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	<title>Carnet de Dean Louder &#187; Traversées du continent, 2008</title>
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	<description>Voyages et rencontres en Franco-Amérique</description>
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		<title>Idaho City, ID : la rusticité à son meilleur</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 09:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Seattle, Portland, Spokane, les plus grandes villes de cette glorieuse et belle région que l’on appelle le Pacific Northwest. Il n’en a toujours pas été ainsi. En octobre 1862, dix semaines après la découverte de l’or dans le Bassin de Boisé, une cuvette naturelle entourée de sommets de 2 400 mètres, fut fondée Idaho City. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="mainstpop.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/mainstpop.JPG" width="480" height="360" /><br />
Seattle, Portland, Spokane, les plus grandes villes de cette glorieuse et belle région que l’on appelle le <em>Pacific Northwest.</em> Il n’en a toujours pas été ainsi. En octobre 1862, dix semaines après la découverte de l’or dans le Bassin de Boisé, une cuvette naturelle entourée de sommets de 2 400 mètres, fut fondée Idaho City. L’été suivant, sa population se fixa à 6 275 habitants dont 5 691 hommes, faisant d’elle la plus grande « ville » du nord-ouest des États-Unis. Des femmes et familles suivirent, ainsi que des commerces, des écoles, des théâtres, une bibliothèque et des églises. La ville survécut plusieurs incendies et demeurera un site minier important jusqu’au moment de la fermeture des champs aurifères en 1942.<br />
Plus le « boomtown » d’autrefois, Idaho City demeure néanmoins de nos jours un trésor, recelant un héritage architecturel incomparable de l’ « Old West ». À titre d’exemple, le palais de justice du comté de Boisé, construit en 1871. Après avoir servi de magasin général et d’hôtel, il revint ces dernières années à ses premières fonctions, le juge Roger Cockerille y présidant plusieurs jours par semaine.<br />
<img alt="courthouse.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/courthouse.JPG" width="480" height="360" /><br />
Le journal le plus ancien de l’État de l’Idaho fut fondé en 1862 par Joseph Thomas Butler. Le <em>Boise News</em>, devenu par la suite <em>l’Idaho World,</em> se publie encore en 2008 sur une base quotidienne, mais plus dans son imprimerie originale. Troisième exemple de cette architecture remarquable, l’ancien hôtel, situé à l’écart de la rue principale, mais  bien en évidence en arrière du palais de justice.<br />
<img alt="idaworld.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/idaworld.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="hotel.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/hotel.JPG" width="480" height="360" /><br />
Faisant à la fois la honte et la fierté d’Idaho City cet édifice situé à l’extrémité nord de  la rue principale. Autrefois résidence de la bourgeoisie, elle est aujourd’hui dépotoir de toutes les « bébelles » imaginables et inimaginables qui peuvent attirer des curieux. Rien n’est à vendre. Tout est à musarder!<br />
<img alt="junk.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/junk.JPG" width="480" height="360" /><br />
Avant de quitter Idaho City, une courte visite à Trudy’s Kitchen s’impose. Les brioches à cannelle sont énormes, la tarte à rhubarbe succulente, le café chaud et la conversation animée..<br />
Dernier observation.. Sur un panneau d’information historique situé à l’entrée du <em>Main,</em> il est question de l’un des fondateurs d’Idaho City d’« origine danoise » : Émile Grandjean. Les édiles municipaux d’Idaho City me pardonneront, mais j’entretiens de sérieux doutes quant aux origines scandinaves de cet Émile!</p>
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		<title>Kooskia, ID : l’Amérique de Sarah Palin</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 09:22:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle est gouverneure de l’Alaska, mais la co-listière de John McCain aux dernières élections présidentielles américaines est née en Idaho le 11 février 1964, à 200 km au nord de Kooskia, où je viens de passer la nuit après une merveilleuse descente de la route 12 (Highway to Heaven) qui relie aujourd’hui les villes de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est gouverneure de l’Alaska, mais la co-listière de John McCain aux dernières élections présidentielles américaines est née en Idaho le 11 février 1964, à 200 km au nord de Kooskia, où je viens de passer la nuit après une merveilleuse descente de la route 12 (<em>Highway to Heaven</em>) qui relie aujourd’hui les villes de<br />
<img alt="northwest%20passage%20map.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/northwest%2520passage%2520map.jpg" width="400" height="312" /><br />
<img alt="chemin.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/chemin.JPG" width="480" height="360" /><br />
Missoula, au Montana, et Lewiston, en Idaho, en suivant plus ou moins le tracé du fameux <em>Lolo Trail </em>emprunté péniblement par l’expédition de Lewis &amp; Clark, à l’aller en 1805 et au retour en 1806. Roulant sur cette route étroite et sinueuse à double voie dont le parachèvement ne remonte qu&rsquo;aux années 1960, la Lochsa, à ma gauche, je pouvais facilement m’imaginer les difficultés et la misère auxquelles firent face les membres de l’expédition. Décrivant sa traversée de cette barrière quasi infranchissable que constituaient les montagnes Bitteroot, William Clark écrivait :<br />
<em>I have been wet and as cold in every part as I ever was in my life, indeed I was at one time fearfull my feet would freeze in the thin Mockirsons which I wore.</em><br />
Dans son excellent livre intitulé : <em>America : l’expédition de Lewis &amp; Clark et la naissance d’une nouvelle puissance, 1803-1853</em>, publié chez Septentrion en 2003 à l’occasion du bicentenaire de l’acquisition de la Louisiane par les États-Unis, Denis Vaugeois souligne la signification de la découverte du <em>Lolo</em>.<br />
À Kooskia, population 675, la Lochsa, cette rivière sauvage très prisée de nos jours par des adeptes du rafting et du kayak, se joint à la Selway formant ainsi la fourche mitoyenne de la Clearwater, cours d’eau ayant permis à l’expédition de Lewis &amp; Clark d’accéder à la Snake, puis au Columbia et, éventuellement, à l’océane Pacifique.<br />
Kooskia est un village en déclin. L’incertitude économique se fait durement ressentir dans ce coin isolé des États-Unis. Les scieries ferment les unes après les autres; l’extraction du minerai s’avère de plus en plus coûteuse et improfitable. Le matin, au Café Rivers, les hommes discutent moins de la pêche si abondante, de la chasse à<br />
<img alt="riverscafeext.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/riverscafeext.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="riverscafeint.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/riverscafeint.JPG" width="480" height="360" /><br />
l’orignal, au wapiti et au chevreuil que de l’avenir du pays. À Kooskia, huit jours après les élections, l’humeur est massacrante. Nous sommes au coeur de l&rsquo;Amérique conservatrice qui a produit Sarah Palin et qui a vu naître à Ruby Ridge, en 1992, la confrontation violente, voire meurtrière, entre le clan Weaver, considéré comme subversif, et les forces fédérales !<br />
Et comme pour confirmer ce que j’observais au Café Rivers et pour rappeler le souvenir de Ruby Ridge, cette pancarte plantée bien en évidence à la sortie du village :<br />
<img alt="obama.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/obama.JPG" width="480" height="360" /><br />
Obamanation (Abomination!)<br />
Moins de liberté<br />
Davantage de « bullshit » gouvernemental coûteux</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Wallace Stegner et l’Ouest américain</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 12:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout de suite en entrant au City Lights Books, j’ai vu un nom et un visage qui m’étaient autrefois familiers, ceux de Wallace Stegner. Oui, à l’époque où j’habitais l’Utah et, par la suite, l’État de Washington, les écrits de Stegner faisaient partie de mon quotidien. Il était le premier, au vingtième siècle, à chroniquer [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout de suite en entrant au <em>City Lights Books</em>, j’ai vu un nom et un visage qui m’étaient autrefois familiers, ceux de Wallace Stegner. Oui, à l’époque où j’habitais l’Utah et, par la suite, l’État de Washington, les écrits de<br />
<img alt="stegner.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/stegner.jpg" width="386" height="609" /><br />
Stegner faisaient partie de mon quotidien.  Il était le premier, au vingtième siècle, à chroniquer le vécu de cette région la plus neuve des États-Unis (l’Ouest). Son roman <em>Angle of Repose </em>(1971) a gagné un prix Pulitzer. <em>The Spectator Bird </em>(1976) a suscité un intérêt national et international envers la vie et les paysages de l’Ouest. <em>Mormon Country </em>(1942) analyse de manière objective, du point de vue de l&rsquo; « outsider », l’extraordinaire paysage ciselé sur une période de cent ans par ces réfugiés religieux de l’Est. <em>Wolf Willow : A History, a Story, and a Memory of the Last Plain Frontier </em>(1962) raconte la vie au sud-ouest d&rsquo;une province  nouvellement créée, la Saskatchewan, car Stegner, né en 1909 au Dakota du nord, y passe un grand pan de son enfance avant de suivre son père nomade en 1920 à Great Falls, au Montana, puis à Salt Lake City peu de temps après. Ce ne sont là que quatre des plus de quarante ouvrages de fiction et de non fiction témoignant du statut de Stegner comme l’un des plus grands défenseurs de l’environnement de son époque.<br />
Évidemment, je ne pouvais ne pas acheter cette biographie que j’ai lue rapidement, savourant chaque paragraphe, découvrant l’homme derrière le rideau, emphatisant avec le professeur d’université (Stanford) pris dans les engrenages d’une grosse université de recherche et dans les querelles intestines de son département et partageant sa rage devant le viol des paysages de l’Ouest, viol que je qualifie de « californication ».<br />
Deux semaines après avoir terminé ma lecture de <em>Wallace Stegner and the American West</em>, je traversais de nouveau la « dernière frontière de plaine » dont il est question dans <em>Wolf Willow</em>.  À l’extrémité est<br />
<img alt="rrpont.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/rrpont.JPG" width="483" height="362" /><br />
<img alt="bisons.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/bisons.JPG" width="483" height="362" /><br />
des Montagnes aux cyprès, ces petites collines qui se démarquent clairement de la plaine, se trouve le village de Eastend (population 560) où Stegner a vécu  jusqu’à l’âge de 11 ans. Il n’est retourné à Eastend qu’une fois dans sa vie, en juin 1953 pour recueillir des informations en vue de la rédaction et de la publication de <em>Wolf Willow</em>. Selon Fradkin, son biographe, il se comportait « comme un espion revisitant son passé ». Quatre ans plus tard, alors que la recherche sur ce livre tirait à sa fin, Stegner écrivait à un ami que tous ceux qu’ils avaient rencontrés au cours de la préparation de son livre étaient : « …full of homesickness for the place. And this is a strange thing, isn’t it? I remember it [Eastend] better than any place I ever lived ».<br />
<img alt="stegnerhaus.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/stegnerhaus.JPG" width="483" height="362" /><br />
Sans nécessairement le vouloir, cet homme de l’Ouest, mort en 1993, dont les cendres ont été répandus loin de son Ouest bien-aimé, près de sa résidence d’été au Vermont (quel paradoxe!) évoque une vérité : peu importe où  nous voyageons, peu importe le nombre et la distance des déplacements, peu importe les tentatives d’enracinement ailleurs et peu importe notre longévité, les lieux dont nous nous souvenons le plus sont ceux de notre enfance.</p>
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		<title>À la recherche de Victor Charigot, beau-père de Pierre Auguste Renoir</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 10:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Il existe encore des gens qui se servent des postes pour envoyer des lettres d’amitié, d’amour et de reconnaissance et qui les écrivent à l&#8217;aide d&#8217;instruments périmés. J’en ai eu la preuve récemment en recevant deux courtes lettres tapées à la machine sur une vieille Smith-Corona ou une vétuste Underwood, je ne le sais. Ces [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe encore des gens qui se servent des postes pour envoyer des lettres d’amitié, d’amour et de reconnaissance et qui les écrivent à l&rsquo;aide d&rsquo;instruments périmés. J’en ai eu la preuve récemment en recevant deux courtes lettres tapées à la machine sur une vieille Smith-Corona ou une vétuste Underwood, je ne le sais. Ces lettres me sont parvenues de Monsieur Alain Renoir, 87 ans, d’Esparto, en Californie, petit-fils du grand peintre français Pierre Auguste Renoir, fils du cinéaste bien connu, Jean Renoir, et arrière petit-fils de Victor Charigot!<br />
<img alt="livre.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/livre.JPG" width="447" height="609" /><br />
Victor Charigot? Qui était-il et pourquoi son arrière-petit-fils m’écrit-il à son sujet? L’histoire mérite une grande diffusion. Je commence par citer l’avant-propos d’un petit bouquin intitulé <em>Victor Charigot, son grand-père</em> de Pierre Chartrand et Bernard Pharisien :<br />
<em>Père d’Aline Charigot (épouse de l’illustre peintre impressionniste Pierre Auguste Renoir) Claude (dit Victor) Charigot finit ses jours en 1898 à Bathgate, un minuscule village au Dakota du nord. Champenois d’origine, il transite par le Canada avant de s’installer aux États-Unis. On dit volontiers des marins qu’ils ont une femme dans chaque port. Victor a une épouse légitime dans chacun des pays où il séjourne. Trois prêtres bénissent ses unions successives : la première en France, la seconde au Manitoba, la troisième dans le Dakota du nord. La situation ne semble pas originale à une remarque près : les seconde et troisième cérémonies sont célébrées alors qu’il est encore uni à sa première épouse « devant Dieu, par les liens sacrés du mariage ».<br />
Au début de l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, le cinéaste Jean Renoir, petit-fils de Victor, émigre aux États-Unis. En 1943, il y fait la connaissance de Victoria Charigot-Quesnel, demi-sœur de sa mère qui lui révèle la fin de l’existence de son grand-père. En publiant, vingt ans plus tard, un livre de souvenirs intitulé </em>Pierre Auguste Renoir, mon père, <em>Jean lève le voile sur une partie de la vie de ce grand-père pour lequel il éprouve une sympathie non dissimulée. Doué d’une imagination fertile, Jean mêle la réalité à la fiction et livre en abrégé, une version romancée des tribulations de son ancêtre.<br />
En 1998, Bernard Pharisien, arrière-petit-neveu de la mère d’Aline Charigot, publie une histoire de Victor qui se rapproche davantage de la réalité. Cependant, il ne peut alors accéder à toutes les sources. C’est loin l’Amérique! Six ans plus tard, il croise Pierre Chartrand sur l’une des routes de l’information. Internet leur permet de communiquer, d’échanger des documents et des idées. C’est ainsi que reprennent les recherches. Aujourd’hui, ces deux passionnés vivant de chaque côté de l’Atlantique (Pharisien à Paris, Chartrand à Hemmingford, au Québec) et qui ne se sont jamais rencontrés livrent cet itinéraire aussi original que mouvementé d’un Champenois, natif de la même région que Paul Chomedey de Maisonneuve et Marguerite Bourgeoys : Victor Charigot, un obscur pionnier… Mais dont le gendre (Pierre Auguste) et le petit-fils (Jean) jouissent d’une notoriété internationale qui ajoute sans doute une légère pointe de piment au récit.</em><br />
Au cours de ses recherches sur Charigot, l’internaute québécois, Pierre Chartrand, a pris connaissance des travaux du professeur Virgil Benoît de l’Université du Dakota du nord sur les Canadiens français de sa région et de mon propre intérêt, à moi, envers la Franco-Amérique et de mon amitié avec Virgil. Chartrand prend donc contact avec moi et nous nous faisons inviter, par la suite, tous deux, à participer au deuxième rassemblement annuel d’IfMidwest (Initiatives en français dans le Midwest) qui aura lieu à Belcourt, au Dakota du nord, du 1er au 3 mai 2008. Malheureusement, Pierre n’a pu accepter l’invitation, tandis que j’ai réussi à intégrer ce rassemblement à l’une de mes nombreuses traversées du Canada. Je lui ai promis de rapporter des photos.<br />
Le passage de la Grande fourche (Grand Forks), site de l’université, à Belcourt nous a conduits par plusieurs villages dont Oakwood où les pierres tombales témoignent de la présence canadienne-française et de la vivacité de<br />
<img alt="osgood.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/osgood.JPG" width="480" height="640" /><br />
la langue française autrefois. Entre Oakwood et Grafton, notre hôte nous a raconté l’histoire rocambolesque de<br />
Victor Charigot et nous a priés de sortir de l’autobus, par temps très venteux, afin de rendre hommage à cette figure insolite de la Franco-Amérique dont le parcours inusité suscite tant de questions.<br />
<img alt="charigotdean.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/charigotdean.JPG" width="480" height="360" /><br />
En lisant l’article de Virgil Benoît publié dans <em>Franco-Amérique </em>(Éditions du Septentrion, 2008), « De Minomin à Wild Rice en passant par la Folle Avoine : une histoire du Midwest », le lecteur prend connaissance du Père Jean-Baptiste Genin (1839-1900), prêtre missionnaire qui a consacré sa vie aux Métis et Canadiens de cette région, tout en souffrant du dédain de ses supérieurs. Or, aujourd’hui, grâce à Monsieur Bob Vaudrin, le père Genin revit. Dans le cadre des activités de reconstitution historique organisées par IfMidwest, Vaudrin le réhabilite.<br />
<img alt="genin.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/genin.JPG" width="480" height="640" /><br />
Charigot et Genin avaient le même âge, parlaient la même langue, habitaient le même territoire, voire le même village, Bathgate, à la fin de leur vie. Se connaissaient-ils? Sûrement. L’un y était commerçant, l’autre curé. Est-il possible que ce soit Genin qui ait présidé aux obsèques de Charigot, qu&rsquo;il y ait chanté la messe? On ne saura probablement jamais, mais l’hypothèse semble plausible.<br />
<img alt="charigotgenin.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/charigotgenin.JPG" width="480" height="640" /><br />
Au retour du Dakota, j’ai transmis, tel que promis, des photos à MM. Pharisien et Chartrand qui les ont sûrement acheminées rapidement à l’arrière-petit-fils de Victor Charigot, Alain Renoir d’Esparto, en Californie, qui, très ému devant sa Smith-Corona (ou Underwood) ne pouvait assez me remercier de ces doux souvenirs d&rsquo;un être à la fois mystérieux et familial !</p>
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		<title>Willow Bunch : haut lieu de la Fransaskoisie (Métis et Canayen)</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 09:41:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Hart Rouge, le géant Beaupré, Carmen Campagne? En avez-vous entendu parler? Que partagent-ils? Une seule et même provenance. Le village de Willow Bunch, en Saskatchewan, fondé en 1880 par Jean-Louis Légaré, originaire de Saint-Jacques de l’Achigan. Commerçant, charretier et aventurier, Légaré est passé par Saint-Paul, au Minnesota, et Pembina au Dakota avant de s’établir à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hart Rouge, le géant Beaupré, Carmen Campagne? En avez-vous entendu parler? Que partagent-ils? Une seule et même provenance. Le village de Willow Bunch, en Saskatchewan, fondé en 1880 par Jean-Louis Légaré, originaire de Saint-Jacques de l’Achigan. Commerçant, charretier et aventurier, Légaré est passé par Saint-Paul, au Minnesota, et Pembina au Dakota avant de s’établir à Willow Bunch. De 1876 jusqu’à la date de fondation du village, il a joué un rôle de négociateur auprès des Métis et Amérindiens de la région. Parmi ces derniers se trouvait le grand chef des Sioux, Taureau Assis (Sitting Bull), qui, avec sa bande, s’était réfugié ici à la suite de leur victoire sur l’armée de George Custer à Little Big Horn afin de se protéger des attaques hargneuses de l’armée américaine. Légaré, en tant que « diplomate » et la gendarmerie à cheval du Nord-Ouest ont participé directement à ces événements marquants portés récemment au grand écran par Yves Simoneau dans son film <em>Bury My Heart at Wounded Knee</em>, basé sur le livre du même nom de Dee Brown.<br />
<img alt="geantpierre.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/geantpierre.JPG" width="480" height="640" /><br />
Évidemment, Willow Bunch est un haut lieu de la Fransaskoisie et de la francophonie canadienne de l’Ouest. J’avais honte de n’y avoir jamais mis les pieds. L’occasion s’est enfin présentée le 1er mai 2008. Après avoir parcouru des centaines de kilomètres sur les Prairies plutôt plates et relativement monotones—surtout à ce temps-là de l’année— quelle ne me fut pas surprise de me retrouver subitement devant une oasis semi verdoyante au fond d’une de ces coulées creusées profondément dans ce paysage autrement aride. Ce qui m’a surpris en tout premier lieu était la petitesse et la banalité de l’église, comparée à celles de Gravelbourg et de Ponteix où les institutions catholiques dominent visiblement. Par contre, l’ancien couvent, aujourd’hui musée, qui héberge aussi le Centre culturel de Talle de Saules, surveille l’entrée du village.<br />
<img alt="egl.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/egl.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="ccjuly.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/ccjuly.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="salle.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/salle.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="statue2.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/statue2.JPG" width="480" height="360" /><br />
Dans le grand jardin du presbytère, encore gris et aux arbres dénudés, Mme Lorraine Bouvier, originaire de Sainte-Thérèse, à quelques kilomètres de là, travaillait à quatre pattes à nettoyer les dégâts du long hiver et à racler et à enlever les feuilles mortes en vue de la belle saison. Elle me présente son mari, Henri. Sur le coup, je ne les avais pas reconnus, pourtant…<br />
Au fil de la conversation, j’apprends que ce couple fransaskois avait fait carrière dans l’enseignement au Manitoba et qu’à leur retraite ils avaient décidé de quitter le village de Saint-Léon, au Manitoba, et de réintégrer leur Saskatchewan natale. Willow Bunch n&rsquo;ayant plus de curé résident, il se portèrent acquéreurs du presbytère.<br />
Saint-Léon! J&rsquo;y étais allé en 1982 accompagné d&rsquo;une vingtaine d’étudiants de l’université Laval. En apprenant cela, Lorraine exclama, « Mais vous êtes le prof de Laval. Nous avons accueilli vos étudiants chez nous à Saint-Léon! Ils y étaient couchés ‘mur à mur’ ».<br />
Et voilà, tout me revenait! Je les connaissais ces braves gens qui nous avaient rendus de si grands services 26 ans auparavant. Des retrouvailles amusantes et émouvantes! En nous quittant, une invitation à revenir plus tard…n’importe quand!<br />
Donc, en route vers l’Ouest deux mois et demi plus tard, j’ai de nouveau dirigé mes pas vers Talle de Saules dans le but de revoir les Bouvier et d&rsquo;évaluer la floraison de leur parterre. Frustré par l’absence de mes amis, mais conscient du fait que j’arrivasse quand même à leur insu, j’ai pu néanmoins me promener dans ce petit Éden et admirer les fruits du dur labeur dont j’avais été témoin quelques semaines auparavant.<br />
<img alt="statue.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/statue.JPG" width="480" height="640" /><br />
<img alt="jardin.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/jardin.JPG" width="480" height="360" /><br />
Ces jours-ci, les Bouvier collaborent avec l’Institut français de l’université de Régina à l’organisation de la 2e Table ronde itinérante des Francophones et des Métis de l&rsquo;Ouest canadien qui aura lieu à Talle de Saules du 19 au 21 septembre 2008. Cette rencontre communautaire, où se conjugueront partage, apprentissage et célébration, vise à rétablir un dialogue constructif entre deux groupes qui se sont éloignés l&rsquo;un de l&rsquo;autre au cours du dernier siècle. Ce beau logo intégrant des symboles des deux cultures, métisse et canadienne-française, en dit long sur la possibilité de projets d’avenir.<img alt="logo.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/logo.jpg" width="250" height="288" /></p>
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		<title>Raymond, Alberta&#8230; mon chalet lointain!</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 11:19:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[J’envie mes amis, mes collègues et mes voisins à Québec qui ont un chalet dans Charlevoix, sur la Côte-du-Sud ou à Lac-Saint-Joseph. Je n’ai pas cette chance-là. Le mien se trouve à 3 800 km du domicile principal situé sur l’avenue du Cardinal-Bégin! Évidemment, je n’y vais pas à toutes les fins de semaine, mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J’envie mes amis, mes collègues et mes voisins à Québec qui ont un chalet dans Charlevoix, sur la Côte-du-Sud ou à Lac-Saint-Joseph. Je n’ai pas cette chance-là. Le mien se trouve à 3 800 km du domicile principal situé sur l’avenue du Cardinal-Bégin! Évidemment, je n’y vais pas à toutes les fins de semaine, mais cela fait quand même une dizaine de fois que j’y vais en trois ans. À quoi bon avoir un chalet à l’autre bout du continent? Et bien, cela fait découvrir du pays et les quelques récits qui vont suivre en rendront témoignage, car ils relèveront des faits saillants de deux voyages en trois mois entre Raymond et Québec. De plus, avoir un chalet à Raymond permet à son épouse de passer cinq ou six mois par année en Alberta « tropicale », loin de la neige et de l’hiver québécois, et près des trois enfants et dix petits enfants qui l’habitent!<br />
À vrai dire, ce n’est pas un chalet que j’ai, mais un tout petit appartement situé dans un demi sous-sol d’une belle grande maison, à la cour immense et luxuriante, sur Broadway, à Raymond dont la population vient de franchir,<br />
&lt;img alt=&quot;appartement.JPG&quot; src=&quot;https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/appartement.JPG&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; /<br />
après 105 années d’existence, le cap des 3 500 habitants. Les propriétaires, Sherrel et Maureen, un couple de mon âge, habitent au-dessus de ma tête. On ne les entend pas et ils ne nous entendent pas non plus.<br />
Le maire, George Bohne, et les édiles municipaux sont en extase car le nombre de nouvelles constructions est passé de 10 par année, sur une très longue période, à 26 en 2006, à 69 en 2007 et à 33 pour les six premiers mois de 2008. Ils espèrent que la construction en cours d’une grande pharmacie—genre Jean-Coutu—sur une rue principale en déchéance depuis 40 ans, va ressusciter le commerce ici à l’ombre de Lethbridge (population 90 000) et ses multiples centres commerciaux dominés par les géants des industries de la consommation domestique.<br />
<img alt="pharmacie.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/pharmacie.JPG" width="480" height="360" /><br />
Raymond trace ses origines à l’arrivée dans la région en 1887 d’immigrants en provenance de l’Utah qui ont apprivoisé ce terroir aride en lui apportant une technologie permettant l’irrigation. Ils ont participé activement à la construction du canal Galt, précurseur du système St. Mary’s et d’autres schémas d’irrigation rendant possible la production de plusieurs céréales et l’élevage. Or, ce qui a fait le succès de Raymond dans un premier temps, ce sur quoi l’économie locale était basée pendant un demi-siècle est la betterave à sucre. Un industrialiste mormon bien<br />
<img alt="agraymond.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/agraymond.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="sucrerie.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/sucrerie.JPG" width="480" height="360" /><br />
nanti de l’Utah, Jesse Knight, vint ici au tournant du vingtième siècle construire une sucrerie, désaffectée depuis les années 60, et donna au village le nom de son fils Raymond qui deviendrait en quelque sorte le notable de la place. Aujourd’hui on lui attribue l’instauration du <em>Stampede</em> de Raymond, le plus vieux rodéo de tout le Canada. Le 1er juillet de chaque année, l’événement fait tripler la population du bourg.<br />
Lorsque je suis ici, je m’ennuie au bout d’un certain temps. Je m’ennuie du Québec. Je m’ennuie de parler français. Mais j’ai découvert qu’en Amérique du Nord, quand on cherche le français, il est là, même dans le coin le plus conservateur de cette Alberta de William Aberhard. Ernest Manning, Peter Lougheed, Preston Manning, Ralph Klein et—<em>yes</em>—Stephen Harper! C’est pour cela qu’à l’été 2006, j’ai réussi à mettre sur pied, le temps d’un pique-nique, <em>L’Amicale francophone de Raymond</em>. Les membres sont très diversifiés : un menuisier originaire de Joly, au Québec, deux sœurs commerçantes et leurs vieux parents, originaires du sud de la France, un pompiste au poste d’essence, fils légèrement handicapé de l’une des commerçantes, des Québécois enseignant à l’école française de la Vérendrye à Lethbridge, un administrateur de Marseille ayant passé aussi par la Polynésie<br />
<img alt="amicale.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/amicale.JPG" width="480" height="360" /><br />
française, un ancien pilote de ligne et sa femme parisienne, chanteuse d’opéra et écrivaine, un Franco-Albertain d’Edmonton, de jeunes francophiles issus des écoles d’immersion et des anciens missionnaires de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ayant séjourné au moins deux ans dans un pays de langue française. Ce qui soude ces gens ensemble et explique leur présence à Raymond, c’est leur foi religieuse et leur volonté de contribuer à la solidarité de cette petite ville généreuse et bonne.</p>
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		<title>Passer la nuit sur le quai à Tobermory, ON</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 14:45:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous avez lu les récits qui précèdent, vous savez que j’allongerais un voyage de plusieurs centaines de kilomètres afin d’embarquer à bord d’un traversier. Aussi, quand je passe de Québec à Raymond, je suis toujours à la recherche de nouveaux itinéraires. Le chemin est quand même long (3 800 km) et le choix de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="quai.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/quai.JPG" width="480" height="360" /><br />
Si vous avez lu les récits qui précèdent, vous savez que j’allongerais un voyage de plusieurs centaines de kilomètres afin d’embarquer à bord d’un traversier. Aussi, quand je passe de Québec à Raymond, je suis toujours à la recherche de nouveaux itinéraires. Le chemin est quand même long (3 800 km) et le choix de routes limité compte tenu des Grands Lacs qui font obstacle. Prendre le <em>M.S. Chi-Cheemaun </em>à Tobermory, à l’extrême pointe de la péninsule Bruce, à 300 km au nord-ouest de Toronto permet de satisfaire à mes deux « besoins » : (1) prendre un traversier; (2) emprunter un nouveau chemin pour ce, ma douzième traversée terrestre du Canada en quatre ans.<br />
Lorsque je me suis couché à 22h30, le <em>Chi-Cheemaun </em>n’était pas encore arrivé au quai. J’ai eu le temps d’apprécier le coucher du soleil sur le lac Huron. Le bateau accosterait à 23h45 et nous ferait embarquer le<br />
<img alt="quai2.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/quai2.JPG" width="483" height="362" /><br />
<img alt="nuit.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/nuit.JPG" width="483" height="362" /><br />
lendemain à 7h pour entreprendre une  traversée d&rsquo;une durée d’une heure et 45 minutes à South Baymouth sur l’Île Manitoulin. En raison de la multitude de naufrages à proximité, Tobermory est connue comme la capitale mondiale de la plongée sous-marine en eau douce. Les deux parcs nationaux avoisinants, <em>Bruce Penninsula </em>et <em>Fathom Five Marine</em>, offrent un éventail d’activités facilitant l’observation de la flore et de la faune et l’exploitation d’une biosphère réputée mondialement.<br />
Au cours du passage de Tobermory à Manitoulin, la plus grande île au monde à se trouver dans un plan d’eau douce, se dévoile à l’occasion sur un îlot rocailleux un phare pittoresque. « L’île des esprits », car c’est cela que<br />
<img alt="phare.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/phare.JPG" width="480" height="360" /><br />
Manitoulin veut dire en langue ojibwé, mesure 112 km de long et 50 km de large et compte une population permanente de 12 600 et six réserves amérindiennes. L’été, la population augmente de 25%. L’ île est parsemée de 108 petits lacs et sert de trait d&rsquo;union entre la péninsule Bruce et le nord-ouest de l’Ontario. Le pont suspendu à Little Current permet de rejoindre la terre ferme et d’atteindre la ville d’Espanola, située sur la Trans-Canadienne, à mi-chemin environ entre Sudbury et Sault-Sainte-Marie.<br />
En 1648, le Jésuite, Joseph Poncet devint le premier Européen à mettre le pied à l’Île Manitoulin. Pour les voyageurs et coureurs de bois en provenance de la vallée du Saint-Laurent pagayant plus tard vers l’île Mackinac et  les pays d’en haut, Manitoulin constituait un lieu de ravitaillement, certes, mais surtout un abri naturel les protégeant des eaux potentiellement tumultueuses du lac Huron.</p>
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		<title>Baie Georgienne : Penetangueshene et Lafontaine</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 21:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque l’on traverse le Canada en voiture aussi souvent que je le fais (12 fois depuis quatre ans), on cherche chaque fois un nouveau chemin. Cette fois-ci, en partance de Québec le 19 juillet, j’ai décidé de faire une partie du voyage par bateau! Donc, après être passés par Ottawa et avoir passé la nuit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque l’on traverse le Canada en voiture aussi souvent que je le fais (12 fois depuis quatre ans), on cherche chaque fois un nouveau chemin. Cette fois-ci, en partance de Québec le 19 juillet, j’ai décidé de faire une partie du voyage par bateau! Donc, après être passés par Ottawa et avoir passé la nuit à Renfrew, en route vers le traversier à Tobermory, nous nous nommes rendus à la baie Georgienne en traversant le magnifique Parc Algonquin.<br />
<img alt="algonquin.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/algonquin.JPG" width="480" height="360" /><br />
Penetagueshene, il y a 30 ans, un haut lieu de luttes des Franco-Ontariens. Au printemps de 1980, alors que le Premier ministre de l’Ontario, Bill Davis, faisait campagne au Québec, à côté de Claude Ryan et des forces fédérales, en faveur du « non » au premier Référendum sur le statut politique du Québec, les jeunes Franco-Ontariens de Penetangueshene le talonnait. À chacun des ses arrêts, ils prenaient la parole pour dénoncer l’hypocrisie d’un Premier ministre qui semblait bien aimer les francophones au Québec en leur chantant la pomme, mais qui, dans sa propre province, refusait le bien fondé des demandes des francophones de la région de la baie Georgienne d’une nouvelle école secondaire. Ceux-ci ont fini par avoir gain de cause. En 2008, l’École Le Caron existe bel et bien, une autre preuve de la ténacité des Franco-Ontariens.<br />
<img alt="caron.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/caron.JPG" width="480" height="360" /><br />
L’École secondaire Le Caron dessert également le village de Lafontaine—à proximité—dont l’École primaire Sainte-Croix alimente la première.  Son église et sa Caisse populaire témoignent de la francité de ce magnifique village collé sur les rives de la baie.<br />
<img alt="EcSteX.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/EcSteX.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="eglise.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/eglise.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="Caissepo.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/Caissepo.JPG" width="480" height="360" /><br />
La présence française à Lafontaine remonte loin. Les premiers explorateurs français sont arrivés ici aux environs de 1610. Des commerçants de fourrure, des soldats et des missionnaires s’y sont maintenus de façon intermittente jusqu&rsquo;en 1650. Un groupe de voyageurs canadiens-français et métis en provenance de l’île Drummond s’y installèrent  en 1830. Ces colons ont été suivis de vagues successives d’immigrants du Québec. Les trois principaux groupes d’immigrants québécois venaient de Batiscan, de Joliette et des comtés de Soulanges et de Vaudreuil. L’église et la paroisse de Sainte-Croix ont été fondées en 1856. Le village baptisé porte le nom du grand homme d’État Louis-Hippolyte Lafontaine.<br />
Chose intéressante, l’une des grandes familles de bâtisseurs de Lafontaine est celle des Marchildon, la même issue de Batiscan qui a fait œuvre de pionnier à Zénon Parc, en Saskatchewan!</p>
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		<title>Baie Georgienne : Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 17:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Traversées du continent, 2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, lorsque l’on passe de Montréal à Midland, en Ontario, en à peine huit heures, il est facile d’oublier qu’au XVIIe siècle Étienne Brûlé, Samuel de Champlain, les Récollets et les Jésuites mettaient des semaines et des semaines à se rendre depuis la Nouvelle-France aux habitations Wendat de la baie Géorgienne. Dans des canots lourdement [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, lorsque l’on passe de Montréal à Midland, en Ontario, en à peine huit heures, il est facile d’oublier qu’au XVIIe siècle Étienne Brûlé, Samuel de Champlain, les Récollets et les Jésuites mettaient des semaines et des semaines à se rendre depuis la Nouvelle-France aux habitations Wendat de la baie Géorgienne. Dans des canots lourdement chargés, ils remontaient la rivière des Outaouais, surmontaient les rapides des rivières Mattawa et des Français avant de franchir le lac Nipissing et les chenaux de la baie Georgienne, saupoudrés d’îles pour enfin arriver à destination, 1 200 km plus tard.<br />
<img alt="cartemtlhuronia.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/cartemtlhuronia.jpg" width="479" height="244" /><br />
En fait, le poste de Sainte-Marie, fondé par les Jésuites en 1639, dans le but d’évangéliser les Wendat (Hurons), fut le premier grand établissement français du territoire qui forme aujourd’hui l’Ontario. Autochtones et Européens, en contact quotidien pendant  toute une décennie, furent profondément marqués les uns par les autres. La dévastation de la Huronie par la maladie et par la guerre a incité les Jésuites, au cours de l’hiver de 1648 à 1649 à abandonner et à brûler Sainte-Marie. Ils se sont d’abord réfugiés, avec quelques fidèles Wendat, au large, sur une petite île (aujourd’hui connu par le nom de <em>Christian Island</em>), avant de repartir l’année suivante vers Québec par voie d’eau.<br />
Étant donné que j’habite la paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens à Québec et que quatre de mes enfants ont fréquenté l’école secondaire portant le nom de l’un de ces martyrs, Charles Garnier, je me devais de passer une journée à cet endroit afin de m’imprégner de son sens et de son histoire, car l’endroit offre autant au pèlerin en quête de spiritualité qu’à l’amateur d’histoire.<br />
<img alt="sanc.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/sanc.JPG" width="480" height="640" /><br />
<img alt="eglie.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/eglie.JPG" width="480" height="360" /><br />
Pour le pèlerin, une visite au sanctuaire des Saints Martyrs s’impose :<br />
<em>« Et voilà que demeure aujourd’hui le sanctuaire des martyrs canadiens, un symbole d’espoir et de foi, un symbole du triomphe de la croix ».</em><br />
Ces paroles prononcées par le Pape Jean-Paul II lors de sa visite ici le 15 septembre 1984 lui a valu son effigie en bois, sculptée d’un pin blanc de la région ayant 400 ans. L’auteur, Thomas Penny de la ville d’Orillia, en Ontario.<br />
<img alt="pape.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/pape.JPG" width="480" height="640" /><br />
lui donna 11 pieds de hauts et quatre pieds de diamètre. Pesant 3 000 livres, la sculpture est située au cœur d’un vaste jardin parsemé d’innombrables statues et monuments de diverses provenances&#8211; du traditionnel au moderne, du classique au byzantin.  Il s’agit donc d’un sanctuaire dynamique, vivant, en pleine évolution…reposant et agréable.<br />
<img alt="vierge.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/vierge.JPG" width="480" height="640" /><br />
<img alt="ukran.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/ukran.JPG" width="480" height="640" /><br />
L’amateur d’histoire n’a qu’à traverser la route 12 pour accéder à l’immense terrain du Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf. Il s’agit de la reconstitution d’une brève tranche de l’histoire canadienne, celle décrite ci haut (1639-1649).<br />
<img alt="palissade.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/palissade.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="potager.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/potager.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="tipii.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/tipii.JPG" width="480" height="360" /><br />
Autant par l’authenticité des structures qui ont été aménagées pour rappeler le plus vraisemblablement possible l’histoire de la rencontre entre Européens et Autochtones que par les prestations de jeunes étudiants engagés l’été, et habillés en costumes d’époque aux fins d’interprétation, le visiteur oublie le présent en replongeant dans le passé.<br />
<img alt="etudiant.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/etudiant.JPG" width="480" height="360" /><br />
<img alt="silex.JPG" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/silex.JPG" width="480" height="360" /><br />
En cette journée pluvieuse, j’ai terminé ma visite par une longue conversation avec Marilyn, Ojibway originaire de la réserve de <em>Christian Island</em>. Elle prétend bien connaître l’actuel chef de la nation Wendat, Max Gros-Louis qui, bon an mal an, revient à la baie Georgienne renouer avec la terre de ces ancêtres dispersés et disparus.<br />
<img alt="max.jpg" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/wp-content/uploads/archives/deanlouder/max.jpg" width="330" height="382" /><br />
Marilyn m’a fait savoir qu’il n’y avait plus depuis longtemps d’Hurons près du lac Huron, autour de la baie Georgienne. Les plus ardents Catholiques, nouvellement convertis, seraient partis à Québec avec leurs maîtres de pensée, les Jésuites. Beaucoup d’entre eux auraient subi le sort de tant d’autres Amérindiens au contact avec l’Homme blanc : maladie, épidémie et mort. D’autres encore, vaincus et captifs par leurs adversaires iroquois, se seraient assimilés à cette nation. Devant, une réalité aussi sinistre et brutale, les derniers vestiges de ce peuple auraient pris la fuite vers le Sud, jusqu’en Oklahoma, Wendat devenant, selon Marilyn, Wyandotte. Est-ce possible ?</p>
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