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	<title>Carnet de Dean Louder &#187; Opinion littéraire</title>
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	<description>Voyages et rencontres en Franco-Amérique</description>
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		<title>Chloé Sainte-Marie au Petit Champlain</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Apr 2017 15:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2017]]></category>
		<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Lorsqu’au Salon du livre de Québec, Chloé Sainte-Marie m’a offert deux billets pour assister à son spectacle ayant lieu samedi soir dernier au théâtre Petit Champlain, j’ai accepté avec empressement. À ma grande surprise, elle se souvenait de moi et de notre rencontre fortuite à l’Île Verte au moment du solstice d’automne 2012 (https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/09/24/ae-laeale-verte-un-moment-de-repos-maea-ata-offert/). [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/SCAN0452.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2557" alt="SCAN0452" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/SCAN0452-207x300.jpg" width="207" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsqu’au Salon du livre de Québec, Chloé Sainte-Marie m’a offert deux billets pour assister à son spectacle ayant lieu samedi soir dernier au théâtre Petit Champlain, j’ai accepté avec empressement. À ma grande surprise, elle se souvenait de moi et de notre rencontre fortuite à l’Île Verte au moment du solstice d’automne 2012 (<a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/09/24/ae-laeale-verte-un-moment-de-repos-maea-ata-offert/">https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/09/24/ae-laeale-verte-un-moment-de-repos-maea-ata-offert/</a>). Plus de quatre ans s’étaient écoulés depuis !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/DSC04572.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2559" alt="DSC04572" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/DSC04572-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Mais Chloé est comme cela, je crois. Elle est généreuse et bonne. Les relations interpersonnelles, pour elle, sont très importantes, et non pas juste avec l’élite artistique du Québec qu’elle connaît bien, mais aussi avec le monde en général, le grand public, les « de souches »  comme les autochtones, les gens de la rue et des réserves.</p>
<p>Le spectacle fut époustouflant ! Pigeant dans le répertoire de son récit-poèmes « À la croisée des silences », le « show » fut tout sauf silencieux, mais toujours en conservant un esprit révérencieux, ce qui caractérise, à mon avis, l’œuvre de cette artiste décrite de la manière suivante par mon compagnon à la table F-6 du théâtre, un Beauportois dans la soixantaine : « sa voix sublime, son air sincère, son regard radieux tantôt drôle tantôt torturé, son énergie débordante, son exubérance me transportent à un autre niveau, elle « booste » ma spiritualité ! »</p>
<p>Tout au long de la soirée, Chloé interprétait à sa façon les œuvres de poètes de chez nous dont je retiens de mémoire quelques noms : Patrice Desbiens, Claude Gauvreau, Paul-Marie Lapointe, Bruno Roy, Serge Bouchard, Josephine Bacon &#8230;</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/SCAN0450.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2560" alt="SCAN0450" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/SCAN0450-217x300.jpg" width="217" height="300" /></a></p>
<p>Au Salon du livre, en compagnie de son ami poète et géographe, Jean Morisset, elle m’avait fait cadeau du livret « À la croisée des silences »  qui contient, en plus d’une pléthore de poèmes, deux CD, avec une dédicace que j’apprécie beaucoup. De la main de Jean : « Pour Dean, un récit-poèmes qui rejoint tes traversées perpétuelles des A.m.é.r.i.q.u.e.s. » De la main de Chloé : « un chant de la terre, une danse au soleil ». Et c’est ce que ce fut samedi soir au Petit Champlain!</p>
<p style="text-align: left"><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/SCAN0451.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2562" alt="SCAN0451" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/SCAN0451-212x300.jpg" width="212" height="300" /></a>                                                                                                Dessin: Gilles Carle</p>
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		<title>Couillard et contenu</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Apr 2017 18:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Au stade, les gens font souvent « la vague » ! Les uns étendent les bras vers les cieux, puis les baissent, les autres assis à leur côté dans les gradins font de même, suivis des gens assis un peu plus loin, et ainsi de suite jusqu’à temps que la vague fasse le tour du stade. Jeudi dernier, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au stade, les gens font souvent « la vague » ! Les uns étendent les bras vers les cieux, puis les baissent, les autres assis à leur côté dans les gradins font de même, suivis des gens assis un peu plus loin, et ainsi de suite jusqu’à temps que la vague fasse le tour du stade. Jeudi dernier, j’ai observé une autre sorte de « vague » déferler sur le monde au <i>Salon international du livre de Québec</i>. De mon perchoir au stand numéro 157 où je signais des copies de la nouvelle édition de <i>Franco-Amérique</i>, je vois du coin de l’œil, à ma gauche, un certain mouvement de masse, l’amorce d’une vaguelette qui prenait de l’ampleur au fur et à mesure qu’elle s’approchait de moi. D’un coup, je comprends ce qui se passe. C’est le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, entouré de cinq de ses Ministres, François Blais, André Drolet, Luc Fortin, Patrick Huot et Véronyque Tremblay, ses gardes du corps et plusieurs autres accompagnateurs, qui fait son tour du Salon. Ça remue ! Ça fait de la vague !</p>
<p>J’ai eu l’occasion de passer une trentaine de secondes avec M. Couillard, assez pour lui offrir un exemplaire de <i>Franco-Amérique</i> (revue et augmenté) et lui expliquer ses objectifs et son contenu et pour lui rappeler la dimension continentale de la civilisation québécoise, ce à quoi il a répondu que cet aspect-là était en effet très important !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/IMG_4524.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2543" alt="IMG_4524" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/IMG_4524.jpg" width="405" height="720" /></a></p>
<p>Quelle ne fut pas notre surprise (et fierté) de constater qu’un peu plus loin, lors d’une photo-op, devant le stand de l’Association des libraires du Québec, le Premier ministre mettait bien en évidence notre livre. Peut-on en conclure que la Franco-Amérique est entre bonnes mains ?! En lisant l’introduction du volume, intitulée « Conceptualiser et cartographier la Franco-Amérique : une tâche redoutable », on peut en douter. Cité dans l’introduction est l’ancien éditeur du journal <i>Le Droit</i>, Pierre Allard, au sujet de la décision prise par le gouvernement Couillard de permettre l’enseignement en anglais de la médecine, sous les auspices de l’Université McGill, à Gatineau :</p>
<p><i>…À revendiquer, au Québec même, notre droit de recevoir l’instruction en français à l’université, dans une faculté de médecine ? Si ce droit peut être malmené là, ce n’est qu’une question de temps que des gouvernements anglicisateurs comme celui de Philippe Couillard le malmènent ailleurs. En génie, dans un cégep, puis éventuellement au secondaire et au primaire…</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/IMG_4515.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2544" alt="IMG_4515" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/04/IMG_4515-1024x884.jpg" width="510" height="440" /></a></p>
<p>Un peu plus loin dans l&rsquo;introduction, on lit : …<i>De plus, avec l’appui [ou le suivi] d’un gouvernement dirigé par des médecins et des comptables qui impose un programme de plus en plus radical d’austérité, on entend de nouvelles voix comme celle de Gabriel Nadeau-Dubois qui affirme : « on assiste à la montée d’un conservatisme économique qui s’enracine dans une vision catastrophiste du Québec, de son économie, de son État ». Peu d’intérêt pour la culture, le patrimoine, la langue. Que de « vraies affaires » !</i></p>
<p>Dans son édition du 10 avril, <i>Le Devoir</i> a commenté la photo ci-haut : <i>Il [M. Couillard] a notamment mis la main sur la dernière édition de Franco-Amérique qui lui offrira un éclairage bien différent de l’« histoire partagée » des francophones d’Amérique—les Québécois, les Acadiens, les Franco-Américans, les Haïtiens—de celui offert par les concepteurs de la série </i>Canada : The Story of Us<i>.</i></p>
<p>Monsieur Couillard et tout autre lecteur trouveront dans <i>Franco-Amérique</i>, à la suite de la préface écrite par André Gladu et de l’introduction écrite par les deux responsables du recueil, Louder et Waddell, trois types d’écrits : (1) textes de fond ; (2) textes d’appui ; et (3) textes d’embellissement, le tout agrémenté de cartes et photos.</p>
<p><b>Textes de fond</b> (avec auteur) : analyses étoffées d’un thème général ou d’une collectivité franco :</p>
<p>Christian Morissonneau, « Nommer l’Amérique »</p>
<p>Maurice Lamothe, « Chanter la Franco-Amérique »</p>
<p>François Paré, « Écrire la Franco-Amérique »</p>
<p>Anne Gilbert, « Du village à la métropole : les communautés franco-ontariennes »</p>
<p>Adrien et Benoît Bérubé, « Acadie 101 »</p>
<p>Barry Rodrigue, « Francophones, pas toujours, mais toujours Franco-Américains »</p>
<p>Serge Dupuis, « La Floride canadienne-française d’hier à aujourd’hui »</p>
<p>Marc Boucher, « Les Québécois au « pays des rêves » : nouveaux enjeux, nouvelles tendances en Californie »</p>
<p>Richard Guidry, « Mémoires d’un Cadien passionné »</p>
<p>Jean Lamarre, « Migrants, défricheurs et fondateurs : les Canadiens français du Michigan et de l’Illinois »</p>
<p>Christian Fleury, « Saint-Pierre et Miquelon : entre américanité et francité »</p>
<p>Michel Bouchard, « De l’Acadie à l’Alberta en passant par le Kansas : sur les traces de la famille Comeau »</p>
<p>Virgil Benoît, « De Minomin à Wild Rice en passant par Folle Avoine : une histoire du Midwest »</p>
<p>Kent Beaulne, « Grandir en tant que Franco et ne pas le savoir »</p>
<p>Melinda Jetté, « Un îlot oublié de la diaspora canadienne française, la vallée de la Willamette, en Orégon »</p>
<p>Étienne Rivard, «  Trajectoires cartographiques et métisses de la Franco-Amériques »</p>
<p>Jean Morisset, « La grande tribu des gens libres »</p>
<p>Rodney Saint-Éloi, « L’Amérique, je veux l’avoir »</p>
<p>Yves Frenette, « Immigration et francophonie canadienne, 1990-2006 »</p>
<p>Joseph Yvon Thériault, « À quoi sert la Franco-Amérique »</p>
<p><b>Textes d’appui</b> (avec auteur): courts textes qui contribuent à la mise à jour de certains textes de fond.</p>
<p>David Vermette, « Pourquoi les Franco-Américains sont si invisibles ? »</p>
<p>Clint Bruce, « La Franco-Louisiane d’aujourd’hui et demain »</p>
<p>James Laforest, « La survivance des « rats musqués »</p>
<p>Carlos Aparicio, « La présence française et canadienne-française au nord-est du Mexique »</p>
<p><b>Textes d’embellissement </b>(avec auteur): courts textes qui font voyager et rêver</p>
<p>Jeannine Ouellette, « Rosa et son dépanneur sur la route 11 »<b></b></p>
<p>Dean Louder, « Saint-Joseph-sur-le Lac Huron, cité rêvée… »</p>
<p>Dean Louder, « Drummond, NB, pas Drummondville, QC »</p>
<p>Dean Louder, « Lewiston, Maine : exemple classique du « Petit Canada »</p>
<p>Dean Louder, « French Gulch, Californie »</p>
<p>Dean Louder, « Les gens à l’écart : les Francos de Delisle, au Mississippi »</p>
<p>Dean Louder, « Les traces visibles de Canayens dans la vallée de la Saginaw »</p>
<p>Dean Louder, « Vincennes, Indiana : Canadiens et Français au service de la Révolution américaine »</p>
<p>Dean Louder, « Saint-Pierre et Miquelon : la réalisation d’un rêve d’enfance »</p>
<p>Dean Louder, « La francophonie internationale en miniature »</p>
<p>Dean Louder, « Red Lake Falls, Minnesota : de l’histoire à l’action »</p>
<p>Dean Louder, « French Prairie, Orégon »</p>
<p>Dean Louder, « Fort Walsh et la Montagne aux cyprès »</p>
<p>Jean Morisset, «  Picquet ou le Canadien errant de l’Amazonie »</p>
<p>Jean Morisset, « Témoignage de Pierre Dansereau : l’écologiste aux pieds nus »</p>
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		<title>Franco-Amérique (nouvelle édition revue et augmentée)</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Mar 2017 20:22:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les critiques ont énoncé ce qui suit au sujet de la première édition de Franco-Amérique publiée en 2007, imaginez ce que la nouvelle édition qui vient de paraître aux Éditions du Septentrion va susciter comme commentaires : « Un livre qui recèle une grande humanité. » (Joël  Béliveau, Francophonies d’Amérique) « Ce livre est magistral. » (Didier Fessou, Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si les critiques ont énoncé ce qui suit au sujet de la première édition de <i>Franco-Amérique</i> publiée en 2007, imaginez ce que la nouvelle édition qui vient de paraître aux Éditions du Septentrion va susciter comme commentaires :</p>
<p>« <i>Un livre qui recèle une grande humanité</i>. » (<i>Joël  Béliveau</i>, Francophonies d’Amérique)</p>
<p>« <i>Ce livre est magistral</i>. » (<i>Didier Fessou</i>, Le Soleil)</p>
<p>«  <i>Un ouvrage indispensable pour comprendre le statut de notre langue au Canada et aux États-Unis</i>. » (<i>Yves Laberge</i>, Nuit blanche)</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0428.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2524" alt="SCAN0428" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0428-951x1024.jpg" width="510" height="549" /></a></p>
<p>Comptant une trentaine de pages de plus que son prédécesseur, le plus récent <i>Franco-Amérique</i> fit appel à une demi-douzaine de nouveaux auteurs dont Carlos Aparicio, Clint Bruce, Serge Dupuis, James Laforest, Jeanine Ouellette et David Vermette, afin de compléter les analyses et portraits réalisés par de vieux routiers de la francophonie nord-américaine : Kent Beaulne, Virgil Benoît, Adrien et Benoît Bérubé, Michel Bouchard, Marc Boucher, Christian Fleury, Yves Frenette, Anne Gilbert, feu Richard Guidry, Melinda Jetté, Jean Lamarre, Maurice Lamothe, Dean Louder, Christian Morissonneau, François Paré, Étienne Rivard, Barry Rodrigue, Rodney Saint-Éloi, Joseph-Yvon Thériault et Eric Waddell.</p>
<p>Plusieurs des textes d’origine ont été mis à jour par les auteurs. Le plus percutant de ceux-ci est sans aucun doute celui de Maurice Lamothe (« Chanter la Franco-Amérique ») dont le postscriptum intitulé « Cajuns de l’an 2000, de Faulkner à Fred Pellerin… » porte à réfléchir sur le discours de Pellerin qui est traversé par une forte appréhension relativement à l’avenir de la langue française dans le contexte de la mondialisation galopante de l&rsquo;industrie du disque. Un tout nouveau texte sur la Floride canadienne-française signé par Serge Dupuis remplace dans le nouveau volume le toujours aussi intéressant « Le Floribec éphémère » de Rémy Tremblay qui parut dans le dernier.</p>
<p>Plusieurs nouvelles cartes ornent les pages de <i>Franco-Amérique</i>. Évidemment, celles de la deuxième et de la troisième de couverture furent mises à jour de manière à comparer pour l’an 2011 la distribution de la population d’origine ethnique française à celle qui parle français à la maison.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0431.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2525" alt="SCAN0431" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0431-300x284.jpg" width="300" height="284" /></a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN04301.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2528" alt="SCAN0430" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN04301-279x300.jpg" width="279" height="300" /></a></p>
<p>Grâce au travail de Carlos Aparacio, <i>Franco-Amérique</i> ouvre un nouveau chantier de recherche que l’auteur continuera à exploiter, celui de la présence française and canadienne française dans le Nord-est  du Mexique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0432.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2529" alt="SCAN0432" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0432-961x1024.jpg" width="510" height="543" /></a></p>
<p>Enfin, une autre carte, absente de la première édition, vient couronner les propos du préfacier, André Gladu dont un extrait suit :</p>
<p><i>Ce livre est un double héritage. Il réconcilie enfin pour nous la parole et l’écrit, la réflexion et la poésie. Une tentative réussie de réunir ce qui constitue l’originalité de nos cultures, de nos expériences et de nos liens à une histoire partagée. Un rêve commun, des destins différents. Des témoignages qui nous révèlent toute la richesse de l’aventure franco aux quatre coins du continent.</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0433.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2530" alt="SCAN0433" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2017/03/SCAN0433-1024x979.jpg" width="510" height="487" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Serge Bouchard, encore lui !</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2016/11/23/serge-bouchard-encore-lui/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2016 20:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de vérifier. Ce billet marque la neuvième fois que je mentionne le nom de Serge Bouchard dans une mes chroniques. J’ose croire que nous avons des atomes crochus. Le 4 mars 2012, au moment de la parution de son bouquin C’était au temps des mammouths laineux, dans un texte intitulé « Ode à l’amitié… » [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de vérifier. Ce billet marque la neuvième fois que je mentionne le nom de Serge Bouchard dans une mes chroniques. J’ose croire que nous avons des atomes crochus. Le 4 mars 2012, au moment de la parution de son bouquin <i>C’était au temps des mammouths laineux</i>, dans un texte intitulé « Ode à l’amitié… » (<a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/03/04/ode-a-lamitie-cetait-au-temps-des-mammouths-laineux-de-serge-bouc/">https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/03/04/ode-a-lamitie-cetait-au-temps-des-mammouths-laineux-de-serge-bouc/</a>), j’avais écris :</p>
<p><i>On pense bien connaître l’homme à la voix de soie, celui qui, sur les ondes de Radio Canada, nous entraîne régulièrement dans les sillons dissimulés de la Franco-Amérique, sur les traces des remarquables oubliés de notre histoire et vers plein d’autres sujets et phénomènes tout aussi beaux et bons les uns que les autres. On le redécouvre et l’apprécie encore davantage à la suite d’une lecture attentive de la plus récente publication de cet anthropologue-poète-philosophe-toponymiste-géographe—et avant tout humaniste—dont la plume est aussi douce que la voix.</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/SCAN0426.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2457" alt="SCAN0426" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/SCAN0426-194x300.jpg" width="194" height="300" /></a></p>
<p>Or, <i>Mammouth laineux</i>, n’est plus sa plus récente publication. Elle est remplacée par <i>Les yeux tristes de mon camion</i>, paru ces jours-ci chez Boréal. Serge a trouvé une formule gagnante, le petit livre, presque format de poche, composé de récits de longueur raisonnable, rarement plus de dix pages, à prime abord anecdotique, mais incitant à la relecture dont découle inévitablement une réflexion profonde. Cette fois-ci je m’intéressais plus particulièrement aux histoires de camions : des White, des Mack, des Kenilworth, des Peterbilt et j’en passe. Serge s’y connaît en camion car il en a vu passer dans sa vie et il en a conduit pas mal aussi. Mon père était camionneur et je me souviendrai toujours des jours et des nuits passés avec lui sur la route. Jeune, j’ai appris à tester le gonflement des pneus, à chaque arrêt, à l’aide d’un coup de masse ou de barre, et à faire mes petits besoins en pissant sur l’une des gigantesques roues de son « rig ».</p>
<p>Grâce à ses émissions nocturnes, comme les <i>Remarquables oubliés</i>, Bouchard à réussi à créer des liens avec des « truckers » québécois sillonnant jour et nuit les « freeways » des États-Unis. En parlant de la Franco-Amérique, des lieux comme Fond du Lac, Des Moines, Belle Fourche, Pierre, Laramie, Provo, Boisé, Coeur d&rsquo;Alène, Saint-Paul, Saint-Louis, et des nombreuses Frenchville ou Frenchtown figurant leurs cartes routières, il les éduque et ces camionneurs, une fois de retour au Québec, viennent à sa rencontre, lors d&rsquo;une de ses innombrables conférences ou causeries afin de le remercier.</p>
<p>Aussi, Serge fait une part importante dans <i>Les yeux tristes</i> au baseball, un autre domaine où mes intérêts rejoignent les siens. Comme elle manque à Serge, la voix de Jacques Doucet des défunts Expos de Montréal me manque tout autant. En camion ou en voiture seul, surtout un soir ou une nuit d’été, y a-t-il quelque chose de plus paisible, plus agréable, plus rassurant qu’une partie de baseball ? Un match à San Diego, dans la lointaine Californie alors que tu roules sur la 138 ver Sept Îles, la voix de Doucet et le cri subit de Rodger Brulotte : « Et elle est partie…circuit pour Warren Cromartie ! » Écouter aujourd’hui ces deux voix en studio à Montréal, en train de nous retransmettre à RDS les parties des Geais bleus de Toronto, ce n’est plus pareil. C’est de l’imitation ! Selon Serge—j’en suis bien d’accord—nous devons célébrer les Expos dont la trop brève existence a alimenté et enrichi la langue québécoise : circuit, chandelle, flèche, roulant, voltigeur… Des mots français qui ont pris de toutes nouvelles significations au Québec !</p>
<p>Contrairement à bien du monde, Serge Bouchard aime le stade Olympique. Il avoue peut-être faire partie d’une « confrérie des morons », mais il en est néanmoins fier. Lui-même, ancien joueur de football, il en est aujourd’hui grand amateur, surtout de la NFL, et s’ennuie aux rencontres familiales dans le temps des fêtes lorsque les éliminatoires battent leur plein dans les grandes villes états-uniennes et les beaux-frères et belles-sœurs ne s’allument pas et éteignent la télé ou changent de postes. Fâchant en maudit !</p>
<p>Bien que la virilité soit importante chez les camionneurs et les sportifs, Serge Bouchard fait place aussi à la féminité et à la tendresse. Sa rencontre avec la dame en Cadillac en Californie et sa conversation avec le chauffeur à bord du traversier à Tadoussac sur la triste fin d’un petit oiseau jaune ayant eu le malheur de ne pas voler assez vite et assez haut pour éviter la collision avec son bolide colossal sont des histoires touchantes.</p>
<p>Lire Serge Bouchard est, pour moi, un pur délice. Si aujourd’hui, c’est la neuvième fois que j’en parle, il y aura sûrement une dixième…et après.</p>
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		<title>Pierre Vagneux, l’AARQ et les Acadiens</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2016 01:04:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dimanche 15 mai au Centre culturel Noël Brûlart de Sillery, les membres de l’Association des Acadiens de la région de Québec (AARQ) se réunissaient pour écouter un conférencier de marque, Pierre Vagneux, leur parler du Traité de Paris de 1763 et sa signification pour les Acadiens et pour la Louisiane. Qui est Pierre Vagneux ? [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3668.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2248" alt="IMG_3668" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3668-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a>Le dimanche 15 mai au Centre culturel Noël Brûlart de Sillery, les membres de l’Association des Acadiens de la région de Québec (AARQ) se réunissaient pour écouter un conférencier de marque, Pierre Vagneux, leur parler du Traité de Paris de 1763 et sa signification pour les Acadiens et pour la Louisiane.</p>
<p>Qui est Pierre Vagneux ? Un Québécois d’origine française habitant aujourd’hui Tewkesbury, à la suite d’un passage remarqué en Acadie à titre d’ingénieur à l’Université de Moncton au cours duquel il a eu l’occasion de se lier par alliance avec la famille Chiasson de l’île Lameque. Aussi, un homme engagé, ayant récemment présidé la Coalition pour l’arrondissement historique de Sillery et siégeant à présent comme administrateur à l’Association des citoyens et citoyennes de Tewkesbury.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3669.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2249" alt="IMG_3669" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3669-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Aidé d’une belle-mère remarquable, c’est en 1993 que Vagneux amorce sa recherche sur les ancêtres de ses enfants. Petit à petit, cela prend de l’ampleur. Au Congrès mondial acadien de 2009, tenu à Caraquet, il est invité à prononcer une conférence sur les Chiasson d’Amérique. Ceux-ci réagissent avec enthousiasme en grand nombre à son propos de sorte que sa « banque de données » s’amplifie au point où, en 2012, il est en mesure d’aller beaucoup plus loin et plus en profondeur. L’année suivante, lors d’un séjour en Floride, il bifurque vers la Louisiane où il prononcera trois autres conférences devant 80 descendants de Chiasson. La même année, à Sillery, il assistera à une conférence prononcée par Sophie Imbeault, des Éditions du Septentrion, devant les membres de la Société d’histoire de Sillery, sur son livre, <i>1763. Le traité de Paris bouleverse l’Amérique</i>, ce qui l’incitera à mettre ses données sur la famille Chiasson et d’autres en rapport avec ces bouleversements historiques qui mirent fin à une véritable Guerre mondiale.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/1763.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2251" alt="1763" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/1763-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Compte tenu de mes nombreuses lectures sur l’histoire de l’Acadie et des Acadiens et de plusieurs visites en Acadie et en Louisiane, j’étais certain de ne pas apprendre grand-chose de ce conférencier qui m’était inconnu. Or, plus je vieillis et plus les années passent, plus je me rends compte que ce ne sont pas nécessairement des chercheurs chevronnés de réputation nationale ou internationale qui fassent des interprétations innovatrices ou nous apprennent de nouvelles choses. Non, souvent, ce sont des chercheurs « hobbyistes », travaillant à temps perdu, de manière passionnée et intéressée qui déterrent des trésors insoupçonnés qui assouvissent notre soif de connaître.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3679.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2252" alt="IMG_3679" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3679-300x233.jpg" width="300" height="233" /></a>Alors, qu’est-ce que j’ai appris au juste de la bouche Pierre Vagneux que je ne savais pas auparavant ? Au moins huit choses.</p>
<ol>
<li>L’arrivée de Cornwallis à la suite de la fondation d’Halifax en 1749 constituait un élément clé de la violence qui s’en suivrait. Celui-ci participait au troc des « scalpes », fixant une prime sur chaque bout de chevelure prélevé d’un Amérindien tué… ou d’Acadien, pas de différence !</li>
<li>Le terme « choc des victoires », faisant référence aux résultats des batailles de Louisbourg, Québec et Montréal.</li>
<li> La stratégie de la Déportation était bien élaborée d’avance. Bien calculée, basée sur d’excellentes données recueillies sur le terrain, elle procédait par sélection préalable. Les Acadiens, les plus « difficiles », « militants » ou « menaçants » comme ceux de Chignectou, furent déportés aux destinations les plus lointaines: les Carolines et la Georgie. Les plus paisibles et probablement plus âgés « jouissaient » d’un exil plus proche, au Massachusetts, par exemple.</li>
<li>Avant d’atteindre leur ultime destination en Angleterre, à Bristol, Falmouth et Southampton, certains déportés passaient obligatoirement par la Virginie y subissant des injures, insultes et barbaries.</li>
<li>Lors de la deuxième Déportation de 1758, il y a eu 56% de perte. Autrement dit, plus que la moitie de cette population résiduelle de la première Déportation a disparu.</li>
<li>Beausoleil Broussard et ses compagnons de voyage, relâchés de la prison d’ile George, ne visaient pas le pays des bayous, mais plutôt les Pays des Illinois. En arrivant à la Nouvelle-Orléans, ils avaient pour but de monter le Mississippi prendre possession des terres fertiles de l’intérieur, mais l’accueil en Louisiane fut tel qu’ils ont changé d’idée.</li>
<li>La répartition des Acadiens en 1800 : Louisiane (5 400), Maritimes (7 700), Québec (4 500)</li>
<li>L’importance d’Haïti non seulement comme point de ravitaillement pour les Acadiens, comme Beausoleil, se dirigeant vers l’embouchure du Mississippi, mais aussi, 20 ans plus tard, comme point d’embarcation de la flotte française destinée à se joindre aux forces américaines, lors de la bataille victorieuse contre les Anglais à  Yorktown.</li>
</ol>
<p>Ce que je savais, mais que la plupart des gens ne savent pas et que Pierre Vagneux nous a rappelés, c’est qu’il n’y a jamais eu de déportation d’Acadie vers la Louisiane. Le peuplement acadien de Louisiane s’est fait en trois vagues, toujours avec des étapes intermédiaires. Commençant en 1763, les prisonniers libérés à l’Île George, au large d’Halifax, dont Beausoleil Broussard et compagnie, sont transportés à Saint-Domingue. Ensuite, une deuxième vague en provenance de Pennsylvanie et du Maryland consistant largement  d’Acadiens de la région de Grand Pré. Enfin, le plus gros contingent d’Acadiens arrivera en Louisiane de France en 1785 dans sept navires nolisés par le gouvernement d’Espagne. Bon débarras pour la France et belles acquisitions pour l’Espagne désirant  coloniser ce territoire maudit hérité à la suite des ententes découlant du Traité de Paris!</p>
<p>Dimanche, je devais me faire accompagner à la causerie/conférence par Sophie Imbeault qui m’avait dit ne pas connaître Pierre Vagneux. Elle a dû se désister. Dommage ! Elle aurait appris de la bouche de Pierre Vagneux que s’il prononcait sa conférence devant les membres de l’AARQ, c’est parce qu&rsquo;il avait été présent à la conférence prononcée par Sophie trois ans auparavant devant les membres de la Société d’histoire de Sillery. Inspiré, il a pu passer outre la famille Chiasson et élargir son champ de recherche. Comme de quoi, le monde des chercheurs en francophonie nord-américaine est petit!</p>
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		<title>Jean Barman nous rappelle…French Canadians and Indigenous Women</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2016 19:34:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous avez aimé l’émission « Les remarquables oubliés », animée sur les ondes de Radio-Canada (Je ne m’habitue pas à l’« Ici », mais, de toute façon, à l’époque où cette émission exceptionnelle occupait les ondes, l’« Ici » n’était pas encore là !) par Serge Bouchard ou si vous vous êtes régalés à la lecture de Elles ont fait l’Amérique : [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous avez aimé l’émission « Les remarquables oubliés », animée sur les ondes de Radio-Canada (Je ne m’habitue pas à l’« Ici », mais, de toute façon, à l’époque où cette émission exceptionnelle occupait les ondes, l’« Ici » n’était pas encore là !) par Serge Bouchard ou si vous vous êtes régalés à la lecture de <i>Elles ont fait l’Amérique : de remarquables oubliées</i> et <i>Ils ont couru l’Amérique : de remarquables oubliés</i> réalisés en collaboration avec Marie-Christine Lévesque et si vous lisez couramment l’anglais, vous allez adorer <i>French Canadians, Furs and Indigenous Women in the Making of the Pacific Northwest </i>de l’historienne britanno-colombienne, Jean Barman.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/SCAN0405.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2240" alt="SCAN0405" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/SCAN0405-205x300.jpg" width="205" height="300" /></a></p>
<p>Si je vous ai parlé hier (billet précédent) de mes années passées à Seattle, c’est pour mieux montrer mon ignorance de cette région à l’époque où j’y vivais. Il a fallu que je traverse un continent, que je m’installe au Québec, que je découvre la Franco-Amérique et que je la parcoure moi-même pour savoir jusqu’à quel point les voyageurs, coureurs de bois et missionnaires de la Vallée du Saint-Laurent avaient fixé les jalons et jeté les bases pour l’établissement d’une société dans le <i>Pacific Northwest</i>—bien avant l’arrivée des Anglo-Américains. En 1969, venant de rédiger une thèse de maîtrise à l’Université de Washington intitulée <i>Non-Urban Stagnation in a Regional Setting</i>, je croyais connaître passablement la région. Hélas, non ! Ce n’est qu’en 2004, lors d’un passage comme conférencier à mon <i>alma mater,</i> que j’ai rencontré Robert Foxcurran, historien amateur passionné et francophile, qui se souciait depuis toujours de l’absence des Canadiens et Métis dans les livres d’histoire de sa région. Il m’explique de long en large le rôle fondamental qu’avaient joué ces précurseurs dans la formation du territoire qui deviendrait par la suite les États d’Orégon, de Washington, d’Idaho et du Montana, ainsi que la province de Colombie-Britannique….et tout cela, je répète, bien avant le traçage de la célèbre <i>Oregon Trail</i> qui amorcerait un véritable torrent composé d’Anglo-Américains vers la région.</p>
<p>Enfin, ce n’est qu’en 2014 que paraîtra sous la plume de Jean Barman un livre qui constitue une véritable réécriture de l’histoire du <i>Pacific Northwest</i>, cette fois-ci du point de vue des Canadiens français, engagés à fond dans la traite des fourrures, et de leurs épouses aborigènes qui les ont, en quelque sorte, ancrés à ce territoire si loin de leur Québec natal. Pendant plus d’un demi-siècle, au début du XVIII<sup>e</sup>, les Canadiens constituaient le groupe immigrant le plus important. En plus d’exploiter la faune, ils fondaient des villages, construisaient les routes, assuraient la traversée des cours d’eau, développaient des pratiques agricoles et participaient à la vie politique. Sans la présence de cette population franco-métisse, il est fort à parier qu’en 1846, quand la région fut divisée à des fins politiques entre la Grande Bretagne et les États-Unis, la Colombie-Britannique aurait été perdue au futur Canada.</p>
<p>C’est tout cela que Barman raconte dans son ouvrage … et plus ! Ce que j’ai trouvé de particulièrement fascinante et utile est l’annexe à la fin. En 30 pages, l’auteure dresse la liste de Canadiens français arrivés dans le <em>Pacific Northwes</em>t qui figurent dans son récit. Cela en fait environ 250 personnes, toujours avec une courte description. Je vous en donne cinq exemples tirés au hasard :</p>
<p><i>Étienne Lucier : Né à Montréal en 1796, ce Montréalais a voyagé de 1810 à 1812 par voie terrestre jusqu’à Astoria. À la déconfiture d’Astoria, il s’établit dans la vallée de la Willamette, à proximité de Joseph Gervais, Louis Labonté et plusieurs autres [Canadiens]. Actif politiquement, en 1844, il est fort probablement le seul Canadien français dont la venue dépendait du commerce des fourrures à avoir voté en faveur d’un gouvernement provisionnel. Peu de temps après la mort de sa femme aborigène, Josephte Nouite, avec qui il avait vécu depuis 1813, il prend comme épouse une femme Chinook du nom de Marie Marguerite. Une de ses filles s’est marié avec André Lachapelle. </i></p>
<p><i>André Lachapelle : arrivé en Orégon en 1817, âgé de 15 ans, de l’Assomption. Pendant deux décennies, il travaille à Fort Vancouver comme forgeron.  En s’installant dans la vallée de la Willamette, vers 1841, il se marie avec la fille d’Étienne Lucier.</i></p>
<p><i>Joseph Morin : ce natif de Maskinongé s’est joint à la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1823 alors qu’il avait déjà 30 ans. Il faisait partie des brigades qui traversaient régulièrement le continent et à chaque retour au Québec, il recrutait de nouveaux employés pour l’Ouest.</i></p>
<p><i>François Xavier Vautrin : À 19 ans, en 1834, il quitte Saint-Philippe, au sud de La Prairie, accompagné de son frère. Il travaillera surtout à Fort Langley. Malgré une séparation de son frère, en 1852, les deux se retireront ensemble dans la vallée de Cowichan, île de Vancouver.</i></p>
<p><i>François Morigeau : Trappeur libre, Morigeau prit comme femme une Métisse de la rivière Rouge [Manitoba]. En 1845, quelques temps avant leur installation sur une ferme près de Fort Colville [près de Spokane], le missionnaire catholique [d’origine belge] Pierre Jean de Smet décrivait sympathiquement la famille dont la fille, Sophie, était elle-même une trappeuse libre en Nouvelle-Calédonie (Colombie-britannique) et au Montana.</i></p>
<p>Ce ne sont pas les vedettes de l’histoire nationale, mais les gens du peuple partis sous d’autres cieux participer à la conquête d’un continent.</p>
<p>En écrivant ces lignes, je me rappelais une conversation que j’ai eue en octobre 2010, au tout premier <em>Frenchtown Rendezvous</em>, tenu près de Walla Walla, dans l’État de Washington. Frank Munns venait de s’adresser en français à ceux et celles assemblés pour le souper. En faisant allusion à la devise inscrite sur les plaques d’immatriculation québécoises, il rendait hommage à la mère patrie, un pays qui a de la mémoire, un pays qui se souvient, un pays qui a su survivre contre vents et marées ! À la suite de son intervention, j’ai dû lui avouer que les Québécois n’avaient pas si bonne mémoire que cela, qu’en fait il y en avait très peu qui se souvenaient des Canayens et Métis de la région du <i>Pacific Northwest</i>, qui savaient qu’une partie importante de leur propre histoire s’était déroulée dans la vallée de la Walla Walla. On a du chemin à faire !</p>
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		<title>Quebec, le film tourné en 1951</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 21:23:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment de l’attribution des Oscars, les médias débordaient de commentaires et de critiques sur Le Revenant et sa vedette, Leonardo Dicaprio. Les uns louangeaient la cinématographie et la scénarisation. Les autres décriaient le manque d’historicité et la violence. Roy Dupuis, s’en est pris au long métrage, le traitant de film « anti-Canadien français » et célébrant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/reve.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2211" alt="reve" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/reve.jpg" width="84" height="125" /></a></p>
<p>Au moment de l’attribution des Oscars, les médias débordaient de commentaires et de critiques sur <i>Le Revenant</i> et sa vedette, Leonardo Dicaprio. Les uns louangeaient la cinématographie et la scénarisation. Les autres décriaient le manque d’historicité et la violence. Roy Dupuis, s’en est pris au long métrage, le traitant de film « anti-Canadien français » et célébrant son refus du rôle de « Toussaint » qui lui avait été offert. Les descendants des voyageurs et coureurs de bois du Midwest américain que je fréquente sur <i>FaceBook</i> (<i>Great Lakes French Canadians and Metis</i>), ont pris ombrage à la présentation des leurs comme étant des affreux barbares !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/calvet.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2213" alt="calvet" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/calvet.jpg" width="300" height="241" /></a></p>
<p>Aujourd’hui, j’ai visionné de nouveau un film d’une autre époque, un film qui, à sa sortie et à mon insu, m’a marqué pour la vie. Tourné chez Paramount en 1951 et mettant en vedette Patric Knowles, John Drew Barrymore et Corinne Calvet, <i>Quebec</i>.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=y9iz2Oc_Lcc">www.youtube.com/watch?v=y9iz2Oc_Lcc</a></p>
<p>Lorsque, en 1951, dans une contrée lointaine, mes parents m’ont amené voir ce film, j’avais huit ans. C’était la première fois de ma courte vie que j’avais entendu ce mot-là, « Quebec », que je trouvais fort original ! Les seules autres mots que je connaissais qui commençaient par Q étaient « queen » et « queer ». J’étais loin de me douter qu’un jour je serais chez moi au Québec, que je serais parvenu à chérir, autant que les gens du pays, sa langue, sa culture, sa musique et son histoire et à développer, plus qu’eux, une passion sans borne envers la Franco-Amérique et toutes ses parties constituantes.</p>
<p>Le film dont l’action se passe en 1837 est bien simple et simpliste. Les imprécisions historiques, quant à la rébellion des patriotes, sont trop nombreuses pour énumérer. Le siège de Québec par les coureurs de bois en canot combattant les Britanniques qui occupent la Citadelle et qui portent la tunique rouge et le bonnet de poil d’ours est épique&#8230;et fait sourire ! Les hommes sont beaux et les femmes sont belles et les amourettes nombreuses. Filmé à Québec, les prises de vue font penser à <i>I Confess</i> d’Alfred Hitchcock, tourné aussi à Québec à la même époque.</p>
<p>Depuis les 65 dernières années, combien d’autres films hollywoodiens ont été tournés à l’intérieur de nos murs ?</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>ImagiNation 2016</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2016/04/07/imagination-2016/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2016 21:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis sept ans déjà, en avril, au Centre Morrin, 44, Chaussée des Écossais à Québec, se tient une activité littéraire de premier plan, ImagiNation. Ce festival d’écrivains, qui réunit des auteurs de tout genre venus largement du Canada anglais pour faire connaître leurs œuvres et en discuter, s’est amorcé le jeudi soir 6 avril et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/centre-morin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2175" alt="centre morin" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/centre-morin.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Depuis sept ans déjà, en avril, au Centre Morrin, 44, Chaussée des Écossais à Québec, se tient une activité littéraire de premier plan, ImagiNation. Ce festival d’écrivains, qui réunit des auteurs de tout genre venus largement du Canada anglais pour faire connaître leurs œuvres et en discuter, s’est amorcé le jeudi soir 6 avril et se poursuivra jusqu’au dimanche 10. En tout, une vingtaine d’auteurs partageront généreusement leur temps, leur talent et leurs connaissances avec un petit public assoiffé d’en savoir davantage, car à Québec—il faut l’avouer—de tels contacts avec l’autre Solitude sont plutôt rares. L’activité cadre parfaitement bien avec la mission du Centre Morrin qui abrite la <i>Literary and Historical Society of Québec</i>, la première société savante fondée au Canada en 1824.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/SCAN0396.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2176" alt="SCAN0396" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/SCAN0396-187x300.jpg" width="187" height="300" /></a></p>
<p>Je me trouverai chaque jour dans ce lieu magique à écouter et à prendre des notes. Peut-être poserai-je même une question de temps en temps. Avec les autres participants, j’aurai hâte de gagner l’un des prix de présence et, comme eux, je profiterai de l’occasion pour me payer une consommation afin de lubrifier le gosier et de faciliter la discussion. Dans la mesure du possible, je résumerai ici chaque jour l’essentiel de ce que j’y aurai entendu. Évidemment, compte tenu de mes autres obligations, je manquerai certaines séances. Commençons toutefois par les deux auteures qui ont parti le bal : <strong>Anne Walmsley</strong> et <strong>Heather O’Neil</strong>l.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3596.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2177" alt="IMG_3596" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3596-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Madame Walmsley est une journaliste dont les articles sont publiés, entre autres, par le <i>Globe &amp; Mail</i> et <i>Maclean’s.</i> Elle vient de publier <i>The Prison Book Club</i> qui est en lisse pour plusieurs prix. Le titre du livre cadre bien avec la première vocation de l’édifice dans lequel nous nous trouvons, une geôle. Victime d’une agression par deux hommes contre sa personne à Londres, elle a hésité momentanément à se joindre à son amie, Carole, qui venait de fonder un club de lecture à l’intérieur de la prison à sécurité moyenne/maximale de Collins Bay, près de Kingston. Son livre raconte cette expérience. Il s’agit presque d’une étude ethnographie, entrevues avec détenus à l’appui, qui suggère que la lecture est une activité « humanisante » qui pourrait très bien servir à la réhabilitation de prisonniers. En fait, selon l’auteur, il existe aujourd’hui au Canada 22 cercles de lecture dans 15 prisons fédérales, y compris celle de Joliette.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3597.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2178" alt="IMG_3597" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3597-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Madame O’Neill, âgée de 42 ans et écrivaine montréalaise, a très tôt décidé de sa vocation future. Abandonnée par sa mère et désabusée par un père insouciant, elle se faisait une vie à la bibliothèque et dans des livres. Son œuvre, tantôt fantaisiste tantôt réaliste, reflète ce qu’elle appelle « joy in loneliness ». (joie dans la solitude). Cette préoccupation est très évidente dans le titre de la collection de nouvelles qu’elle nous a présentée, <i>Daydreams of Angels</i> et dans un roman qui l’a précédée, <i>The Girl Who Was Saturday Nigh</i>t. Elle aime dire que ses livres contiennent la sagesse d’un perdant (<em>wisdom of a loser</em>).</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-61.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2182" alt="FullSizeRender-6" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-61-300x217.jpg" width="300" height="217" /></a></p>
<p>Contrairement aux séances de la veille peu peuplées, celle du 7 avril consacrée à l’œuvre de l’auteur albertaine, <strong>Will Ferguson</strong>, a fait salle comble au Centre Morrin. Cela s’expliquait certes par la renommée de l’invité qui semblait, dès le début, jouir de la reconnaissance de l’assistance, mais aussi par la séance qui l’avait précédée à laquelle je n’avais pu assister, celle-ci sur le thème de la viticulture (<i>Tasty Books : A Book and Wine Pairing Event</i>) animée par le sommelier, Yann Barrette-Bouchard. Évidemment, il y avait eu dégustation !</p>
<p>Né à Fort Vermillion, village cri et métis au nord de l’Alberta, Will Ferguson s’en est sauvé le plus tôt possible. Avant de commencer ses péripéties globales, il a eu néanmoins le temps de terminer un baccalauréat en études cinématographiques à l’Université York. Par la suite, basé au Japon, Ferguson sillonnait l’Asie, passant par la Chine, la Corée du Sud, la Malaisie, et l’Indonésie. Après un mariage traditionnel avec une Japonaise, dont la cérémonie l’avait beaucoup fait souffrir, le couple s’établit à Charlottetown où Will essaie de gagner sa vie au <i>PEI Guardian</i>. L’expérience lui vaut de nouveaux contacts avec des Japonais qui se ruent en troupeaux vers la Maison aux pignons verts. De l’île, il se rendra à Moose Jaw et à bien d’autres endroits au Canada, ce qui donnera lieu à un livre satirique and humoristique <i>Why I Hate Canadians. </i>Il écrira aussi dans cette lignée <i>Bastards and Boneheads</i> et <i>Canadian History for Dummies</i>. Malgré cette « haine imaginaire », il fond foyer dans la région de Calgary.</p>
<p>Ce soir, il fut davantage question de ses deux plus récents ouvrages, <i>419</i>, un roman se déroulant au Nigeria, et <i>Road Trip to Rwanda : A Journey into the Heart of Africa</i>. Sachant mélanger humour et profondeur, Will Ferguson est un conférencier chevronné. Son propos d’une durée de 50 minutes paraissait davantage comme une petite intervention de cinq minutes tellement le temps a vite passé sous les rires et sourires suscités par son style. Ce qui m’avait le plus frappé, c’est que je me sentais ailleurs—au Canada anglais ou aux États-Unis. Les principaux référents de Will Ferguson, malgré des contacts passagers avec le monde franco-canadien (le Québec et l’Acadie) viennent du monde anglo. J’ai remarqué que pour les quelques Franco-Québécois dans la salle, ses histoires et son style n’avaient pas  la même portée, le même « punch ». Faisant allusion aux petites histoires d’aventure racontées aux enfants en Amérique depuis des éons—des histoires qu’il lit encore à son fils—Ferguson citait « The Hardy Boys » pour les garçons et « Nancy Drew » pour les filles. Ce sont les mêmes histoires que ma mère lisait à moi et ma soeur dans les fins fonds de l’Utah lorsque nous avions l’âge du fils. Au final, après m’être régalé des propos, des aventures et de la sagesse de Will Ferguson, je suis néanmoins sorti de la salle avec le sentiment que son Canada avait beaucoup plus à faire avec mon ancien pays, les États-Unis, qu’avec mon Canada [français].</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3603.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2188" alt="IMG_3603" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3603-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Le premier roman publié (il prétend en avoir écrit six autres qui ne l’ont pas encore été !) du jeune auteur ontarien, <b>Clifford Jackman</b>, <i>The Winter Family</i>, fut finaliste au concours du prestigieux Prix Giller d’une valeur de 50 000$ attribué chaque année, en novembre, à l’auteur d’un recueil de nouvelles ou d’un roman canadien anglais. Le vendredi soir, au Centre Morrin, il en a été question. De toute évidence, il s’agit d’un Western noir d’une violence inouïe. Je vais en savoir davantage plus tard, car c’est moi qui l’ai gagné en tant que prix de présence. Une fois que j’en aurai terminé la lecture, j’en ferai un compte rendu dans cette chronique. Suffit de dire tout de suite que l’action se passe dans le sud des États-Unis où, sur un quart de siècle, une bande de hors-la-loi, la famille Winter, qui n’est pas une famille soit dit en passant, mais un amalgame de bandits de diverses provenances, terrorise un vaste territoire centré sur l’Oklahoma. À deux reprises, lors de son allocution, l’auteur exprimait l’idée que la violence et la brutalité telles que manifestées dans son livre, sont issues de « nos racines » , ce à quoi l’auditoire ne semblait pas d’accord. Comment l’auteur, <i>Canadian</i> de souche, né à Deep River, en Ontario, a-t-il pu rompre avec la thèse qui veut que les mœurs et rapports sociétaux canadiens diffèrent largement de ceux du puissant pays au sud. Un peu déconcertant, mais qui vient confirmer ce que je disais plus haut, à savoir que quand il est question de distinguer entre les États-Unis et le Canada anglais, les différences peuvent être floues et la frontière mince.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3605.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2189" alt="IMG_3605" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3605-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Il y a un an, presque jour pour jour, <b>Paul Almond</b> est mort à 84 ans. Sans doute plus que tout autre artiste, ce Gaspésien de Shigawake, qui a fait carrière dans les arts de la scène et du livre, , a marqué, grâce à sa présence à répétition, l’histoire de ce festival littéraire (ImagiNation). Cela expliquerait pourquoi s’est tenu en fin de soirée un hommage à M. Almond en présence de Jay Iversen, un collaborateur de longue date dans le domaine du cinéma, et de Danielle Cyr, la traductrice attitrée de <i>The Alford Saga</i>, œuvre de fiction en huit volumes basée sur ses racines familiales en Gaspésie, écrite dans ses vieux jours. Mentionnons également la présence en salle de son frère, Ted, venu de Shigawake, lui qui avait été indispensable, comme personne ressource, tout au long de la rédaction de la Saga.</p>
<p>En concevant, en 1963, l’émission « 7 Up », Almond a investi l’industrie télévisuelle britannique. Par la suite, mettant en vedette sa seconde épouse, Geneviève Bujold, avec laquelle il a eu un fils, Matthew, il a tourné à Toronto et à Hollywood deux films : <i>Isabel</i>, en 1968, et <i>Act of the Heart</i>, en 1970. À la fin de la soirée, une fois la discussion de la vie et de l’œuvre de Paul Almond terminée, l’auditoire a pu visionner l’un de ses documentaires présentés en 1964 sur les ondes de la CBC. Tourné en noir et blanc, le court métrage rappelait la Gaspésie des années 1930, la Gaspésie bucolique et paisible de son enfance.</p>
<p>C’est Danielle Cyr qui, à la fin de la soirée, a le mieux résumé l’héritage littéraire de Paul Almond : « It was a long, long love letter ».</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3607.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2192" alt="IMG_3607" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3607-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>La très dynamique <strong>Jacqueline Guest</strong>, enseignante et écrivaine du piémont des Roches en Alberta a épaté les quelques enfants, parents et grands-parents venus l’écouter tôt le samedi matin. Auteure de 19 livres pour enfants sur des sujets aussi diversifiés que le hockey, les Métis et les dinosaures, Jacqueline nous a expliqués comment écrire une histoire par la technique des 5W : Who (qui), What (quoi), Where (où), When (quand), Why (pourquoi). Les enfants participaient vivement à la causerie.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3609.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2193" alt="IMG_3609" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3609-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3610.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2194" alt="IMG_3610" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3610-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Écouter <strong>Jack Hannan</strong>, c’est comme relire <i>La Tournée d’automne </i>de Jacques Poulin. On a affaire à un véritable « homme de livres », un gars qui ne vit que pour des bouquins. Il les conçoit, les écrit, les publie et les vend. Sous une réserve abasourdissante, ce libraire et ancien poète montréalais, qui a lâché la poésie en 1976 pour la reprendre 20 ans plus, nous lisait de son premier et seul roman, <i>The Poet is a Radio</i>. Puis, sortaient de sa bouche spontanément ces quatre gemmes de la sagesse reflétant sa philosophie personnelle:</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Ces gens [les personnages créés pour son roman] deviennent tes gens. Tu préfères passer du temps avec eux…[au lieu de le passer avec des êtres vivants].</li>
<li>Je me trouve devant un dilemme. En même temps que je pense que nous devrions vivre de manière minimaliste en nous débarrassant des surplus que nous possédons, je viens ici vous inciter à consommer et à cumuler en achetant mon livre.</li>
<li>Un livre n’est pas le meilleur endroit pour lire de la poésie. Qui veut lire poème après poème après poème consignés à  un livre comptant 200 pages ? Le meilleur poème est celui que quelqu’un te donne.</li>
<li>Il existe trois lieux dans le vie de chacun : (1) chez soi ; (2) lieu de travail ; (3) lieu où se tenir quand on n’est ni à la maison ni au travail. Un endroit où on aime être, où on se sent confortable. Pour les uns, c’est un bar, un gymnase ou un aréna. Pour les autres, comme moi, c’est une librairie.</li>
</ol>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/faqui.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2196" alt="faqui" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/faqui-300x178.jpg" width="300" height="178" /></a></p>
<p><strong>Sonia Faruq</strong>i veut sauver la planète! Contrairement à bien des idéalistes qui ne font que rêver, cette jeune femme d’origine pakistanaise, ayant vécu à Dubaï et étudié à Dartmouth, a agi. Son livre <i>Project Animal Farm : an Accidental Journey into the Secret World of Farming and the Truth about our Food</i> suit une carrière—la sienne—qui, après de grandes études, commence sur <em>Wall Street</em> et bifurque vers des recherches engagées en agro alimentation qui visent à améliorer les conditions d’élevage et de santé publique. D’une naïveté certaine, il faut tout de même louanger la détermination, l’audace et l’optimisme de la jeune femme.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36191.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2198" alt="IMG_3619" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36191-223x300.jpg" width="223" height="300" /></a></p>
<p>Rafraîchissant ! Dynamique ! Énergique ! Divertissant ! Provocateur ! Amusant ! Philosophe ! Voilà, à peu près tout ce que j’ai à dire sur <strong>Monique Polak</strong> et sa prestation sur <i>Alice aux pays des merveilles</i> dont on fête cette année le 150<sup>e</sup> anniversaire de publication. Cette journaliste, animatrice et professeure se dit « possédée par Alice depuis toujours », ayant lu le livre « au moins 600 fois » ! Avant de creuser dans les profondeurs de ce conte tant aimé, Monique nous a entretenus de la personnalité et du génie de son auteur, Lewis Carroll—Charles Lutwidge Dodgson  de son vrai nom. Puis, l’histoire est décortiquée et analysée sous cinq angles : (1) identité ; (2) changement ou transformation ; (3) historicité ; (4) conventions sociales ; (5) justice. Monique Polak insiste sur le fait que <i>Alice’s Adventures in Wonderland</i> ait changé la littérature jeunesse à jamais et qu’il continue à enchanter des lecteurs et lectrices de tous âges. À la fin de la présentation, SURPRISE ! Monique a invité ceux et celles qui le connaissaient à se lever et à venir en avant réciter avec elle  le poème « Jabberwocky » de Lewis Carroll. Une seule personne a relevé le défi et elle a réussi le coup : Kathryn Burgess, pasteure de l’église St. Andrew’s&#8230; mon église préférée dans le Vieux-Québec soit dit en passant.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36221.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2201" alt="IMG_3622" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36221-223x300.jpg" width="223" height="300" /></a></p>
<p><strong>Jeffery Deaver</strong> est de ces auteurs qui publient un roman par année. Pas besoin d’aller dans une bibliothèque ou une librairie pour se procurer ses livres. Aux États-Unis, ils sont en vente chez Walmart, Costco, Target. <i>You name it </i>! Ils se classent parmi les livres populaires des auteurs tels que Nora Roberts, Danielle Steele, Ken Follet et John Grisham. Il en est de même probablement à Montréal et au Canada anglais. Je ne sais pas trop. Ce que je sais cependant, c’est que ce prolifique auteur nous a offert samedi soir la recette pour publier un roman. Simple comme bonjour ce travail solitaire! Cela se passe en huit temps : (1) Répondre à la question « pourquoi écrire » ; (2) Trouver un sujet ; (3) Planifier ou organiser le roman ; (4) Écrire-le ; (5) Éditer et réviser ; (6) Éviter le syndrome de la page blanche ; (7) Critique et réjection ; (8) Promotion. Pour chacun des ingrédients de cette recette, Deaver « plagiait » (il l’a dit lui-même) plusieurs grands auteurs de la littérature de langue anglaise. J’en ai conclu qu’il y a autant de points de vue et de méthodes de travail qu’il y a d’auteurs. Deaver lui-même préconise l’utilisation du « plan » (<em>outline</em>). Avant d’écrire le premier mot de son roman, Deaver aura passé huit mois à en faire l’architecture. Une fois cette structure en place, il passera deux mois à écrire. Pendant ce temps-là, il ne lira aucun ouvrage d&rsquo;un autre auteur afin de ne point se laisser influencer! Pour terminer, il nous a expliqué sa motivation : <i>a passionate desire to relate with the hearts and minds of readers</i>. Il a une peur bleue de les decevoir. Curieusement, Deaver n’a fait qu’affleurer son nouveau « thriller », <i>Steel Kiss.</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3623.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2203" alt="IMG_3623" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3623-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Grâce à la musique, la <strong>famille McGarrigle</strong> jouit d’une notoriété singulière dans le milieu Anglo Québécois. Bien que moins connues des Québécois francophones, Anna et Kate McGarrigle se produisaient presque autant en français qu’en anglais. La farce courait à un moment donné, qu’elles chantaient trop en français pour être invitées aux festivités de <i>Canada Day</i>, et trop en anglais pour participer aux spectacles de la Saint-Jean-Baptiste. Les deux sœurs survivantes, Anna et Jane, l’aînée, Kate s’étant éteinte en 2010, se sont concertées pour publier, en 2015,  chez Random House, un livre, <i>Mountain City Girls</i> :<i>The McGarrigle Family</i> <i>Album</i>. Il ne s’agit surtout pas d’un récit consacré à la brève, mais glorieuse, carrière de Kate et Anna qui ont côtoyé des icones de la musique folk/rock des années 70 et 80. Parmi leurs amis et collaborateurs de l’époque : Bob Dylan, Linda Ronstadt et Emily Lou Harris. Au contraire, le livre qui s’arrête en 1975 environ, rappelle des souvenirs d’une enfance heureuse et d’une adolescence mouvementée. Les auteures rendent hommage  à leurs parents , mais aussi à des oncles, tantes et cousins.  Frank, né au Nouveau-Brunwick, a choisi de vivre au Québec qu’il adorait. « Il ne pouvait pas parler français, mais le parlait quand même », a dit Anna (<i>He couldn’t speak French, but did so anyway </i>!). Lui et sa femme, Gaby Latrémouille ont élevé leurs filles à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.  Samedi soir, nous avions droit non seulement à la lecture de quelques extraits de <i>Mountain Girls</i>, mais aussi à quelques chansons de ces femmes qui ne chantent plus, pour ainsi dire, en public.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-6-12-35-07.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2204" alt="FullSizeRender-6 12-35-07" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-6-12-35-07-300x170.jpg" width="300" height="170" /></a></p>
<p>La traduction est un art. Pour clore les activités du Festival des écvrivans, trois personnes chargées par leur métier de faire le pont entre les Deux Solitudes (anglo/franco) étaient réunies pour en parler : <strong>Paul Gagné</strong>, <strong>Lori Saint-Martin</strong> et <strong>Neil Smith</strong>. Il a été un peu question du colossal travail de traduire l’œuvre de Mordecai Richler avec tous les pièges que cela comportait, à la fois ici, et outre Atlantique, car il faut se rappeler que les traducteurs d’ici travaillent pour deux lectorats, l’un français et l’autre québécois. Le traducteur doit trouver le mot juste, oui, mais il doit aussi adapter et parfois contextualiser. Il faut travailler de près avec l’auteur et les éditeurs qui, souvent, ne comprennent pas l’autre langue. Pour illustrer leurs propos, les traducteurs ont pris le fameux example des jurons et des sacres. Comment traduire pour les Français, Américains ou <em>Canadians</em> les « câlice, tabernak, baptême… » ? Que faire des « putains de merde » des Français? Et le fameux <em>F-word</em> qui parsème en abondance les écrits de certains auteurs anglophones ?</p>
<p>Observation fort intéressante et révélatrice de la part de Neil Smith qui explique la facilité avec laquelle les écrits de la Québécoise, Kim Thuy, voyagent du français à l&rsquo;anglais, du Québec au ROC&#8211;beaucoup plus facilement que pour la vaste majorité des auteurs québécois&#8211;de la manière suivante: au Canada, Kim Thuy n&rsquo;est pas perçue comme étant Québécoise!!</p>
<p>Neil Smith et Lori Saint-Martin sont également écrivains. Smith a profité de la scène pour lire des extraits de son long roman <em>Boo</em>. À eux, j’ai posé la question : Un traducteur/écrivain ou un écrivain/traducteur a-t-il, quand il se met à écrire, la capacité de le faire dans l’une ou l’autre des langues ?  Soit que ma question ait été mal comprise, soit qu’ils ne voulussent pas y répondre, je n’ai pas eu satisfaction. Après la séance, j’ai poursuivi en privé avec M. Smith qui a confirmé, je crois, ce que je pensais, qu’à compétence égale, dans une langue ou l’autre, l’écrivain aura néanmoins un penchant pour l’une sur l’autre. Il n&rsquo;écrira pas dans les deux. Nancy Huston fait exception!!</p>
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		<title>Inconquis : un lancement à la Librairie du Quartier…sur Cartier</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2016 17:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Êtes-vous déjà passé par Chapleau, en Nouvel-Ontario ? Regardez bien la carte. C’est loin, très loin! Cette petite ville de 2 100 habitants, située au cœur du bouclier canadien, est à Toronto, en termes de distance, ce qu&#8217;est Sept-Îles à Montréal. Exprimé autrement, Chapleau se trouve à 1 283 km à l’ouest de Québec en passant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Êtes-vous déjà passé par Chapleau, en Nouvel-Ontario ? Regardez bien la carte. C’est loin, très loin! Cette petite ville de 2 100 habitants, située au cœur du bouclier canadien, est à Toronto, en termes de distance, ce qu&rsquo;est Sept-Îles à Montréal. Exprimé autrement, Chapleau se trouve à 1 283 km à l’ouest de Québec en passant par Montréal, Val d’Or et Rouyn-Noranda, à 1 232 km en roulant sur la fameuse 17 d’Ottawa vers Sudbury, et à 1 380 km pour ceux et celles qui oseraient s’y aventurer via Chibougamau, Chapais, Waswanipi, Lebel-sur-Quévillon, Senneterre et Amos.<i></i></p>
<p>Moi, oui, une seule fois…il y a longtemps ! Mais pourquoi donc?  Car, pour le faire, il a fallu m’éloigner de la route Trans-canadienne en empruntant à Iron Bridge la moins bonne et sinueuse piste des chevreuils (<i>Deer Trail Route</i>). La raison en est bien simple : j’aime Maria Chapdelaine !</p>
<p>Comment ? C’est quoi le rapport ?</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-6.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2161" alt="FullSizeRender-6" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-6-259x300.jpg" width="259" height="300" /></a></p>
<p>C’est qu’après avoir terminé son manuscrit sur cette héroïne fictive du Lac Saint-Jean et l’avoir envoyé à son éditeur en France, son créateur, Louis Hémon, a pris le chemin vers l’Ouest canadien où il espérait participer aux moissons. À Chapleau, le 8 juillet 1913, il se fait happer par un train. Un monument érigé en 1937 et inauguré l’année suivante en présence de sa sœur et de sa fille, marque l’endroit.</p>
<p>Cette semaine, le lancement d’un nouveau livre, <i>Inconquis,</i> recherché et rédigé par un jeune  historien inscrit au doctorat à l’Université Laval et fils de Chapleau, Joseph Gagné, me rappelait mon seul et unique passage chez lui…probablement avant même sa naissance !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-7.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2163" alt="FullSizeRender-7" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-7-195x300.jpg" width="195" height="300" /></a></p>
<p>Non, le livre n’a rien à voir avec Louis Hémon, ni la ville où il a trouvé la mort et où ses restes sont enterrés. Il s’agit plutôt d’un livre qui lève le voile sur un pan oublié de l’histoire de la Conquête. Une fois la capitulation de Montréal signée le 8 septembre 1760 par le gouverneur de la Nouvelle-France et les forces françaises sommées de se rendre à l’ennemi britannique, deux officiers de la Marine du Canada, Pierre Passerat de la Chapelle et Louis Liénard de Beaulieu, l’un de Michlllimakinac et l’autre de Détroit, ont fait fi des ordres et se sont repliés en Louisiane, sous le contrôle—pour quelque temps encore—des Français.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3595.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2168" alt="IMG_3595" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3595-223x300.jpg" width="223" height="300" /></a></p>
<p>Quelle a été la suite des événements ? Que sont devenus ces braves hommes ? Comment se fait-il qu’il ait fallu attendre jusqu’en 2016 pour apprendre leurs noms ? Je vous invite à lire, en même temps que moi, ce récit fascinant de Joseph Gagné afin d’obtenir des réponses à toutes les questions que l’ouvrage suscitera.</p>
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		<title>The Piano Maker : un conte de la Franco-Amérique</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2016 19:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Que de plus curieux qu’un roman sur la Franco-Amérique écrit en anglais par un auteur d’origine autrichienne, Kurt Palka ? L’action se passe en France, à Montréal, sur la « French Shore » qui correspond à la région de la Baie-Sainte-Marie, en Nouvelle Écosse, et dans le Grand Nord canadien. Qui est cette femme mystérieuse qui arrive à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Que de plus curieux qu’un roman sur la Franco-Amérique écrit en anglais par un auteur d’origine autrichienne, Kurt Palka ?</p>
<p>L’action se passe en France, à Montréal, sur la « French Shore » qui correspond à la région de la Baie-Sainte-Marie, en Nouvelle Écosse, et dans le Grand Nord canadien.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/01/DSC06065.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2001" alt="DSC06065" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/01/DSC06065-209x300.jpg" width="209" height="300" /></a></p>
<p>Qui est cette femme mystérieuse qui arrive à Saint-Homais de Montréal pour s’y établir, elle qui parle avec un accent français de France ? Elle s’appelle Hélène Giroux, née là-bas d’une famille de fabricants de pianos dont la réputation avant la Deuxième Guerre mondiale n’était plus à faire. De marque Molnar, on pouvait en trouver partout dans le monde, même dans la petite église de Saint-Homais. En le constatant, Hélène, excellente pianiste, convainc le père William, même si elle n’est pas très croyante, de lui accorder des responsabilités dans la paroisse quant à la musique. L’enthousiasme des membres de la chorale est à son comble jusqu’à ce que les secrets de la vie de la nouvelle venue commencent à se dévoiler au grand jour avec l’arrivée au village d’un homme de la loi qui la met sous arrêt. À partir de ce moment-là, les commérages s’enclenchent et le nombre de choristes chute.</p>
<p>L’occupation allemande mit fin à la très prospère usine Molnar. Pour se sauver, ainsi que sa fille, à la suite de la mort de son mari soldat,  Hélène fait confiance à Nathan Homewood, un homme d’affaires américain, spécialiste de la spéculation, qui aurait bien aimé l’épouser si le beau Pierre n’avait pas été dans le portrait. Homewood trahit sa confiance en la faisant participer à une arnaque. Elle est laissée à Montréal sans le sou, devant se débrouiller par les moyens du bord.</p>
<p>Les années passent et Nathan réapparaît lui promettant une petite fortune si elle l’accepterait de l’aider dans sa « business ». Hésitant et contre la volonté de sa fille qui se souvient trop bien de l’arnaque, Hélène accepte néanmoins. Rien d’illégal, juste des choses un peu louches : trouver et acheter peu cher des objets cachés ou perdus et les revendre au gros prix à des musées et collectionneurs. L’élégance, la douceur et la beauté de son accompagnatrice donnent à Homewood une certaine crédibilité devant ses clients qu’il n’aurait pas eue autrement. Leurs petites affaires vont bien, ce qui mène à un grosse affaire : un voyage dans le nord de l’Alberta récupérer des vestiges de dinosaures. Les profits seront inestimables ! Une fortune à leur portée avec risques minimaux. Sauf qu’ils n’ont pas compté sur la dureté et la rigueur de ce voyage en traineau à travers des espaces glacés et enneigés.</p>
<p>Nathan Homewood ne reviendra pas de ce voyage, Hélène si. Quand le cadavre est retrouvé, Hélène est accusé de meurtre. À Edmonton, elle est acquittée, retourne à Montréal et, enfin, se rend à Saint-Homais pour recommencer paisiblement sa vie.</p>
<p>Alors, pourquoi le flic s’est-il rendu au village l’arrêter ? Pourquoi un nouveau procès ? Pour le savoir, il faut lire <i>The Piano Maker</i>. La raison est d’actualité : meurtre ou euthanasie ?</p>
<p>Certains clins d’œil vers les Acadiens sont agréables à lire, d’autres agaçants. D’abord, l’auteur capte le drame des naufrages et noyades qui marquent l’histoire de communautés acadiennes axées sur la récolte de la mer :</p>
<p><i>A few days earlier the Coast Guard had abandoned the search and had officially declared them lost and perished at sea. « Very old words those are along here, » said Mildred. « Lost and perished at sea, old and too common, I should know. »</i></p>
<p>Ensuite, il tombe dans le piège de devoir agencer les Acadiens de Nouvelle-Écosse aux « Cajuns » de la Louisiane :</p>
<p><i>Acadians, mostly, she said. People who’d been deported or driven out , and many had moved south to Louisiana when it was still French and years later had come back from all over. »</i></p>
<p>Toute une simplification de l’histoire, mais un lapsus que l’on peut probablement pardonner à Kurt Palka compte tenu que le cœur de son conte est ailleurs.</p>
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