphasis upon French Prairie, Oregon ». Réunion de la Oregon Historical Society. Titre de la conférence : « Faces of la Franco-Amérique, with emphasis upon French Prairie, Oregon ».<br />
Le jeudi 22 avril à Salt Lake City, en Utah. Congrès de la Western Social Science Association. Titre de la conférence : « La Franco-Amérique : Panorama of People and Places »<br />
<img alt="5301 carte.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5301%20carte.jpg" width="450" height="285" /><br />
Heureusement que j’ai eu de l’aide. À Bellingham et à Seattle, M. Éric Marquis, responsable des relations publiques à la Délégation et mon accompagnateur attitré, a partagé la tribune avec moi lors des exposés sur les situations linguistiques et politiques. À Portland, Melinda Jetté, de l’endroit, m’a secondé (voir le 26e texte dans cette série).<br />
Heureusement aussi qu’après ce marathon et avant de me rendre par avion à Harrisburg, en Pennsylvanie, où ma Safari condo m’attendait pour continuer le périple à travers l’Amérique, j’ai pu reprendre mon souffle chez ma sœur qui habite la région de Salt Lake (voir le 33e texte dans cette série).</p>
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		<title>Pâques au Paradis, PA</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2004 07:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le terrain de camping Country Acres se trouve sur l’ancienne route 30, à 15 km à l’est de Lancaster et à 100 km à l’ouest de Philadelphie. Le bourg s’appelle Paradise. C’est la campagne. Les coqs chantent, les chiens aboient et les odeurs de la basse-cour s’attaquent à l’odorat sensible. À l’occasion, un Amish passe [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le terrain de camping Country Acres se trouve sur l’ancienne route 30, à 15 km à l’est de Lancaster et à 100 km à l’ouest de Philadelphie. Le bourg s’appelle Paradise. C’est la campagne. Les coqs chantent, les chiens aboient et les odeurs de la basse-cour s’attaquent à l’odorat sensible. À l’occasion, un Amish passe en route vers Stoudersburg.<br />
<img alt="5201 amish.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5201%20amish.jpg" width="450" height="302" /><br />
Devant l’église méthodiste unie de Saint-Jean, une pancarte annonce une célébration pascale qui se tiendra le lendemain à l’aube. J’irai. Pourquoi pas ? Tout le monde est la bienvenue à l’église Saint-Jean.<br />
<img alt="5202 eglise.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5202%20eglise.jpg" width="450" height="468" /><br />
À 6h30 le matin de Pâques, une trentaine de fidèles se réunissent devant trois croix. Celle du centre est ornée d’une guirlande blanche et au pied des trois se trouve un lis de Pâques. Les gens se connaissent bien. Ils se donnent la main et se font des sourires. Le pasteur Joe fait la lecture de l’Évangile selon Saint-Marc. Le répertoire de chants est varié, allant du populaire « Morning has Broken » de Cat Stevens jusqu’au grand classique de la musique protestante, « Christ the Lord is Risen Today ». L’accompagnement se fait à la guitare et nous chantons du mieux que nous pouvons compte tenu de l’heure.<br />
<img alt="5203 croix.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5203%20croix.jpg" width="450" height="393" /><br />
À 7h, un déjeuner copieux est servi dans le <em>social hall </em>(salle paroissiale) : œufs, saucisses, jambon, pommes de terre, pains dorés, fruits, beignes, pâtisseries, jus et café. À 8h a lieu, en l’église, la célébration de la communion pascale. Pour rendre hommage à leurs parents et amis disparus, quarante et un couples ou individus ont placé le long de l’autel de jolis lis.<br />
Fait inusité. À table, lors du déjeuner, les hommes discutaient de la victoire de la veille des Flyers de Philadelphie sur les Devils du New-Jersey. Ce visiteur du Québec était fier de pouvoir dire à ces amateurs de hockey qu’il connaissait personnellement l’une des vedettes de leur formation favorite, Simon Gagné. En fait, ses fils, Zachary et Mathieu, ont été des coéquipiers du jeune Flyer où moment où ils évoluaient tous dans le hockey mineur de Sainte-Foy.</p>
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		<title>Vendredi saint sur le Blue Ridge</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2004 07:47:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2003 - Premier voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, j’ai fait un retour sur le Blue Ridge, cette crête des Appalaches dont j’avais entendu parler pour la première fois en 1949, à l’âge de six ans, en écoutant la radio. À l’époque, Arthur Godfrey, vedette de la radio aux États-Unis, ouvrait son émission en chantant « Along the Blue Ridge mountains of Virginny, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, j’ai fait un retour sur le Blue Ridge, cette crête des Appalaches dont j’avais entendu parler pour la première fois en 1949, à l’âge de six ans, en écoutant la radio. À l’époque, Arthur Godfrey, vedette de la radio aux États-Unis, ouvrait son émission en chantant « Along the Blue Ridge mountains of Virginny, on the trail of the lonesome pine… ». Ensuite, Godfrey faisait l’éloge des cigarettes de marque Chesterfield, son commanditaire. Quelques années plus tard, leur poison mettrait prématurément fin à sa vie.<br />
En 1933, au cœur de la Crise économique, le Président Franklin D. Roosevelt s’est rendu dans le parc national Shenandoah afin de constater de visu les réalisations des membres du Civilian Conservation Corps. Il s’agissait d’une petite armée de chômeurs, victimes de la récession, rassemblée à l’époque pour leur assurer un niveau de vie minimal et pour faire avancer des travaux publics. Ici, en Virginie, comme partout ailleurs au pays pendant cette période difficile, les membres du CCC veillaient au mieux-être du pays.<br />
C’est lors de la visite du président qu’est venue l’idée d’aménager le long de la crête du Blue Ridge, sur une distance de 600 km, une route panoramique reliant entre eux les parcs nationaux Shenandoah et Great Smokies. Depuis 65 ans, donc, cette route étroite et parfois sinueuse à laquelle l’automobiliste peut accéder à plusieurs endroits offre des vues à vous couper le souffle. Vers l’est, c’est le piedmont, vers l’ouest la plaine côtière. Pour le conducteur<br />
<img alt="5101 vues.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5101%20vues.jpg" width="477" height="371" /><br />
pressé, la route est à déconseiller. La limite de vitesse y est de 60 km l’heure. Je l’ai empruntée à Boone, en Caroline du Nord et je l’ai quittée à Waynesboro, en Virginie. Sur cette distance de 300 km, je n’ai vu aucun camion commercial, aucun gros véhicule récréatif, aucune station service, aucun débit de fast-food, aucun centre d’achats ! Que de la route reposante permettant au voyageur d’apprécier la flore et la faune.<br />
À l’occasion, on passe devant un beau domaine comme celui de Doe Meadows (prè de la biche). Les terres<br />
<img alt="5102 doe meadows fermette.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5102%20doe%20meadows%20fermette.jpg" width="450" height="338" /><br />
servent au pâturage et à la culture de chou, de maïs, d’avoine et de foin. L’objet le plus photographié, sinon le plus pittoresque, le long du parkway est le moulin construit en 1910 par Edwin Mabry qui, avec sa femme, Mintoria Lizzie Mabry, l’a exploitée jusqu’en 1936. En 1945, le Service des parcs nationaux a restauré le moulin et a paysagé le site.<br />
<img alt="5103 moulin.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/5103%20moulin.jpg" width="450" height="338" /><br />
Avis aux cyclistes expérimentés : Yesssssssssss !</p>
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