Dans le train à 6h45, en route vers Blois, via Paris bien sûr, car « tout » déplacement dans l’Hexagone passe nécessairement par la capitale. Dehors, il fait noir, le soleil ne se lève pas tôt ici. En arrière de moi, un groupe de jeunes jouent au Uno. En face de moi, une dame dans la trentaine dort. J’ai envie de faire de même.
J’avais besoin de ces deux jours passés à Villedieu pour me remettre du décalage horaire. Christian et Michèle m’ont mis rapidement à l’aise. J’ai eu l’impression de faire partie de la famille. Ce sont des gens chaleureux, des
gens très cultivés qui apprécient l’art, l’histoire, la littérature, le cinéma et surtout le voyage. Michèle, enseignante, a hâte de prendre sa retraite à la fin de cette année afin de poursuivre ces intérêts et d’en développer d’autres. Leur maison a été bâtie selon leur propre dessein. De son bureau, Christian peut regarder des moutons paître dans un
.
pré verdoyant et contempler l’horizon sans obstruction. Mon lit a été fort confortable et les repas délicieux. Hier soir, par exemple, nous avons mangé un confit de canard. Et les fromages!!! Les petits déjeuners comme je les aime : jus, fruits frais, crêpes légères à la confiture maison ou au sirop d’érable du Québec et thé fumant.
En prévision de notre participation aux Rendez-vous de l’histoire de Blois, Christian et moi avons pris le temps d’agencer nos présentations de manière à faire ressortir la dimension continentale de la Franco-Amérique et à élucider dans ce contexte l’unique situation de Saint-Pierre-et-Miquelon, cet archipel nord-américain où habitent 6 500 Européens! Demain, nous saurons si nous avons réussi.