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	<title>Carnet de Dean Louder &#187; 2005 &#8211; Deuxième voyage</title>
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	<description>Voyages et rencontres en Franco-Amérique</description>
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		<title>Gallipolis, OH : Mirage français aux États-Unis</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2005 10:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[L’American Historical Association attribue annuellement des prix aux auteurs d’ouvrages scientifiques traitant de l’histoire des Etats-Unis. L’un d’eux porte sur le meilleur ouvrage en langue étrangère. En 2003, on m’a demandé de faire l’évaluation un tel ouvrage en vue de l’attribution de ce prix. Puisque je n’avais jamais mis les pieds dans le coin sud-est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’American Historical Association </em>attribue annuellement des prix aux auteurs d’ouvrages scientifiques traitant de l’histoire des Etats-Unis. L’un d’eux porte sur le meilleur ouvrage en langue étrangère. En 2003, on m’a demandé de faire l’évaluation un tel ouvrage en vue de l’attribution de ce prix. Puisque je n’avais jamais mis les pieds dans le coin sud-est de l’Ohio, j’ai refusé d’évaluer <em>Gallipolis : histoire d’un mirage américain au XVIIIe siècle</em>. Aujourd’hui, je n’aurais plus d’excuse, car j’ai exploré, ne serait-ce que brièvement,  Gallipolis, ville des Gaulles, fondée en 1790 par 500 membres de a bourgeoisie française fuyant la Révolution dans leur pays. Moins de vingt ans plus tard, ayant subi l’arnaque des promoteurs de la compagnie Sciota, ils étaient déjà partis sans laisser de traces.<br />
<img alt="8001 ville_gaulles.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/8001%20ville_gaulles.jpg" width="300" height="225" /><br />
Ne cherchez pas de noms à consonance française dans le bottin téléphonique ni sur les listes d’anciens combattants de toutes les guerres américaines du 20e siècle, affichées à « La place », le parc au centre de Gallipolis (4 200 habitants). Il n’y en a pas! C’est ici au parc, selon la légende, que  le <em>French Five Hundred </em>s’est implanté, face à l’Ohio pour fonder ce joli bourg. Par contre, les symboles de la France ou de la francité sont partout : par exemple, l’énorme sculpture d’une fleur de lys, ou le boulevard des Français qui mène à  « La place ». Située entre le boulevard des Français et l’Ohio, une statue érigée en 1990 pour marquer le bicentenaire de Gallipolis. Il s’agit d’un couple, de toute évidence, français, qui surveille attentivement la nouvelle colonie. La statue dont le titre gravé en français, « La vue première », est la création de William P Hopen.<br />
<img alt="8002 fleur_lys.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/8002%20fleur_lys.jpg" width="300" height="225" /><br />
<img alt="8003 boulevard.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/8003%20boulevard.jpg" width="300" height="225" /><br />
<img alt="8004 banniere.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/8004%20banniere.jpg" width="300" height="400" /><br />
Et comme si cela n’en était pas assez! L’image de la France est inscrite sur les bannières qui ornent tous les lampadaires du centre historique du village et sert également de raison sociale à la garderie (French City Child Care)! À la société historique et généalogique de Gallipolis, les deux préposées m’ont offert leur seul exemplaire du livre de Moreau-Zanelli cité au début, à condition bien sûr que j’accepte de le traduire. J’ai poliment refusé.<br />
Je ne pouvais m’empêcher de réfléchir à ce que ces fiers pseudo Français de Gallipolis auraient pu vivre au moment de l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Iraq. Est-ce qu’ils se rendaient compte que ce pays tant honni par leur Président et son gouvernement était bel et bien celui même qu’ils célèbrent quotidiennement avec tant de gusto!</p>
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		<title>Vincennes, IN : Canadiens français au service de la Révolution américaine</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2005 09:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’âge de 19 ans, j’habitais la région parisienne. Mon adresse : 202, rue de la Jarry, Vincennes (Seine). Depuis, la présence d’une ville du nom de Vincennes en sol américain m’a toujours fasciné. Aujourd’hui, j’ai enfin visité cette ville de 19 000 habitants, découvrant qu’elle est jumelée avec cette autre Vincennes de ma jeunesse. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À l’âge de 19 ans, j’habitais la région parisienne. Mon adresse : 202, rue de la Jarry, Vincennes (Seine). Depuis, la présence d’une ville du nom de Vincennes en sol américain m’a toujours fasciné. Aujourd’hui, j’ai enfin visité cette ville de 19 000 habitants, découvrant qu’elle est  jumelée avec cette autre Vincennes de ma jeunesse. J’ai profité de mon passage pour m’initier à son histoire.<br />
En 1732, afin de protéger les intérêts de la France à l’ouest des Appalaches, un petit groupe de Canadiens sous la direction de François-Marie  Bissot, sieur de Vincennes (1700-1736), a construit un fort sur les rives de la Wabash.<br />
<img alt="7901 wabash.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7901%20wabash.jpg" width="300" height="225" /><br />
Quatre ans plus tard, Bissot est brûlé vif au  Tennessee par les Chickasaws. Quelques centaines de Canadiens continuèrent de vivre à cet endroit qui portait son nom, ainsi qu’à d’autres forts plus à l’ouest, au pays des Illinois, notamment à Kaskaskia et à Cahokia, situés sur la rive est du Mississippi, en face de Saint-Louis. Évidemment, après la Conquête et le Traité de Paris, ils se trouvaient, du jour au lendemain, des sujets britanniques.<br />
Pour subvenir aux besoins spirituels de ces Canadiens parsemés à travers un vaste territoire s’étendant depuis les Appalaches jusqu’au grand fleuve et des Grands lacs jusqu’au Golfe du Mexique, l’Église a envoyé le père Pierre Gibault, né à Montréal en 1737. Ayant travaillé brièvement dans le commerce des fourrures avant d’être ordonné à l’âge de 31 ans, Gibault se trouvait donc bien dans sa peau à Kaskaskia, à partir de laquelle il pouvait voyager à pied, à cheval ou en canot, sur des centaines de kilomètres à la ronde, afin de rendre visite aux ouailles.<br />
<img alt="7902 gibault.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7902%20gibault.jpg" width="188" height="294" /><br />
En 1775, le début de la Révolution américaine vint modifier le contexte politique et social. Les Britanniques cherchaient à consolider leurs acquis devant l’arrivée massive d’Américains en provenance de Virginie et du Kentucky qui épousaient la cause de l’indépendance des colonies anglaises. Quant aux francophones dont l’hégémonie s’est estompée sur les Plaines d’Abraham, ils étaient susceptibles d’être gagnés à la cause américaine. Connaissant le père Gibault à Kaskaskia, le Commandant américain dans l’Ouest, George Rogers Clark, vénéré aujourd’hui à Vincennes par la construction d’un monument gigantesque portant son nom, lui a demandé d’être son<br />
<img alt="7903 G_Clark_Monument.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7903%20G_Clark_Monument.jpg" width="450" height="338" /><br />
émissaire auprès de ses concitoyens français à Vincennes. Traversant d’un bord à l’autre ce qui est aujourd’hui l’État de l’Illinois, un voyage de 300 Km, Gibault n’a eu aucune difficulté à rallier les Canadiens de Vincennes à la cause de la nouvelle république en formation. De nos jours, une dizaine de pierres tombales portant des noms suivants témoignent des nombreux Français de Vincennes qui ont servi sous le drapeau américain, contribuant ainsi à l’édification de la nouvelle république et à son expansion vers l’Ouest : Joseph Dubois, Pierre Grimard, Louis Victor Edeline, Michel Brouillette, Jean-Marie Philippe Le Gras, François Busseron, Nicholas Cardinal, Pierre Levry dit Martin, François Pelletier et André Languedoc.<br />
Le révérend Jean-François Rivet n’a pas porté d’armes contre les Anglais, mais a contribué, à sa façon, au développement de Vincennes. Prêtre et éducateur d’origine martiniquaise, il fut le premier recteur de l’Académie Jefferson qui deviendrait plus tard l’université Vincennes.<br />
En me rendant à Vincennes, j’ai trouvé au Parc historique George Rogers Clark de nombreux vestiges du patrimoine français, y compris la vieille cathédrale Saint-François Xavier. Malheureusement, très peu d’effort n’est fait pour les mettre en valeur ni pour les interpréter. Non, Vincennes sert avant tout à l’interprétation de la Guerre de l’Indépendance américaine et à la gloire de la République de l’Oncle Sam.<br />
<img alt="7904 cathedrale.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7904%20cathedrale.jpg" width="300" height="344" /></p>
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		<title>Retour à la Vieille Mine, MO</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2005 09:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Au printemps 1978, j’ai rencontré Kent BONE chez lui, à la Vieille Mine, sur le flanc oriental des montagnes aux Arcs (Ozarks), au Missouri. Il avait 23 ans. Peu de temps après, il est venu chez moi à Québec. Cette première fois, il est resté trois mois, les autres fois, un peu moins. Kent a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au printemps 1978, j’ai rencontré Kent BONE chez lui, à la Vieille Mine, sur le flanc oriental des montagnes aux Arcs (Ozarks), au Missouri. Il avait 23 ans. Peu de temps après, il est venu chez moi à Québec. Cette première fois, il est resté trois mois, les autres fois, un peu moins. Kent a découvert une mère patrie et une identité longtemps cachée. Depuis ces découvertes, il s’appelle Kent BEAULNE et il a appris le français qu’il parle couramment.<br />
.<img alt="7801 kent.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7801%20kent.jpg" width="450" height="338" /><br />
Lors de mon voyage chez lui en 1978, Kent m’a présenté aux gens d’un certain âge. Je parlais français avec Mme Villmer, Rosie Pratt et Pete Boyer. Dans sa petite maison en bois rond, Charlot Pashia a sorti son violon et m’a joué des airs de chez lui qui étaient aussi, sans qu’il le sache, ceux du Québec, de l’Acadie et de la Louisiane. Son épouse, Anna, m’a offert de l’eau fraîche puisée à la pompe, car il n’y avait pas encore d’eau courante dans la maison. Aujourd’hui, afin de renouer avec Charles et Anna et de me remémorer ces bons moments, je me suis rendu au cimetière, en arrière de l’église Saint-Joachim. Ils étaient là, Charlot et Anna, avec bien d’autres dont  le nom original porte les traces d’un curé américain qui écrivait en anglais au son. Les Pagé bien sûr, mais aussi les Degonia (Desgagné), Reando (Riendeau), Osia (Auger), Bourisaw (Bourassa), Courtaway (Courtois), Merseal (Mercille) et DeClue (Duclos).<br />
<img alt="7802 pashia.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7802%20pashia.jpg" width="450" height="338" /><br />
Il y a cinq ans, j’écrivais dans <em>Vision et Visages de la Franco-Amérique </em>que Kent Beaulne chérissait l’idée de faire de la Vieille Mine (Haute-Louisiane) une « halte routière » à mi-chemin entre deux pays francophones, le Québec et la Basse-Louisiane. D’ailleurs, c’est Kent qui a révélé à un ami québécois que « le Purchase (achat de la Louisiane par les Américains en 1803) est à nous ce qu’est pour vous la Conquête ». Le projet de mise en valeur du patrimoine de la Vieille Mine progresse. Un terrain de cinquante-cinq acres est acheté sur lequel un village historique verra le jour. Certaines pièces sont déjà sur place et d’autres y seront déménagées dans un proche avenir.<br />
<img alt="7803 log.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7803%20log.jpg" width="300" height="225" /><br />
Natalie Villmer,  réincarnation parfaite de sa mère que j’ai rencontrée en 1978, m’a fait visiter la maquette du centre d’interprétation et de recherche envisagé. Les archives, qui se trouvent actuellement dans un véritable coffre fort à l’intérieur d’une vieille bâtisse, sont  riches et variées. Il y a deux ans, la société historique de la Vieille Mines a réussi à rapatrier les cylindres en cire sur lesquels l’ethnologue franco-ontarien, Joseph Médard Carrière, avait, au cours de ses recherches en 1937, enregistré les habitants de la Vieille Mine. De plus, ils ont le gramophone sur lequel les faire écouter. Évidemment, le transfert de ces enregistrements sur disques compacts est prévu.<br />
Les gens de la Vieille Mine travaillent avec les moyens modestes et les ressources limitées. Ils ont raison d’être fiers de leurs réalisations. Ils méritent bien que les francophones du Canada et de l’Hexagone s’intéressent à eux, car, comme ils nous le rappellent : « Après 300 ans, on est encore icitte ».</p>
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		<title>Prendre un bain à Hot Springs, AR</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Mar 2005 09:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[En dirigeant mes pas vers Little Rock, capitale de l’Arkansas, afin de rencontrer un vieil ami, Robert Bonnemort, qui m’attendait en fin de journée, j’ai arrête à Hot Springs : Boyhood Home of William Jefferson Clinton. C’est ce qui est écrit sur un panneau installé à l’entrée de cette ville de 30 000 habitants. Toutefois, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En dirigeant mes pas vers Little Rock, capitale de l’Arkansas, afin de rencontrer un vieil ami, Robert Bonnemort, qui m’attendait en fin de journée, j’ai arrête à Hot Springs : <em>Boyhood Home of William Jefferson Clinton</em>. C’est ce qui est écrit sur un panneau installé à l’entrée de cette ville de 30 000 habitants. Toutefois, ce n’est pas le président Clinton qui m’attire. Non, c’est la présence d’un phénomène géologique plutôt rare : des sources thermiques en grande nombre sur un territoire assez restreint. En marchant sur le large et long trottoir en brique rouge (Grand Promenade) qui longe la rue Central, on reste bouche bée devant la kyrielle de sources d’eau chaude, chacune échappant de la vapeur vers le ciel. Au cœur de la ville, les gens viennent de près et de loin remplir leurs bouteilles de cette potion « magique »<br />
<img alt="7701 remplir bouteilles.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7701%20remplir%20bouteilles.jpg" width="450" height="331" /><br />
L’eau thermique est la raison d’être de la ville. Depuis 170 ans, les gens s’y baignent dans ses eaux « guérisseuses ». Le phénomène a donné lieu aux années 1930 à l’érection de grands édifices comme l’Hôtel<br />
<img alt="7702 hotel.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7702%20hotel.jpg" width="450" height="338" /><br />
Arlington et le Centre des soins thermiques. Sur l’artère principale de la ville, la Centrale elle-même, se trouve Bath House Row, comportant une demi-douzaine de bains publics. Construits, eux aussi, pendant l’âge d’or du bain (1911-1939), les uns en style victorien, les autres en style art déco, les bains surprennent par leur élégance et flamboyance. Dans la période d’après guerre, un marché en déclin et des problèmes résultant de l’utilisation de l’amiante comme isolant ont obligé la plupart d’entre eux de fermer leurs portes. Aujourd’hui, il n’y en a qu’un qui fonctionne, le Buckstaff dont la quantité d’amiante respectait, paraît-il, les nouvelles normes fixées par el EPA<br />
<img alt="7703 buckstaff.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7703%20buckstaff.jpg" width="450" height="338" /><br />
(Environmental Protection Agency).  Le Fordyce abrite depuis peu le Centre d’interprétation du parc national Hot Springs. Le Ozark et le Quapaw sont en rénovation et reprendront prochainement leurs anciennes fonctions dans un cadre nouveau.<br />
À la suite de deux promenades, l’une pour observer les sources thermiques et l’autre pour me renseigner sur la quarantaine de notables de l’Arkansas qui figurent au Walk of Fame, je me suis senti près à vivre, au Buckstaff, l’expérience du « bain traditionnel ».<br />
Je n’ai pas regretté, mais au prix que cela coûte, je n’y retournerai pas de sitôt.<br />
<img alt="7704 prix.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7704%20prix.jpg" width="450" height="710" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Préserver le patrimoine français en Louisiane anglophone : Centenary College</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2005 09:16:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Au collège Centenary de Shreveport (1 000 étudiants et étudiantes), à plus de 200 km au nord de l’Acadiana, j’ai rencontré un moine. Non, pas un moine dans le sens classique du terme, mais un homme qui se consacre à la préservation du patrimoine français de la Louisiane. Pour le faire, il fait le travail [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au collège Centenary de Shreveport (1 000 étudiants et étudiantes), à plus de 200 km au nord de l’Acadiana, j’ai rencontré un moine. Non, pas un moine dans le sens classique du terme, mais un homme qui se consacre à la préservation du patrimoine français de la Louisiane. Pour le faire,  il fait le travail d’un moine. Il s’agit de Monsieur Dana Kress, professeur de français au Collège  Centenary. Originaire du Tennessee, M. Kress, seul professeur de<br />
<img alt="7601 dana kress.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7601%20dana%20kress.jpg" width="450" height="361" /><br />
français du collège, occupe son poste depuis seize ans. À tous les trimestres, il donne quatre cours. Donner huit cours par année, ce n’est pas une sinécure, je vous assure. Qui plus est, aidé de quelques étudiants et étudiantes du premier cycle, il publie trois fois l’an <em>Le Tintamarre</em>, journal culturel de langue française. Il  réalise<br />
<img alt="7602 tintamarre.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7602%20tintamarre.jpg" width="450" height="571" /><br />
également un travail d’édition majeur sur les œuvres franco-louisianaises depuis longtemps épuisées. Pour ce faire, Kress a fondé en 2000 la seule presse de langue française aux États-Unis, Les Éditions du Tintamarre. Ne trouvant pas normal que les auteurs et poètes louisianais se voient obligés de publier à Moncton ou à Montréal en non dans leur propre pays, il rêve de pouvoir publier un jour chez Tintamarre leurs textes et poèmes. Évidemment, les ressources manquent. Récipiendaire d’une seule subvention depuis sa fondation (un octroi de 37 000$ de la part du Louisiana Endowment for the Humanities), la Maison fonctionne surtout sur une base de bénévolat.<br />
Grâce aux efforts de Kress et son équipe de bénévoles, plusieurs ouvrages ayant marqué la littérature louisianaise du 19e siècle sont aujourd’hui accessibles à prix raisonnable : (voir http://www.centenary.edu/french/louisiane.html). À titre d’exemple, prenons <em>L’habitation Saint-Ybars </em>d’Alfred Mercier, publié en 1881 et réédité chez Tintamarre en 2003.<br />
Qui était Alfred Mercier?<br />
Médecin et écrivain dont la carrière représente le point culminant de la littérature créole. Alfred Mercier naquit le 3 juin 1816 à McDonoghville. Après avoir passé une partie de sa jeunesse en voyage en Europe, où il fréquenta des milieux romantiques et progressistes, Mercier et sa famille se rendirent à la Nouvelle-Orléans. Là, il gagna sa vie grâce à la pratique de la médecine. En même temps, il s’implique dans le milieu littéraire franco-louisianais. En 1875, il fonda l’Athénée louisianais, organisme voué à la promotion de la langue et la culture françaises. En plus de <em>L’habitation Saint-Ybars</em>, il publiera par la suite <em>La fille du prêtre </em>(1877), <em>Émile des Ormiers </em>(1886), <em>Fortuna</em> (1888) et <em>Johnelle</em> (1891), ainsi qu’une étude sur la langue créole en Louisiane.<br />
Des extraits qui suivent tirées de <em>L’habitation de Saint-Ybars </em>illustrent la richesse de ses écrits et sa maîtrise du français et du créole :<br />
—to bon toi, lui dit Mamrie; to oté li so laliberté é to oulé li contan. Mo sré voudré oua ça to sré di, si yé té mété toi dan ain lacage comme ça.<br />
—Mété moins dan ain lacage! S’écria Démon sur le ton de la fierté indignée; mo ré cacé tout, mos ré sorti é mos ré vengé moin sur moune laïe ki té emprisonnin moin.<br />
—Ah! Ouëtte, tou ça cé bon pou la parol, répliqua Mamrie; si yé té mété toi dan ain bon lacage avé bon baro en fer, to sré pa cacé arien; to sré mété toi en san, épi comme to sré oua ça pa servi ain brin, to sré courbé to latéte é to sré resté tranquil comme pap là va fé dan eune ou deu jou …<br />
—Le malheureux pape, brisé de fatigue était affaissé, sur ses pattes; sa poitrine se gonflait douloureusement; ses yeux noirs étincelaient de colère. Sa femelle, réfugiée dans un coin, faisait entendre de petits cris plaintifs. Après un moment de silence, Démon dit : « Mamrie, ga comme fumel là triste ».<br />
—Cé pa étonnan, répondit la bonne négresse, lapé pensé à so piti! Yé faim, yapé pélé yé moman; mé moman va pli vini; cé lachouette ou kéke serpent ka vini é ka mangé yé<br />
Démon devint pensif…<br />
Dana Kress et son équipe se rendent compte aussi de la pénurie de matériel pédagogique en français à la disposition des enseignants qui travaillent dans les nombreux programmes d’immersion qui ont vu le jour en Louisiane depuis quinze ans. Avec les maigres ressources dont ils disposent, ils ne peuvent faire que ce qu’ils peuvent faire. Le Louisiana Department of Education n’a pas assez de ressources de langue française non plus. Quel beau champ d’action que cela pourrait être pour l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF)! Quel beau champ d’intervention pour de nombreux organismes gouvernementaux et paragouvernementaux québécois! Pourrait-on oser espérer un partenariat entre une maison d’édition québécoise et les Presses du Tintamarre. Un tel accord encouragerait la création littéraire en Louisiane et faciliterait  la diffusion de produits culturels dans les deux sens, au Québec et en Louisiane.</p>
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		<title>5e Temps d’arrêt : La belle famille, Shreveport, LA</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2005 09:07:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[La belle-mère, Bonne Kase : malgré ses nombreuses infirmités, une femme de grand courage et de foi inébranable. …et ses enfants : Billie, Mike, Barbara et Donna. N.B. Mme Kase est décédée le 23 janvier 2006.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La belle-mère, Bonne Kase : malgré ses nombreuses infirmités, une femme de grand courage et de foi inébranable.<br />
<img alt="7501 Mme Kase.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7501%20Mme%20Kase.jpg" width="288" height="232" /><br />
…et ses enfants : Billie, Mike, Barbara et Donna.<br />
<img alt="7502 4 enfants.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7502%204%20enfants.jpg" width="288" height="191" /><br />
N.B. Mme Kase est décédée le 23 janvier 2006.</p>
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		<title>L’univers de Dave Robicheaux : Nouvelle-Ibérie, LA</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Feb 2005 08:49:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Contrairement à tous les autres États des États-Unis qui sont découpés en comtés, la Louisiane, de par sa tradition française, est divisée en soixante-quatre paroisses. L’une des plus extraordinaires de point de vue de l’histoire, de la géographie et de la littérature contemporaine, est la paroisse d’Ibérie, avec son chef lieu, la Nouvelle-Ibérie. Historiquement, cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement à tous les autres États des États-Unis qui sont découpés en comtés, la Louisiane, de par sa tradition française, est divisée en soixante-quatre paroisses. L’une des plus extraordinaires de point de vue de l’histoire, de la géographie et de la littérature contemporaine, est la paroisse d’Ibérie, avec son chef lieu, la Nouvelle-Ibérie.<br />
Historiquement, cette ville de 32 000 habitants, fondée en plein milieu du régime espagnol (1779), partage les trois cultures française, hispanique et anglo-américaine. Géographiquement, sa forme curieuse lui donne accès à plusieurs bayous et au vaste marécage de l’Achafalaya. Toutefois, comme à Saint-Martinville et à Pont-Breaux, c’est encore le bayou Têche qui est à l’origine de sa raison d’être. Lieu de passage et destination des gens en provenance de la Nouvelle-Orléans à l’époque du bateau à vapeur, la Nouvelle-Ibérie est encore de nos jours un lieu de passage important pour le commerce. Les barges chargées de cargo, poussées et conduites par un bateau-remorque, montent et descendent le Têche.<br />
<img alt="7401 barge.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7401%20barge.jpg" width="450" height="338" /><br />
Cette fois-ci, ce qui m’a attiré à la Nouvelle-Ibérie est l’œuvre littéraire de James Lee Burke que  (http://www.jamesleeburke.com/). Considéré aux États-Unis comme le « Faulkner du roman policier », Burke a créé le personnage de Dave Robicheaux, vétéran de la guerre au Vietnam, shérif, pêcheur et trappeur à ses heures. Tout en s’occupant de sa fille adoptive, Alafair, orpheline depuis la mort tragique de sa mère, Robicheaux, le plus souvent secondé par son ami, Cletus Purcell, détective privé, combat les forces maléfiques et criminelles qui se déferlent sur le sud de la Louisiane—depuis la Nouvelle-Orléans jusqu’à dans les profondeurs des bayous des paroisses d’Ibérie et de Saint-Martin.<br />
Les activités de justicier de Robicheaux l’emmènent à l’occasion au Palais de justice de la Nouvelle-Ibérie. Le creux dans son estomac l’emmène très souvent chez Victor, cafétéria populaire située sur sa rue principale.<br />
<img alt="7402 victor's.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7402%20victor%27s.jpg" width="192" height="144" /><br />
<img alt="7403 oeuvres.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7403%20oeuvres.jpg" width="450" height="298" /><br />
L’œuvre riche et abondante de James Lee Burke est incontournable pour qui aime le genre « roman policier » et pour quiconque désire savourer, par la lecture, les couleurs, mœurs, goûts et odeurs du Têche moderne. Je dirais même que l’œuvre de Burke devient incontournable pour ceux et celles qui s’intéressent à la Franco-Amérique parce que l’auteur réussit, à son insu probablement, à faire un lien entre la Louisiane française, d’une part, et le Montana métis et amérindien, d’autre part. En partageant son temps entre la Nouvelle-Ibérie, sa résidence principale, et Missoula, au Montana, sa résidence secondaire, Burke s’imprègne de la culture des deux endroits. Il  capte l’esprit des lieux et montre en quoi ce qui les caractérise est à la fois particulier et universel.</p>
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		<title>Un retour sur le disc golf au Parc Girard, Lafayette, LA</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Feb 2005 11:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 30 novembre 2003, j’ai rencontré John Botamer et j’ai découvert le disc golf. Depuis, je n’ai plus entendu parler de ce sport. Aujourd’hui, au Parc Girard, au cœur de Lafayette, après avoir observé les petits enfants se balancer et glisser ou nourrir les nombreux canards, les ados jouer aux fléchettes, les plus vieux jouer [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 novembre 2003, j’ai rencontré John Botamer et j’ai découvert le disc golf. Depuis, je n’ai plus entendu parler de ce sport. Aujourd’hui, au Parc Girard, au cœur de Lafayette, après avoir observé les petits enfants se balancer et glisser ou nourrir les nombreux canards, les ados jouer aux fléchettes, les plus vieux jouer au croquet et les Afro-Américains, surtout,  jouer au basket, j’en ai eu une leçon. Elle m’a été servie par James Troyanowski, 22 ans et détenteur de plusieurs records dans sa discipline (voir www.acadianaparkdiscgolf.com/). L’objet qui nous sépare dans la photo n’est pas une poubelle. Non, il s’agit bel et bien du « trou » dans lequel le joueur cherche à lancer son disque. Comme tout bon golfeur, James, qui joue au disc golf depuis 11 ans, est capable de l’envoyer<br />
<img alt="7301 james.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7301%20james.jpg" width="333" height="249" /><br />
<img alt="7303 le tir.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7303%20le%20tir.jpg" width="333" height="249" /><br />
dedans en moins de « coups » que la normale établie par les dessinateurs du parcours. Sans le moindre effort, il peut, avec son « driver », lancer son disque jusqu’à 135 mètres. Pour les lancers plus courts, il change de disque. Il avoue ne jouait qu’avec trois ou quatre disques lors d’un match, tandis que ses adversaires peuvent en employer jusqu’une quinzaine.<br />
James est aussi l’un des rares Louisianais de son âge à faire du vélo. Chez lui, dans la vieille maison ayant appartenu à son grand-père, remplie d’instruments de musique, de CD, d’un vieux tourne-disque, d’une vielle radio, d’une ancienne distributrice de Coca-Cola, d’un ordinateur portatif et de quelques chats  se trouvent attachés au plafond, comme des chandeliers, une demi-douzaine de vélos, tous en excellent état.  Bon mécanicien, James les<br />
<img alt="7303 chez james.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7303%20chez%20james.jpg" width="333" height="249" /><br />
entretient lui-même et s’en sert régulièrement. Combien de fois, me suis-je fait dire ici et au Texas que la bicyclette est un jouet pour enfants? À 15 ou 16 ans, une fois son permis de conduire obtenu, on ne pédale plus, on &laquo;&nbsp;drive&nbsp;&raquo;! Et cela paraît dans le paysage de ce pays plat. Point de pistes cyclables et peu d’accotements suffisamment larges pour permettre aux cyclistes de circuler en sécurité.<br />
Devant un tel spécimen aux allures libérales, car c’est une personne très écolo-granola dans son approche à la vie et un jeune possédant, de toute évidence, une conscience sociale bien développée et un perron peint en couleurs psychédéliques, j’étais convaincu d’être tombé sur un disciple des Kennedy, un admirateur du <em>Flower Power</em>, un adepte du Peace &amp; Love.<br />
Je me suis royalement trompé! À ma question « Pour qui as-tu voté en novembre dernier? », il m’a fièrement répondu, « pour Président Bush bien sûr. Je compte un jour avoir beaucoup d’argent et j’aime bien les réductions d’impôt qu’il nous offre! »<br />
Ouf!<br />
Dans un autre coin du Parc Girard, je suis arrivé face à face avec un vieil ami ou était-ce plutôt un ennemi, James Domengeaux, président et fondateur en 1968 du Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL).<br />
<img alt="7304 domengeaux.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7304%20domengeaux.jpg" width="333" height="249" /><br />
En 1978, habitant temporairement la Nouvelle-Orléans, j’ai eu l’audace de critiquer le CODOFIL de ne pas faire grand-chose pour appuyer les milliers de francophones qui demeuraient sur la rive ouest (droite) du Mississippi à Gretna, à Harvey, à Marrero et surtout à Westwego.. La critique n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Monsieur Domengeaux m’avait déjà rencontré lors de mon passage à Lafayette et n’appréciait guerre qu’un <em>outsider</em> dise de telles choses. Piqué au vif, il a tout de suite passé aux actes, organisant à Westwego une soirée CODOFIL à laquelle furent conviés de nombreux gens d’affaires cadiens de la rive droite dont Elwyn Nicholson, propriétaire de la chaîne d’épiceries Nicholson &amp; Loup. Celui-ci m’avait souvent présenté à ses clients francophones. Ce soir-là, il m’avait invité à l’accompagner.<br />
La soirée tirait à sa fin. Les gens avaient bien mangé et bien bu. La salle se vidait. Fier d’avoir un ami du Canada qui parlait français et qui appuyait le Mouvement français en Louisiane, Elwyn m’a conduit auprès du chef. « Jimmy, dit-il en anglais, j’aimerais te présenter mon ami du Canada, Dean ». Passant les yeux d’Elwyn à moi à Elwyn, il rétorqua—toujours en anglais—« Ça c’est un ami à toi? Tu pourrais faire mieux. Lui, c’est un enfant de chienne! »<br />
Elwyn est resté bouche bée. Moi itou! James Domengeaux a quitté en trombe la salle enfumée. Jusqu’au aujourd’hui, nous ne nous étions plus jamais rencontrés :<br />
PEACE, Jimmy!</p>
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		<title>De l’enfer au paradis : Angola et St. Francisville, LA</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2005 11:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[À plus d’un titre, Angola est un cul-de-sac! Entourée sur trois côtés par le Mississippi, elle se trouve au bout de la route 66. Cette prison à sécurité maximale loge 5 200 hommes. Soixante-trois pourcent d’entre eux y mourront. Quatre-vingt-douze d’entre eux sont condamnés à mort et attendent leur exécution près de l’entrée de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>À plus d’un titre, Angola est un cul-de-sac! Entourée sur trois côtés par le Mississippi, elle se trouve au bout de la route 66. Cette prison à sécurité maximale loge 5 200 hommes. Soixante-trois pourcent d’entre eux y mourront. Quatre-vingt-douze d’entre eux sont condamnés à mort et attendent leur exécution près de l’entrée de la prison dans un imposant édifice baptisé simplement « Death Row » . Chaque détenu à Angola qui décède et dont le corps<br />
<img alt="7201 angola.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7201%20angola.jpg" width="333" height="249" /><br />
n’est pas réclamé par la famille ou des amis—et il y en a beaucoup selon le directeur adjoint de la prison que nous avons rencontré au musée—se verra conduire au cimetière d’Angola dans un cercueil en bois, à bord d’un corbillard tiré par des chevaux, les deux de fabrication carcérale.<br />
Depuis sa transformation en prison à la fin du 19e siècle jusqu’aux années 1970, la « ferme », sobriquet qui lui est attribué parce qu’autrefois une plantation de 18 000 acres travaillée par des esclaves d’origine angolaise et parce qu’encore travaillé de nos jours par des détenus rémunérés selon un taux horaire de quatre sous, a eu la réputation d’institution carcérale la plus violente et la plus sanguinaire des États-Unis. Soixante-dix-sept pourcent des « fermiers » sont Afro-Américains. Trente-neuf pourcent des « fermiers » vient de la Ville (Nouvelle-Orléans). Leur moyenne d’âge de 37 ans est plus élevée que la moyenne nationale de la population incarcérée. La vaste majorité d’entre eux sont des récidivistes, incapables, selon l’adjoint au Directeur, de fonctionner en dehors des murs couronnés de fils à rasoir. Tous habitent des cellules grandes comme un timbre de poste, meublé le plus modestement possible! Avant d’être mis au rancart en 1991, quatre-vingt-sept condamnés à mort avaient poussé leur dernier soupir assis dans une chaise électrique portant le non de « Old Sparky ». Depuis 1991, la chaise électrique est remplacée par une technique d’exécution « plus humaine » : la piqure létale.<br />
<img alt="05 old sparky.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/05%20old%20sparky.JPG" width="335" height="251" /><br />
D’ailleurs, une version de l’exécution à Angola en 1989 de Patrick Sonnier (Sean Penn), appuyé spirituellement et moralement par Sœur Helen Préjean (Susan Sarandon), porte-parole américaine contre la peine de mort, fut filmée à Angola et portée au grand écran en 1995 sous le titre <em>Dead Man Walking</em>. Plusieurs autres films hollywoodiens à succès rappellent la notoriété de la prison d’Angola : <em>Out of  Sight</em>, mettant en vedette George Clooney (1998), <em>The Green Mile </em>avec Tom Hanks (1999) et <em>Monster’s Ball </em>avec Halle Berry (2001).<br />
À trente kilomètres de l’Enfer se trouve le Paradis : St. Francisville avec ses chênes massifs et majestueux, ses belles églises, son cimetière mystérieux et son palais de justice classique. Située sur une légère butte dominant le<br />
<img alt="7202 eglises.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7202%20eglises.jpg" width="333" height="249" /><br />
<img alt="7203 courthouse.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7203%20courthouse.jpg" width="333" height="249" /><br />
Mississippi, cette petite ville de 1 800 habitants, fondée en 1785 sous le régime espagnole, sert largement de village-dortoir à une classe aisée et professionnelle se déplaçant à la capitale, Bâton Rouge, pour le travail. En grand nombre, les autres habitants prennent le traversier pour occuper des postes au central nucléaire, situé sur la rive droite à New Roads ou, comme disent les Cadiens, « les Chemins neufs ». En traversant le Mississippi entre St. Francisville et New Roads, le voyageur entre dans la paroisse de la Pointe coupée, en marge orientale de l’Acadiana. Ce triangle territorial, désigné ainsi en 1971 à des fins touristiques, comprend environ le tiers du<br />
<img alt="7204 acadiana.gif" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7204%20acadiana.gif" width="331" height="318" /><br />
territoire de l’État de la Louisiane. Aujourd’hui, le terme est entré dans le langage de tous les jours. Il s’agit d’une façon élégante de dire dans les deux langues officielles de Louisiane ce qui se disait autrefois en une seule langue : <em>Cajun Country</em>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le streetcar de l’avenue Saint-Charles, Nouvelles-Orléans, LA</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2005 10:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2005 - Deuxième voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Des streetcars rendus célèbres par le film, A Street Car Named Desire, tourné en 1951 et mettant en vedette un jeune Marlon Brando, il n’en reste qu’un, celui de l’avenue Saint-Charles (7101). Ces trente-quatre magnifiques voitures, fabriquées en 1919 en Caroline du Nord, continuent à transporter des Orléaniens et des touristes sur une distance de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Des streetcars rendus célèbres par le film, <em>A Street Car Named Desire</em>, tourné en 1951 et mettant en vedette un jeune Marlon Brando, il n’en reste qu’un, celui de l’avenue Saint-Charles (7101). Ces trente-quatre magnifiques voitures, fabriquées en 1919 en Caroline du Nord, continuent à transporter des Orléaniens et des touristes sur une distance de quinze kilomètres, depuis la rue Canal—aux abords du Vieux-Carré—à l’avenue<br />
<img alt="7101 streetcar.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7101%20streetcar.jpg" width="288" height="216" /><br />
Carrollton—au-delà du Garden District, de l’université Tulane et du parc Audubon, vaste espace vert, aménagé en 1884 à l’occasion de l’Exposition mondiale du coton. Il s’agissait, en fait, d’un événement charnière dans l’histoire culturelle et économique des États-Unis, car il signalait au monde entier un retour à la normale de cette ville située à l’embouchure du Mississippi. Après de longues années d’occupation par les Forces du Nord, pendant la Guerre civile, et de reconstitution de ses propres forces vives, après la guerre, la Nouvelle-Orléans pouvait de nouveau s’afficher « open for business ».<br />
À peine une semaine après le dernier défilé du Mardi gras 2005, les passagers et un conducteur attentif peuvent encore observer des vestiges de la grande célébration. Ce jour-là, des millions de fêtards se massaient le long de l’avenue Saint-Charles pour crier, chanter et attraper des colliers colorés lancés par milliers des mains de personnages déguisés et animés se faisant parader à abord d’innombrables chars allégoriques.<br />
<img alt="7102 chauffeur.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7102%20chauffeur.jpg" width="288" height="216" /><br />
<img alt="7103 vestiges.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/7103%20vestiges.jpg" width="288" height="197" /><br />
Si je devais faire une seule suggestion aux visiteurs de la Nouvelle-Orléans, ce serait de payer le tarif de 1,25$, en monnaie exacte, et de faire un voyage aller-retour  sur le parcours du streetcar de l’Avenue Saint-Charles.</p>
]]></content:encoded>
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