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	<title>Carnet de Dean Louder &#187; connaître sa ville</title>
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	<description>Voyages et rencontres en Franco-Amérique</description>
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		<title>Se sucrer le bec chez Vidricaire dans Montcalm</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2016 20:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n’y avait pas de point de vente. Depuis 10h, ce matin, il y en a un! J’étais parmi les premiers clients chez Gaël Vidricaire. Depuis trois ans, Mme Vidricaire, Ph.D. et pâtissière (c’est marqué sur sa carte d’affaires) poursuit à partir de chez elle la conception et la concoction de desserts. Seuls les abonnés [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/2016-11-24-10.15.04.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2464" alt="2016-11-24 10.15.04" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/2016-11-24-10.15.04-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Il n’y avait pas de point de vente. Depuis 10h, ce matin, il y en a un! J’étais parmi les premiers clients chez Gaël Vidricaire. Depuis trois ans, M<sup>me</sup> Vidricaire, Ph.D. et pâtissière (c’est marqué sur sa carte d’affaires) poursuit à partir de chez elle la conception et la concoction de desserts. Seuls les abonnés à la carte desserts avaient accès aux offres exclusives sucrées. Plus maintenant ! À partir d’aujourd’hui, le public est convié les mercredi, jeudi, vendredi et samedi, au coin de Crémazie et Bourlamarque, pour se sucrer le bec et passer des commandes.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/2016-11-24-10.59.41.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2465" alt="2016-11-24 10.59.41" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/2016-11-24-10.59.41-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Curieux quand même cette histoire de « Ph.D./pâtissière ». C’est que dans une première vie professionnelle, Gaël, détentrice d’un doctorat en biologie et immunologie, travaillait en laboratoire. Enfin, elle a troqué son sarrau pour un tablier, poursuivant divers stages en France avec des virées dans certaines des meilleures maisons de Paris. De retour à Québec, elle a gagné ses galons au Truffé du Boulevard Père-Lièvre.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/2016-11-24-11.00.11.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2467" alt="2016-11-24 11.00.11" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/2016-11-24-11.00.11-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Oyez, oyez, bonnes gens de Montcalm, hâtez-vous voir au 200 Crémazie!</p>
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		<title>Trouver son bonheur à Saint-Arsène (Brioches &amp; Babioles)</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2016 19:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[2016]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a de ces endroits qui exsudent le bonheur! Hier, par temps brumeux, j’en ai trouvé un, à 15 kilomètres à l’est de Rivière-du-Loup, sur la route 291. Donc, à l’intérieur des terres, à sept kilomètres au sud du joyau de la villégiature d’autrefois, Cacouna, Saint-Arsène ! Ceux et celles qui se hâtent à se [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a de ces endroits qui exsudent le bonheur! Hier, par temps brumeux, j’en ai trouvé un, à 15 kilomètres à l’est de Rivière-du-Loup, sur la route 291. Donc, à l’intérieur des terres, à sept kilomètres au sud du joyau de la villégiature d’autrefois, Cacouna, Saint-Arsène ! Ceux et celles qui se hâtent à se rendre de Montréal ou Québec à Rimouski sur la 20 ou en Gaspésie à toute vitesse passeront littéralement à côté de ce charmant village dont la population tourne autour de 1 250 habitants.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/FullSizeRender-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2440" alt="FullSizeRender-1" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/FullSizeRender-1-245x300.jpg" width="245" height="300" /></a></p>
<p>En 1846, Saint-Arsène fut la première paroisse formée à l’intérieur des terres dans le diocèse de Rimouski. Mais « Arsène » ? D’où vient ce nom peu commun ? Certes, pas d’Arsène Lupin, <span style="color: #000000"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Personnage_de_fiction"><span style="color: #000000">personnage de fiction</span></a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France"><span style="color: #000000">français</span></a></span> créé par <span style="color: #000000"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Leblanc"><span style="color: #000000">Maurice Leblanc</span></a></span> et rendu célèbre dans le recueil <span style="color: #000000"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ars%C3%A8ne_Lupin,_gentleman-cambrioleur"><span style="color: #000000"><i>Arsène Lupin gentleman cambrioleur</i></span></a></span>. Non, cette appellation rendrait plutôt hommage à l’abbé Joseph-Arsène Mayrand (1811-1895), missionnaire de l’Ouest canadien (1838-1839) et curé de Saint-Zephirin (1845-1848), de passage à Cacouna au moment de la fixation du site de l’église de Saint-Arsène. Peut-être s’agissait-il aussi d’un hommage à Saint Arsène que l’Église catholique célèbre le 8 mai (autrefois le 19 juillet). Fils d’un riche sénateur romain qui, au V<sup>e</sup> siècle, en entendant la voix de Dieu, s’est retiré pendant 50 ans dans le désert de Scété, en Égypte, Arsène y est enfin mort à 95 ans, sans cils, tellement il avait passé sa vie à pleurer !</p>
<p>Aujourd’hui, établi au milieu de la fertile plaine littorale, Saint-Arsène se trouve au cœur de la zone agricole la plus dynamique de la région. Les Arsénois qui ne font pas la navette quotidienne à Rivière-du-Loup  pour travailler tirent leur subsistance largement de l’agriculture, l’industrie laitière et la culture de pommes de terre de semence étant particulièrement prisées.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4190.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2441" alt="IMG_4190" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4190-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Pendant si longtemps, il manquait aux Arsénois un endroit pour se détendre, pour prendre un café, pour se nourrir à la fois le corps et l’esprit. Depuis qu&rsquo;Élaine Bélanger, son conjoint, originaire du village, et leurs enfants ont décidé d’y élire domicile en provenance de Saint-André-de-Kamouraska il y a trois ans, ce n’est plus le cas, car, situé en face de l’église et faisant partie de leur domicile se trouve le café boutique <em>Brioches et Babioles</em>. La bloggeuse Joliejojo (<a href="https://joliejojo.wordpress.com/2016/02/23/brioches-et-babioles/">https://joliejojo.wordpress.com/2016/02/23/brioches-et-babioles/</a>), qui aime partager ses découvertes, ses passions et son amour du Bas-du-Fleuve, capte en peu de mots, ce que le client ressent et voit en traversant le seuil de <em>Brioches et Babioles</em> : « Un sourire nous accueille avec chaleur, un décor nous enveloppe d’une ambiance qui se situe entre le magasin général d’antan et la boutique d’artisanat ».</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4195.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2442" alt="IMG_4195" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4195-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p>En aménageant les lieux, Élaine a su respecter la tradition de la maison, sûrement centenaire, qui servait autrefois de magasin de meubles appartenant à la famille Roy.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4200.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2443" alt="IMG_4200" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4200-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a></p>
<p>L’ameublement reflète une vocation antérieure des lieux, celle d’un brocanteur. Des pièces recyclées, y compris un cheval de manège en bois, ramassées à droite et à gauche et étalées de manière ordonnée, incitent à la conversation. Chaque objet a son histoire à raconter.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4194.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2444" alt="IMG_4194" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4194-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Quant aux tables rondes, ovales et carrées et aux chaises en bois de plusieurs couleurs et de design, peu d’uniformité. C’est voulu et c’est charmant !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4193.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2445" alt="IMG_4193" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4193-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p><em>Brioches et Babioles</em> sert de vitrine aux artistes locaux, grands et petits. Comme on peut le constater, en arrière de ce buveur de thé au béret basque, le grand mur principal est, en vérité, un mur d’exposition sur lequel les œuvres changent périodiquement. Par l’affichage sur le court mur vert de leurs dessins, Élaine met en valeur les talents des enfants du village et de leurs familles.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4192.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2446" alt="IMG_4192" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4192-223x300.jpg" width="223" height="300" /></a></p>
<p>Devrais-je parler du menu ? Il est affiché au-dessus du comptoir : cafés expresso, allongé, latté, capuccino ; thés et tisanes de tous arômes ; chocolat chaud. La soupe du jour, les sandwiches et les salades sont apprêtés sur place par Élaine à partir de produits du terroir : par exemple, les terrines de la Bergerie du Pont à Saint-Antonin et les produits d’érable de la Sucrerie Jean-Pierre de Saint-Arsène même. Pour se sucrer le bec, des biscuits maison et des pâtisseries et viennoiseries fraîches de Bis la Boulange à Rivière-du-Loup.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4199.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2447" alt="IMG_4199" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/11/IMG_4199-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Après avoir lancé tant de fleurs, le jet du pot s’impose…mais il est tout petit et très personnel. Je déplore la commercialisation de Noël en novembre. Le temps de Noël devrait débuter par l’Avent qui commence le quatrième dimanche avant Noël. Au café <i>Brioches et Babioles</i>, en pleine campagne, comme dans les grands centres commerciaux des villes, on oublie…ou on a trop hâte. Il n’y a pas encore de neige, même si le vieux traineau est tout prêt&#8230;et mon bonheur presque complet!</p>
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		<title>Deux Louis, un conte de « scribouillard »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 14:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Peut-on se lasser de traverser le fleuve entre Québec et Lévis ? Je ne le crois pas. Moi, je cherche les occasions, la plus récente se présentant jeudi dernier, le premier jour du mois de septembre quand je répondais à la convocation de notre petit groupe d’« écriveux », les Scribouillards, qui se réunissent régulièrement pour faire marcher [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-on se lasser de traverser le fleuve entre Québec et Lévis ?</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4037.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2354" alt="IMG_4037" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4037-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4038-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2355" alt="IMG_4038-1" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4038-1-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4036-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2356" alt="IMG_4036-1" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4036-1-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p>Je ne le crois pas. Moi, je cherche les occasions, la plus récente se présentant jeudi dernier, le premier jour du mois de septembre quand je répondais à la convocation de notre petit groupe d’« écriveux », les Scribouillards, qui se réunissent régulièrement pour faire marcher nos imaginations, écrire ce qui nous vient à l’esprit, découvrir des recoins de Québec et sa région et tisser les liens d’amitié. Que de bonheur !  Et cette fois-ci, la destination : la maison natale de Louis Fréchette située à trente mètres de la piste cyclable de la Rive sud dans le quartier de Lévis que l’on appelait autrefois Saint-David (4385, rue Saint-Laurent).</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4039.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2357" alt="IMG_4039" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4039-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p style="text-align: center">Maison Louis-Fréchette</p>
<p>Pas besoin, ici, d’aller dans le détail sur la vie de Louis Fréchette. Suffit de dire qu’il est né le 16 novembre 1839 à Saint-Joseph-de-la-Pointe de Lévy, dans la foulée de la rébellion des patriotes. En fait, c’est cette année-là que Lord Durham avait rapporté que les Bas-Canadiens constituaient un peuple sans histoire et sans littérature. Avant de mourir le 31 mai 1908 à Montréal, Fréchette lui rend la monnaie de sa pièce devenant poète, dramaturge, écrivain et homme politique. Il a marqué son époque et la littérature canadienne-française en émergence.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4045.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2359" alt="IMG_4045" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/09/IMG_4045-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>À la suite de la visite de la maison Louis-Fréchette, j’ai livré ma réflexion à mes amis scribouillards de la manière suivante :</p>
<p align="center"><b>Deux Louis</b></p>
<p><i>C’est avec joie que j’ai reçu le courriel de Marie nous annonçant que Louis Fréchette était autre chose qu’une salle au Grand Théâtre. Notre atelier de cette semaine serait une occasion en or pour moi de découvrir ce pionnier de la littérature québécoise dont je connaissais si peu. Merci Marie !</i></p>
<p><i>En faisant le tour de sa maison, plusieurs pensées m’ont traversé l’esprit. Mentionnons en deux. D’abord, la vie de cet homme fut le résultat d’un tas de choix personnels : où habiter, quelle profession suivre, travailler pour l’argent ou travailler pour le plaisir et la satisfaction, chercher la gloire ou rester humble, s’affirmer ou s’abaisser ? Sa vie reflète également les choix de société, ceux des Québécois du 19<sup>e</sup> siècle. S’avouer vaincus devant le désastre de 1837-38 et se soumettre aux diktats du Lord Durham, continuer à vivre sous le joug du clergé ou trouver une porte de sortie sans offenser Dieu, chercher à collaborer avec les autorités ou inventer des moyens pour les contrarier, rester dans les lieux sûrs au pays où tenter sa chance ailleurs dans l’inconnu ou le moins connu ?</i></p>
<p><i>N’est-ce pas les mêmes choix auxquels Maria Chapdelaine fit face : rester au pays et épouser Eutrope Gagnon, vivre la grande aventure des Sauvages accompagnée de François Paradis, quitter Péribonka et fuir vers les États-Unis avec Lorenzo Surprenant qui lui offrait mer et monde—au moins une ville avec trottoirs pour marcher et vitrines pour musarder.</i></p>
<p><i>Et là, je me suis imaginé un conte…disons une rencontre à Paris en 1880. Le lauréat, Louis Fréchette, sort de son bref entretien avec son héros, Victor Hugo. L’attend dans la rue un jeune garçon de 10 ans du nom de Louis Hémon. </i></p>
<p><i>-Parlez-moi du Canada, dit le gamin.</i></p>
<p><i>-Que veux-tu savoir, réplique Fréchette.</i></p>
<p><i>-Tout, rejoint petit Louis.</i></p>
<p><i>Les deux Louis se rendent au Jardin de Luxembourg s’asseoir sur un banc devant l’un des étangs où des enfants poussent leurs voiliers miniatures. Grand Louis dévoile à Petit Louis les secrets de ces quelques arpents de neige dont il est issu et qu’il aime. Il lui explique cette relation difficile entre les deux nations qu’on appelle depuis 13 ans le Canada. Il lui explique que ce nouveau Canada a usurpé le nom de l’ancien. Il sème dans le cœur et dans la tête de Louis Hémon ce désir et scelle son destin de passer outre-Atlantique et de s’installer le temps de deux saisons dans le Québec profond. Un jour, se dit petit Louis, j’écrirai le premier classique de la littérature canadienne-française.</i></p>
<p><i>Louis Fréchette ne reverra plus Louis Hémon. Il meurt en 1908, trois ans avant l’arrivée au Lac-Saint-Jean de l’autre. Il n’aura pas l’occasion de lire le grand classique, de savourer et de critiquer les propos de ce Français qui, après avoir apprivoisé le Québec et les Québécois, partira vers l’Ouest pour essayer de cerner et de comprendre cet autre Canada. Il n’arrivera pas à bout de son rêve, car, à Chapleau, dans le nord de l’Ontario, il sera happé par un train et mourra sur le champ.</i></p>
<p><i>La deuxième étincelle qui m’a allumé lors de cette visite chez Louis Fréchette est l’extrait tiré de </i>Mémoires intimes<i> qui a lancé cet exercice d’écriture : en apprenant le désir de son fils de devenir poète, le père de Louis le prévient de « se résigner à mourir à l’hôpital ». N’est-ce pas ce qui est arrivé à l’autre grand poète québécois de la génération suivante. Émile Nelligan n’est-il pas mort à l’« hôpital » ? Le père de Louis Fréchette, Louis-Marthe, tout comme David, ce père irlandais d’Émile, était réfractaire à l’idée que son fils devienne poète. </i></p>
<p><i>Qu’y a-t-il chez les poètes qui déclenche ce genre de dédain et de mépris ?</i></p>
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		<title>Être d’une ruelle, c’est comme être d’un village: autre promenade littéraire</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2016/06/24/etre-dune-ruelle-cest-comme-etre-dun-village-autre-promenade-litteraire/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2016 14:41:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce matin, je pensais écrire un texte fort original sur la promenade que j’ai faite samedi dernier dans Limoilou, en compagnie de 27 autres promeneurs, sous la direction de l’excellente guide, Marie-Ève Sévigny. Or, je m&#8217;aperçois que « mon texte » a déjà été écrit par une autre, la journaliste du Soleil, Isabelle Houde qui, en juillet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, je pensais écrire un texte fort original sur la promenade que j’ai faite samedi dernier dans Limoilou, en compagnie de 27 autres promeneurs, sous la direction de l’excellente guide, Marie-Ève Sévigny. Or, je m&rsquo;aperçois que « mon texte » a déjà été écrit par une autre, la journaliste du <i>Soleil</i>, Isabelle Houde qui, en juillet 2015, fut parmi les premiers à découvrir, grâce à la « Promenade des écrivains », que Limoilou ne doit rien aux quartiers plus huppés en ce qui concerne la production littéraire.</p>
<p>Voici « mon texte » écrit par Isabelle Houde : <a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/livres/201507/11/01-4884823-promenade-des-ecrivains-poesie-de-ruelles.php">http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/livres/201507/11/01-4884823-promenade-des-ecrivains-poesie-de-ruelles.php</a></p>
<p>Sylvain Lelièvre, né dans Saint-Sauveur, élevé dans le quartier ouvrier et populaire de Limoilou, je le connaissais, lui qui est mort trop tôt en 2002, à l’âge de 59 ans, « volé par un avion », comme disait son ami, Michel Rivard. Par contre, l’existence de François Blais, Max Faranon, Marie-Renée Lavoie et Anne-Marie Olivier ne faisait pas partie de ma réalité. Je serai plus vigilant, plus attentif par rapport aux œuvres de   ces artistes teintés par les ruelles et les horizons obstrués du quartier.</p>
<p>Suivent quelques photos prises sur le vif lors de la promenade avec commentaire approprié :</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3726.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2297" alt="IMG_3726" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3726-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p>CKRL, situé au coin de la 3<sup>e</sup> avenue et de la 3<sup>e</sup> rue, destination de plus en plus à la mode</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3728.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2303" alt="IMG_3728" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3728-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p style="text-align: center">Carrefour de la 3 et de la 3, ça grouille</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3729.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2298" alt="IMG_3729" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3729-764x1024.jpg" width="510" height="683" /></a></p>
<p>Les promeneurs pénètrent dans l’une des 70 ruelles du quartier en quadrilatère qui est Limoilou</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3730.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2299" alt="IMG_3730" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3730-764x1024.jpg" width="510" height="683" /></a></p>
<p>Ah, les fils électriques et les transformateurs, il y en a plein dans ces ruelles! Sylvain en chantait.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3732.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2300" alt="IMG_3732" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3732-764x1024.jpg" width="510" height="683" /></a></p>
<p>À Québec, on déplore le sort de l’église Saint-Jean-Baptiste, fermée l’an dernier, et on essaie de lui trouver une nouvelle vocation. Qu’en est-il de l’Église Saint-Charles de Limoilou, fermée depuis déjà belle lurette et qui se détériore de jour en jour ?</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3733.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2301" alt="IMG_3733" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3733-764x1024.jpg" width="510" height="683" /></a></p>
<p>Cégep Limoilou. Aux années 50, Sylvain se trouvait première de classe ici à l’Externat Saint-Jean-Eude.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3735.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2304" alt="IMG_3735" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/IMG_3735-1024x764.jpg" width="510" height="380" /></a></p>
<p style="text-align: center">L’éternelle corde à linge.</p>
<p>Limoilou ! Dire le mot c’est comme le chanter ! Et le chanter Sylvain Lelièvre l’a fait sa vie durant : « Moi, je suis d’une ruelle, comme on est d’un village ».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La côte Gilmour et sa dérivation, le sentier des Plaines d’Abraham</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jun 2016 16:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[La côte Gilmour, autrefois Marchmont Hill, est une montée—très à pic—de la ville de Québec. Elle permet d’accéder aux Plaines d’Abraham à partir de l’Anse au Foulon. Son tracé remonte au Régime français. Lors de la bataille des Plaines en septembre 1759, c’est à cet endroit approximativement que les troupes britanniques sont parvenus à escalader [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.46.07.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2279" alt="2016-06-13 10.46.07" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.46.07-225x300.jpg" width="225" height="300" /></a></p>
<p>La côte Gilmour, autrefois <em>Marchmont Hill</em>, est une montée—très à pic—de la ville de Québec. Elle permet d’accéder aux Plaines d’Abraham à partir de l’Anse au Foulon. Son tracé remonte au Régime français. Lors de la bataille des Plaines en septembre 1759, c’est à cet endroit approximativement que les troupes britanniques sont parvenus à escalader le promontoire de Québec et à gagner la ville. La côte porte aujourd’hui le nom d’un marchand de bois, John Gilmour dont la famille possédait des quais pour le commerce du bois à l’Anse au Foulon et habitait un domaine situé en haut du tracé.</p>
<p>Pour le cycliste ordinaire que je suis, la côte Gilmour offre un défi de taille. Plus jeune, disons dans la quarantaine, je pouvais la monter aux trois quarts avant que les poumons me lâchent et les jambes me brûlent. Dans la cinquantaine, je réussissais à l’atteindre la moitié. Dans la soixantaine ? Ouf, peut-être le tiers ! L’an dernier, à l’âge de 72 ans, je n’arrivais qu’au quart du chemin. Pourtant, je suis en excellente forme physique !! C’est pour vous dire que je me suis réjoui cette année de l’ouverture du sentier des Plaines d’Abraham qui est, à vrai dire, une « dérivation » du tracé habituel. Ce nouveau lien, parallèle à l’autre, permet de raccorder les Plaines à la promenade Samuel-de-Champlain. Il s’agit d’une voie de circulation où les piétons et les cyclistes peuvent cohabiter paisiblement…à condition bien sûr que les cyclistes respectent la limite de vitesse qui est de 10 km/h. Ce sera facile pour le cycliste qui monte, mais très difficile pour celui en descente qui sera tenté à se laisser aller en casse-cou.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-11.05.30_2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2280" alt="2016-06-13 11.05.30_2" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-11.05.30_2-300x84.jpg" width="300" height="84" /></a></p>
<p>La Commission des Champs de bataille nationaux nous rappellent que le nouveau tracé, long de plus d’un kilomètre en milieu naturel et libre d’infrastructures routières, mise sur la beauté et l’histoire des lieux. Les vues sur le fleuve sont imprenables et les six aires de repos et leurs panneaux interprétatifs rendent possible une meilleure compréhension des événements du 13 septembre 1759 qui ont scellé le destin d’un continent et des peuples. Par endroits sinueux, avec une pente moins prononcée que celle de la côte Gilmour, le sentier se prête à la détente, à la réflexion et au plaisir!</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.51.26.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2281" alt="2016-06-13 10.51.26" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.51.26-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.54.14.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2283" alt="2016-06-13 10.54.14" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.54.14-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.56.36.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2285" alt="2016-06-13 10.56.36" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.56.36-225x300.jpg" width="225" height="300" /></a>      <a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.59.36.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2288" alt="2016-06-13 10.59.36" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-10.59.36-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-11.00.35.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2289" alt="2016-06-13 11.00.35" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-11.00.35-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a>   <a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-11.07.34.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2290" alt="2016-06-13 11.07.34" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2016-06-13-11.07.34-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Mais ce que j’aime le plus, c’est qu’aujourd’hui, grâce à la nouvelle dérivation qui est le sentier des Plaines d’Abraham, je peux monter la côte sans descendre de mon vélo. Je me sens si jeune !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Cris de coeur</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2016/06/13/cris-de-coeur/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2016 23:19:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Je regarde la date de mon dernier billet : le 17 mai dernier ! La paresse s’accapare-t-elle de moi ? Peut-être bien. Un article paru ce matin dans Le Soleil, quotidien publié à Québec, sous la plume de Pierre Vagneux, celui même dont je parlais le mois dernier, me ramène à l’ordre. Je vous invite, surtout mes lecteurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je regarde la date de mon dernier billet : le 17 mai dernier ! La paresse s’accapare-t-elle de moi ? Peut-être bien. Un article paru ce matin dans <i>Le Soleil</i>, quotidien publié à Québec, sous la plume de Pierre Vagneux, celui même dont je parlais le mois dernier, me ramène à l’ordre. Je vous invite, surtout mes lecteurs qui  habitent Québec, à le lire :</p>
<p><a href="http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201606/11/01-4990902-une-victoire-a-la-pyrrhus-pour-la-ville-de-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_points-de-vue_794_section_POS2">http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201606/11/01-4990902-une-victoire-a-la-pyrrhus-pour-la-ville-de-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_points-de-vue_794_section_POS2</a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/4.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-2268" alt="4" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/4-300x225.png" width="300" height="225" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puisque j’étais propriétaire pendant 22 ans d’une maison située sur l’historique Chemin Gomin à Sillery, je partage l’inquiétude exprimée par Monsieur Vagneux et la Coalition pour l’arrondissement historique de Sillery. Comment protéger ce site patrimonial d’une valeur inestimable ? Portons attention à ce cri de cœur d’un homme engagé pour la préservation du bien commun et la culture et non pour le profit et le confort de quelques uns. Ne soyons pas comme certains édiles municipaux qui écoutent sans entendre, leur idée étant déjà faite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*                      *                      *                      *                      *                      *</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2.png"><img class="alignright size-medium wp-image-2269" alt="2" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/2-300x225.png" width="300" height="225" /></a></p>
<p>En parlant de cri de cœur, j’en ai poussé un aujourd’hui sur <i>FaceBook</i> dirigé vers les membres du groupe FB :<i>French Canadian Descendants</i>, composé largement, paraît-il, de rejetons de l’exode québécois, essaimés à travers les États-Unis. Pour eux, le Québec est la mère patrie. Ceux qui sont revenus en raffolent et ceux qui ne sont pas encore venus en rêvent. Voici quelques commentaires tirés au hasard :</p>
<p><i>We finally made it to Quebec City. We splurged and stayed 4 nights at the Frontenac. I can&rsquo;t say enough about the city. It is truly special, the food was amazing, the people friendly and helpful. The wonderful old architecture and green parks and gardens, fountains and monuments are all beautiful to behold. A trip to remember, and make you even prouder of your heritage.</i></p>
<p><i>Loved the Chateau Frontenac.</i></p>
<p><i>I stayed there many years ago. Yes the rooms are small compared to modern ones, but quite lovely. The rooftop is beautiful!</i></p>
<p><i>I remember thinking the chicken salad tasted strange, but it might have had tarragon or something I wasn&rsquo;t used to.</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/1.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2270" alt="1" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/1-300x225.png" width="300" height="225" /></a></p>
<p><i>Would have loved to stayed there, but parents had heard the rooms were small and expensive. I thought it looked magical.</i></p>
<p><i>I love Montréal especially the old Montréal, BUT nothing beats Québec City &#8230;.so much history and every time I go I have to go to The Restaurant aux Anciens Canadiens&#8230;.and then just down from them Chateau is the Crêpes Restaurant.</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/3.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-2271" alt="3" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/06/3-300x225.png" width="300" height="225" /></a></p>
<p>En réponse à ce que je lisais, j’ai exclamé (en anglais bien sûr) :</p>
<p>Mais est-ce qu’il y en a qui quittent la vieille ville pendant leur séjour ? Là, je ne parle pas d&rsquo;aller à Place Laurier ou à Place Sainte-Foy, les deux méga mails situés dans la lointaine banlieue. Québec est bien plus que le Vieux-Québec, le restaurant Aux Anciens Canadiens et le Château Frontenac. Limoilou ? Le Trait-carré à Charlesbourg ? Beauport, la Côte de Beaupré et le Chemin royal ? Vieux-Lévis, Lauzon ? Lorsque je me suis installé à Québec en 1971, le Vieux-Québec constituait encore un quartier viable. Au moins 12 000 personnes l’habitaient. Aujourd’hui, à peine 2 500. On pouvait y visiter le barbier, acheter son épicerie pour la semaine et promener le bébé en carrosse sans se faire bousculer par une horde de touristes ! Ces petites activités si simples du quotidien y sont aujourd’hui impossibles…</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2014/10/09/vieux-carre-et-vieux-quebec-35-ans-plus-tard/">https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2014/10/09/vieux-carre-et-vieux-quebec-35-ans-plus-tard/</a></p>
<p>Deux cris de cœur, l’un pour la préservation des nombreux sites patrimoniaux à Sillery et l’autre pour une déconcentration de l&rsquo;offre  touristique pour les visiteurs de descendance canadienne française.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mettre ses pieds pour la première fois à Québec</title>
		<link>https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2016/05/10/mettre-ses-pieds-pour-la-premiere-fois-a-quebec/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 May 2016 17:49:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai passé quatre ans de ma vie à Seattle dont le symbole depuis l’Exposition mondiale de 1962 est le « space needle ». C’est là, entre 1967 et 1971 que j’ai poursuivi mes études de maîtrise et de doctorat. C’est là que j’ai rencontré mon premier Québécois, Paul Villeneuve, qui, comme moi étudiait au Département de géographie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/2301-sp-needle.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2223" alt="2301 sp needle" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/2301-sp-needle-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>J’ai passé quatre ans de ma vie à Seattle dont le symbole depuis l’Exposition mondiale de 1962 est le « space needle ». C’est là, entre 1967 et 1971 que j’ai poursuivi mes études de maîtrise et de doctorat. C’est là que j’ai rencontré mon premier Québécois, Paul Villeneuve, qui, comme moi étudiait au Département de géographie de l’Université de Washington.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2003/11/15/alma-mater/">https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2003/11/15/alma-mater/</a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/paul_villeneuve.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2224" alt="paul_villeneuve" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/paul_villeneuve.jpg" width="120" height="160" /></a></p>
<p>Si, aujourd’hui, je demeure à Québec et si j’ai passé 32 ans comme professeur de géographie à l’Université Laval, c’est, en grande partie grâce à Paul, qui a placé un bon mot auprès de la direction concernant son ami américain qui parlait « passablement bien » le français et qui cherchait du travail. L’idée sembla sourire au directeur, Louis Trotier, d’autant plus que le département venait de perdre son seul professeur d’origine états-unienne. L’offre me fut faite. Mais je ne pouvais tout de même pas accepter un poste au Québec sans visite préalable. Je n’y avais jamais mis les pieds et la situation sociopolitique y semblait « dangereuse ». Non, le risque était trop grand ! Après tout, en plus d’une épouse j’avais trois enfants en bas âge. Qui plus est, les paroles d’un de mes confrères de Seattle, étudiant d’origine britannique récemment arrivée de l’Université de Victoria (Colombie-Britannique), criées à plein poumons à la suite de l’enlèvement chez lui à Westmount de James Cross par le Front de libération du Québec (FLQ), résonnaient encore à mes oreilles : « All those separatist bastards should be hung up by their balls ! » (Tous ces bâtards de séparatistes devraient être pendus par leurs couilles !).</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3667.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2225" alt="IMG_3667" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/IMG_3667-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Je suis arrivé au Québec au début de novembre 1970. Pierre Laporte venait d’être enlevé. Son corps serait découvert quelques jours plus tard dans le coffre d’une voiture à Saint-Hubert—victime du FLQ ! Auto-patrouilles de la « police montée » autour des aéroports, soldats canadiens aux portes des principaux édifices publics, rumeurs de toute sorte concernant l’éventuelle capture de tous les felquistes…et les Alouettes de Montréal en finale de la Coupe Grey !</p>
<p>À Québec, de la fenêtre de ma petite chambre donnant sur la rue Laporte, en face du Parc des gouverneurs, je faisais connaissance avec le majestueux Saint-Laurent, surveillais la traverse de Lévis et apercevais au loin l’Île d’Orléans en me disant : « En effet, ce n’est pas un endroit comme les autres ! » Il me plaisait et j’ai pris la décision d’essayer de convaincre les autres membres de la famille de l’intérêt que nous avions à nous installer à l’autre du bout du continent…pour trois ou quatre ans.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/orlean.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2226" alt="orlean" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/05/orlean.png" width="480" height="360" /></a></p>
<p>Le 20 août prochain marquera le quarante-cinquième anniversaire de notre arrivée à Québec, capitale de l’îlot principal de l’archipel de la Franco-Amérique que je n’ai de cesse de découvrir.</p>
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		<title>ImagiNation 2016</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2016 21:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis sept ans déjà, en avril, au Centre Morrin, 44, Chaussée des Écossais à Québec, se tient une activité littéraire de premier plan, ImagiNation. Ce festival d’écrivains, qui réunit des auteurs de tout genre venus largement du Canada anglais pour faire connaître leurs œuvres et en discuter, s’est amorcé le jeudi soir 6 avril et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/centre-morin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2175" alt="centre morin" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/centre-morin.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Depuis sept ans déjà, en avril, au Centre Morrin, 44, Chaussée des Écossais à Québec, se tient une activité littéraire de premier plan, ImagiNation. Ce festival d’écrivains, qui réunit des auteurs de tout genre venus largement du Canada anglais pour faire connaître leurs œuvres et en discuter, s’est amorcé le jeudi soir 6 avril et se poursuivra jusqu’au dimanche 10. En tout, une vingtaine d’auteurs partageront généreusement leur temps, leur talent et leurs connaissances avec un petit public assoiffé d’en savoir davantage, car à Québec—il faut l’avouer—de tels contacts avec l’autre Solitude sont plutôt rares. L’activité cadre parfaitement bien avec la mission du Centre Morrin qui abrite la <i>Literary and Historical Society of Québec</i>, la première société savante fondée au Canada en 1824.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/SCAN0396.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2176" alt="SCAN0396" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/SCAN0396-187x300.jpg" width="187" height="300" /></a></p>
<p>Je me trouverai chaque jour dans ce lieu magique à écouter et à prendre des notes. Peut-être poserai-je même une question de temps en temps. Avec les autres participants, j’aurai hâte de gagner l’un des prix de présence et, comme eux, je profiterai de l’occasion pour me payer une consommation afin de lubrifier le gosier et de faciliter la discussion. Dans la mesure du possible, je résumerai ici chaque jour l’essentiel de ce que j’y aurai entendu. Évidemment, compte tenu de mes autres obligations, je manquerai certaines séances. Commençons toutefois par les deux auteures qui ont parti le bal : <strong>Anne Walmsley</strong> et <strong>Heather O’Neil</strong>l.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3596.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2177" alt="IMG_3596" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3596-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Madame Walmsley est une journaliste dont les articles sont publiés, entre autres, par le <i>Globe &amp; Mail</i> et <i>Maclean’s.</i> Elle vient de publier <i>The Prison Book Club</i> qui est en lisse pour plusieurs prix. Le titre du livre cadre bien avec la première vocation de l’édifice dans lequel nous nous trouvons, une geôle. Victime d’une agression par deux hommes contre sa personne à Londres, elle a hésité momentanément à se joindre à son amie, Carole, qui venait de fonder un club de lecture à l’intérieur de la prison à sécurité moyenne/maximale de Collins Bay, près de Kingston. Son livre raconte cette expérience. Il s’agit presque d’une étude ethnographie, entrevues avec détenus à l’appui, qui suggère que la lecture est une activité « humanisante » qui pourrait très bien servir à la réhabilitation de prisonniers. En fait, selon l’auteur, il existe aujourd’hui au Canada 22 cercles de lecture dans 15 prisons fédérales, y compris celle de Joliette.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3597.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2178" alt="IMG_3597" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3597-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Madame O’Neill, âgée de 42 ans et écrivaine montréalaise, a très tôt décidé de sa vocation future. Abandonnée par sa mère et désabusée par un père insouciant, elle se faisait une vie à la bibliothèque et dans des livres. Son œuvre, tantôt fantaisiste tantôt réaliste, reflète ce qu’elle appelle « joy in loneliness ». (joie dans la solitude). Cette préoccupation est très évidente dans le titre de la collection de nouvelles qu’elle nous a présentée, <i>Daydreams of Angels</i> et dans un roman qui l’a précédée, <i>The Girl Who Was Saturday Nigh</i>t. Elle aime dire que ses livres contiennent la sagesse d’un perdant (<em>wisdom of a loser</em>).</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-61.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2182" alt="FullSizeRender-6" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-61-300x217.jpg" width="300" height="217" /></a></p>
<p>Contrairement aux séances de la veille peu peuplées, celle du 7 avril consacrée à l’œuvre de l’auteur albertaine, <strong>Will Ferguson</strong>, a fait salle comble au Centre Morrin. Cela s’expliquait certes par la renommée de l’invité qui semblait, dès le début, jouir de la reconnaissance de l’assistance, mais aussi par la séance qui l’avait précédée à laquelle je n’avais pu assister, celle-ci sur le thème de la viticulture (<i>Tasty Books : A Book and Wine Pairing Event</i>) animée par le sommelier, Yann Barrette-Bouchard. Évidemment, il y avait eu dégustation !</p>
<p>Né à Fort Vermillion, village cri et métis au nord de l’Alberta, Will Ferguson s’en est sauvé le plus tôt possible. Avant de commencer ses péripéties globales, il a eu néanmoins le temps de terminer un baccalauréat en études cinématographiques à l’Université York. Par la suite, basé au Japon, Ferguson sillonnait l’Asie, passant par la Chine, la Corée du Sud, la Malaisie, et l’Indonésie. Après un mariage traditionnel avec une Japonaise, dont la cérémonie l’avait beaucoup fait souffrir, le couple s’établit à Charlottetown où Will essaie de gagner sa vie au <i>PEI Guardian</i>. L’expérience lui vaut de nouveaux contacts avec des Japonais qui se ruent en troupeaux vers la Maison aux pignons verts. De l’île, il se rendra à Moose Jaw et à bien d’autres endroits au Canada, ce qui donnera lieu à un livre satirique and humoristique <i>Why I Hate Canadians. </i>Il écrira aussi dans cette lignée <i>Bastards and Boneheads</i> et <i>Canadian History for Dummies</i>. Malgré cette « haine imaginaire », il fond foyer dans la région de Calgary.</p>
<p>Ce soir, il fut davantage question de ses deux plus récents ouvrages, <i>419</i>, un roman se déroulant au Nigeria, et <i>Road Trip to Rwanda : A Journey into the Heart of Africa</i>. Sachant mélanger humour et profondeur, Will Ferguson est un conférencier chevronné. Son propos d’une durée de 50 minutes paraissait davantage comme une petite intervention de cinq minutes tellement le temps a vite passé sous les rires et sourires suscités par son style. Ce qui m’avait le plus frappé, c’est que je me sentais ailleurs—au Canada anglais ou aux États-Unis. Les principaux référents de Will Ferguson, malgré des contacts passagers avec le monde franco-canadien (le Québec et l’Acadie) viennent du monde anglo. J’ai remarqué que pour les quelques Franco-Québécois dans la salle, ses histoires et son style n’avaient pas  la même portée, le même « punch ». Faisant allusion aux petites histoires d’aventure racontées aux enfants en Amérique depuis des éons—des histoires qu’il lit encore à son fils—Ferguson citait « The Hardy Boys » pour les garçons et « Nancy Drew » pour les filles. Ce sont les mêmes histoires que ma mère lisait à moi et ma soeur dans les fins fonds de l’Utah lorsque nous avions l’âge du fils. Au final, après m’être régalé des propos, des aventures et de la sagesse de Will Ferguson, je suis néanmoins sorti de la salle avec le sentiment que son Canada avait beaucoup plus à faire avec mon ancien pays, les États-Unis, qu’avec mon Canada [français].</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3603.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2188" alt="IMG_3603" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3603-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Le premier roman publié (il prétend en avoir écrit six autres qui ne l’ont pas encore été !) du jeune auteur ontarien, <b>Clifford Jackman</b>, <i>The Winter Family</i>, fut finaliste au concours du prestigieux Prix Giller d’une valeur de 50 000$ attribué chaque année, en novembre, à l’auteur d’un recueil de nouvelles ou d’un roman canadien anglais. Le vendredi soir, au Centre Morrin, il en a été question. De toute évidence, il s’agit d’un Western noir d’une violence inouïe. Je vais en savoir davantage plus tard, car c’est moi qui l’ai gagné en tant que prix de présence. Une fois que j’en aurai terminé la lecture, j’en ferai un compte rendu dans cette chronique. Suffit de dire tout de suite que l’action se passe dans le sud des États-Unis où, sur un quart de siècle, une bande de hors-la-loi, la famille Winter, qui n’est pas une famille soit dit en passant, mais un amalgame de bandits de diverses provenances, terrorise un vaste territoire centré sur l’Oklahoma. À deux reprises, lors de son allocution, l’auteur exprimait l’idée que la violence et la brutalité telles que manifestées dans son livre, sont issues de « nos racines » , ce à quoi l’auditoire ne semblait pas d’accord. Comment l’auteur, <i>Canadian</i> de souche, né à Deep River, en Ontario, a-t-il pu rompre avec la thèse qui veut que les mœurs et rapports sociétaux canadiens diffèrent largement de ceux du puissant pays au sud. Un peu déconcertant, mais qui vient confirmer ce que je disais plus haut, à savoir que quand il est question de distinguer entre les États-Unis et le Canada anglais, les différences peuvent être floues et la frontière mince.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3605.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2189" alt="IMG_3605" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3605-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Il y a un an, presque jour pour jour, <b>Paul Almond</b> est mort à 84 ans. Sans doute plus que tout autre artiste, ce Gaspésien de Shigawake, qui a fait carrière dans les arts de la scène et du livre, , a marqué, grâce à sa présence à répétition, l’histoire de ce festival littéraire (ImagiNation). Cela expliquerait pourquoi s’est tenu en fin de soirée un hommage à M. Almond en présence de Jay Iversen, un collaborateur de longue date dans le domaine du cinéma, et de Danielle Cyr, la traductrice attitrée de <i>The Alford Saga</i>, œuvre de fiction en huit volumes basée sur ses racines familiales en Gaspésie, écrite dans ses vieux jours. Mentionnons également la présence en salle de son frère, Ted, venu de Shigawake, lui qui avait été indispensable, comme personne ressource, tout au long de la rédaction de la Saga.</p>
<p>En concevant, en 1963, l’émission « 7 Up », Almond a investi l’industrie télévisuelle britannique. Par la suite, mettant en vedette sa seconde épouse, Geneviève Bujold, avec laquelle il a eu un fils, Matthew, il a tourné à Toronto et à Hollywood deux films : <i>Isabel</i>, en 1968, et <i>Act of the Heart</i>, en 1970. À la fin de la soirée, une fois la discussion de la vie et de l’œuvre de Paul Almond terminée, l’auditoire a pu visionner l’un de ses documentaires présentés en 1964 sur les ondes de la CBC. Tourné en noir et blanc, le court métrage rappelait la Gaspésie des années 1930, la Gaspésie bucolique et paisible de son enfance.</p>
<p>C’est Danielle Cyr qui, à la fin de la soirée, a le mieux résumé l’héritage littéraire de Paul Almond : « It was a long, long love letter ».</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3607.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2192" alt="IMG_3607" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3607-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>La très dynamique <strong>Jacqueline Guest</strong>, enseignante et écrivaine du piémont des Roches en Alberta a épaté les quelques enfants, parents et grands-parents venus l’écouter tôt le samedi matin. Auteure de 19 livres pour enfants sur des sujets aussi diversifiés que le hockey, les Métis et les dinosaures, Jacqueline nous a expliqués comment écrire une histoire par la technique des 5W : Who (qui), What (quoi), Where (où), When (quand), Why (pourquoi). Les enfants participaient vivement à la causerie.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3609.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2193" alt="IMG_3609" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3609-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3610.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2194" alt="IMG_3610" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3610-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Écouter <strong>Jack Hannan</strong>, c’est comme relire <i>La Tournée d’automne </i>de Jacques Poulin. On a affaire à un véritable « homme de livres », un gars qui ne vit que pour des bouquins. Il les conçoit, les écrit, les publie et les vend. Sous une réserve abasourdissante, ce libraire et ancien poète montréalais, qui a lâché la poésie en 1976 pour la reprendre 20 ans plus, nous lisait de son premier et seul roman, <i>The Poet is a Radio</i>. Puis, sortaient de sa bouche spontanément ces quatre gemmes de la sagesse reflétant sa philosophie personnelle:</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Ces gens [les personnages créés pour son roman] deviennent tes gens. Tu préfères passer du temps avec eux…[au lieu de le passer avec des êtres vivants].</li>
<li>Je me trouve devant un dilemme. En même temps que je pense que nous devrions vivre de manière minimaliste en nous débarrassant des surplus que nous possédons, je viens ici vous inciter à consommer et à cumuler en achetant mon livre.</li>
<li>Un livre n’est pas le meilleur endroit pour lire de la poésie. Qui veut lire poème après poème après poème consignés à  un livre comptant 200 pages ? Le meilleur poème est celui que quelqu’un te donne.</li>
<li>Il existe trois lieux dans le vie de chacun : (1) chez soi ; (2) lieu de travail ; (3) lieu où se tenir quand on n’est ni à la maison ni au travail. Un endroit où on aime être, où on se sent confortable. Pour les uns, c’est un bar, un gymnase ou un aréna. Pour les autres, comme moi, c’est une librairie.</li>
</ol>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/faqui.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2196" alt="faqui" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/faqui-300x178.jpg" width="300" height="178" /></a></p>
<p><strong>Sonia Faruq</strong>i veut sauver la planète! Contrairement à bien des idéalistes qui ne font que rêver, cette jeune femme d’origine pakistanaise, ayant vécu à Dubaï et étudié à Dartmouth, a agi. Son livre <i>Project Animal Farm : an Accidental Journey into the Secret World of Farming and the Truth about our Food</i> suit une carrière—la sienne—qui, après de grandes études, commence sur <em>Wall Street</em> et bifurque vers des recherches engagées en agro alimentation qui visent à améliorer les conditions d’élevage et de santé publique. D’une naïveté certaine, il faut tout de même louanger la détermination, l’audace et l’optimisme de la jeune femme.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36191.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2198" alt="IMG_3619" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36191-223x300.jpg" width="223" height="300" /></a></p>
<p>Rafraîchissant ! Dynamique ! Énergique ! Divertissant ! Provocateur ! Amusant ! Philosophe ! Voilà, à peu près tout ce que j’ai à dire sur <strong>Monique Polak</strong> et sa prestation sur <i>Alice aux pays des merveilles</i> dont on fête cette année le 150<sup>e</sup> anniversaire de publication. Cette journaliste, animatrice et professeure se dit « possédée par Alice depuis toujours », ayant lu le livre « au moins 600 fois » ! Avant de creuser dans les profondeurs de ce conte tant aimé, Monique nous a entretenus de la personnalité et du génie de son auteur, Lewis Carroll—Charles Lutwidge Dodgson  de son vrai nom. Puis, l’histoire est décortiquée et analysée sous cinq angles : (1) identité ; (2) changement ou transformation ; (3) historicité ; (4) conventions sociales ; (5) justice. Monique Polak insiste sur le fait que <i>Alice’s Adventures in Wonderland</i> ait changé la littérature jeunesse à jamais et qu’il continue à enchanter des lecteurs et lectrices de tous âges. À la fin de la présentation, SURPRISE ! Monique a invité ceux et celles qui le connaissaient à se lever et à venir en avant réciter avec elle  le poème « Jabberwocky » de Lewis Carroll. Une seule personne a relevé le défi et elle a réussi le coup : Kathryn Burgess, pasteure de l’église St. Andrew’s&#8230; mon église préférée dans le Vieux-Québec soit dit en passant.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36221.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2201" alt="IMG_3622" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_36221-223x300.jpg" width="223" height="300" /></a></p>
<p><strong>Jeffery Deaver</strong> est de ces auteurs qui publient un roman par année. Pas besoin d’aller dans une bibliothèque ou une librairie pour se procurer ses livres. Aux États-Unis, ils sont en vente chez Walmart, Costco, Target. <i>You name it </i>! Ils se classent parmi les livres populaires des auteurs tels que Nora Roberts, Danielle Steele, Ken Follet et John Grisham. Il en est de même probablement à Montréal et au Canada anglais. Je ne sais pas trop. Ce que je sais cependant, c’est que ce prolifique auteur nous a offert samedi soir la recette pour publier un roman. Simple comme bonjour ce travail solitaire! Cela se passe en huit temps : (1) Répondre à la question « pourquoi écrire » ; (2) Trouver un sujet ; (3) Planifier ou organiser le roman ; (4) Écrire-le ; (5) Éditer et réviser ; (6) Éviter le syndrome de la page blanche ; (7) Critique et réjection ; (8) Promotion. Pour chacun des ingrédients de cette recette, Deaver « plagiait » (il l’a dit lui-même) plusieurs grands auteurs de la littérature de langue anglaise. J’en ai conclu qu’il y a autant de points de vue et de méthodes de travail qu’il y a d’auteurs. Deaver lui-même préconise l’utilisation du « plan » (<em>outline</em>). Avant d’écrire le premier mot de son roman, Deaver aura passé huit mois à en faire l’architecture. Une fois cette structure en place, il passera deux mois à écrire. Pendant ce temps-là, il ne lira aucun ouvrage d&rsquo;un autre auteur afin de ne point se laisser influencer! Pour terminer, il nous a expliqué sa motivation : <i>a passionate desire to relate with the hearts and minds of readers</i>. Il a une peur bleue de les decevoir. Curieusement, Deaver n’a fait qu’affleurer son nouveau « thriller », <i>Steel Kiss.</i></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3623.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2203" alt="IMG_3623" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/IMG_3623-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Grâce à la musique, la <strong>famille McGarrigle</strong> jouit d’une notoriété singulière dans le milieu Anglo Québécois. Bien que moins connues des Québécois francophones, Anna et Kate McGarrigle se produisaient presque autant en français qu’en anglais. La farce courait à un moment donné, qu’elles chantaient trop en français pour être invitées aux festivités de <i>Canada Day</i>, et trop en anglais pour participer aux spectacles de la Saint-Jean-Baptiste. Les deux sœurs survivantes, Anna et Jane, l’aînée, Kate s’étant éteinte en 2010, se sont concertées pour publier, en 2015,  chez Random House, un livre, <i>Mountain City Girls</i> :<i>The McGarrigle Family</i> <i>Album</i>. Il ne s’agit surtout pas d’un récit consacré à la brève, mais glorieuse, carrière de Kate et Anna qui ont côtoyé des icones de la musique folk/rock des années 70 et 80. Parmi leurs amis et collaborateurs de l’époque : Bob Dylan, Linda Ronstadt et Emily Lou Harris. Au contraire, le livre qui s’arrête en 1975 environ, rappelle des souvenirs d’une enfance heureuse et d’une adolescence mouvementée. Les auteures rendent hommage  à leurs parents , mais aussi à des oncles, tantes et cousins.  Frank, né au Nouveau-Brunwick, a choisi de vivre au Québec qu’il adorait. « Il ne pouvait pas parler français, mais le parlait quand même », a dit Anna (<i>He couldn’t speak French, but did so anyway </i>!). Lui et sa femme, Gaby Latrémouille ont élevé leurs filles à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.  Samedi soir, nous avions droit non seulement à la lecture de quelques extraits de <i>Mountain Girls</i>, mais aussi à quelques chansons de ces femmes qui ne chantent plus, pour ainsi dire, en public.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-6-12-35-07.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2204" alt="FullSizeRender-6 12-35-07" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2016/04/FullSizeRender-6-12-35-07-300x170.jpg" width="300" height="170" /></a></p>
<p>La traduction est un art. Pour clore les activités du Festival des écvrivans, trois personnes chargées par leur métier de faire le pont entre les Deux Solitudes (anglo/franco) étaient réunies pour en parler : <strong>Paul Gagné</strong>, <strong>Lori Saint-Martin</strong> et <strong>Neil Smith</strong>. Il a été un peu question du colossal travail de traduire l’œuvre de Mordecai Richler avec tous les pièges que cela comportait, à la fois ici, et outre Atlantique, car il faut se rappeler que les traducteurs d’ici travaillent pour deux lectorats, l’un français et l’autre québécois. Le traducteur doit trouver le mot juste, oui, mais il doit aussi adapter et parfois contextualiser. Il faut travailler de près avec l’auteur et les éditeurs qui, souvent, ne comprennent pas l’autre langue. Pour illustrer leurs propos, les traducteurs ont pris le fameux example des jurons et des sacres. Comment traduire pour les Français, Américains ou <em>Canadians</em> les « câlice, tabernak, baptême… » ? Que faire des « putains de merde » des Français? Et le fameux <em>F-word</em> qui parsème en abondance les écrits de certains auteurs anglophones ?</p>
<p>Observation fort intéressante et révélatrice de la part de Neil Smith qui explique la facilité avec laquelle les écrits de la Québécoise, Kim Thuy, voyagent du français à l&rsquo;anglais, du Québec au ROC&#8211;beaucoup plus facilement que pour la vaste majorité des auteurs québécois&#8211;de la manière suivante: au Canada, Kim Thuy n&rsquo;est pas perçue comme étant Québécoise!!</p>
<p>Neil Smith et Lori Saint-Martin sont également écrivains. Smith a profité de la scène pour lire des extraits de son long roman <em>Boo</em>. À eux, j’ai posé la question : Un traducteur/écrivain ou un écrivain/traducteur a-t-il, quand il se met à écrire, la capacité de le faire dans l’une ou l’autre des langues ?  Soit que ma question ait été mal comprise, soit qu’ils ne voulussent pas y répondre, je n’ai pas eu satisfaction. Après la séance, j’ai poursuivi en privé avec M. Smith qui a confirmé, je crois, ce que je pensais, qu’à compétence égale, dans une langue ou l’autre, l’écrivain aura néanmoins un penchant pour l’une sur l’autre. Il n&rsquo;écrira pas dans les deux. Nancy Huston fait exception!!</p>
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		<title>La Maison de la littérature : écrire, lire, vivre…oui, je veux, je veux !</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2015 00:37:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Lors de son ouverture le 8 octobre dernier, j’étais en Louisiane. Par conséquent, j’ai manqué l’inauguration tant attendue de la Maison de la littérature. Hier, donc, en revenant chez moi du Centre Morrin, j’ai profité de l’occasion pour mettre les pieds pour la première fois au 40, rue Saint-Stanislas. Ce ne sera certes pas [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/logo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1944" alt="logo" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/logo-300x203.jpg" width="300" height="203" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lors de son ouverture le 8 octobre dernier, j’étais en Louisiane. Par conséquent, j’ai manqué l’inauguration tant attendue de la Maison de la littérature. Hier, donc, en revenant chez moi du Centre Morrin, j’ai profité de l’occasion pour mettre les pieds pour la première fois au 40, rue Saint-Stanislas. Ce ne sera certes pas la dernière fois que j’exploiterai ce qu’offre cette nouvelle mouture de l’ancien Institut Canadien.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/inst-can.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1945" alt="inst can" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/inst-can-225x300.jpg" width="225" height="300" /></a></p>
<p>L’on peut y :</p>
<ol>
<li>bouquiner dans sa bibliothèque ;</li>
<li>visiter <i>En toute liberté</i>, son exposition ;</li>
<li>assister à un spectacle, une rencontre, un lancement ;</li>
<li>participer à un cercle de lecture ou à un atelier d’écriture ;</li>
<li>travailler dans un cabinet d’écriture ;</li>
<li>prendre une consommation en feuilletant des journaux ou des revues.</li>
</ol>
<p>Les locaux sont sublimes, aérés, éclairés agréables. Deux escaliers en spirale ou bien l’ascenseur permettent de monter d’étage en étage ;</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3272.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1947" alt="IMG_3272" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3272-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3273.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1948" alt="IMG_3273" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3273-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3275.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1949" alt="IMG_3275" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3275-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Au rez-de-chaussée l’accueil, le café, la billetterie et une salle de spectacle pouvant accueillir jusqu’à 75 personnes en forçant.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3276.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1950" alt="IMG_3276" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3276-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Au café/bar sur chaque table s’inscrit un court texte d’un écrivain ou d’une écrivaine d’ici. En voici un, d’Anne Hébert, qui me touche particulièrement: <strong>&laquo;&nbsp;Je ne demande pas où mènent les routes: c&rsquo;est pour le trajet que je pars.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/FullSizeRender-6.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1951" alt="FullSizeRender-6" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/FullSizeRender-6-300x110.jpg" width="300" height="110" /></a></p>
<p>Au fil des mois, de nombreux spectacles et événements littéraires déjà programmés, les uns payants les autres gratuits, seront suivis par le public. Partout dans la Maison, sont exposées des œuvres du patrimoine littéraire du Québec. En plus de centaines d’œuvres et d’auteurs, des thématiques historiques et contemporaines sont mises en valeur, notamment sur l’écran géant suspendu au plafond où peuvent être projetés des extraits d’archives de Radio-Canada. À titre d’exemples, hier, moi, qui ne suis arrivé au Québec qu’en 1971, ai pu, sur grand écran, écouter Pauline Julien chanter en 1970 et visionner <i>L’Osstidcho</i> avec Yvon Deschamps tourné en 1968 !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3278.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1952" alt="IMG_3278" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/IMG_3278-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p>De plus, se trouve à la Maison la résidence d’un écrivain invité à séjourner pendant une période de deux mois. À l’heure actuelle, il s’agit du Parisien, François Matton dont l’œuvre est unique en son genre consistant en un mélange d’écriture et de dessin sous forme de haïkus graphiques réalisés à l’aide de crayons et d’aquarelle. Ils sont exposés sur les lieux. Matton sera suivi en décembre de Laure Morali, écrivaine d’origine bretonne.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/FullSizeRender-51.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1954" alt="FullSizeRender-5" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/FullSizeRender-51-300x235.jpg" width="300" height="235" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les gens de Québec sont choyés d’avoir accès à deux formidables institutions pour la promotion de la culture qui s’avoisinent, la Maison de la littérature et le Centre Morrin, offrant, au cœur du Vieux-Québec, des services complémentaires ainsi que l’opportunité d’une coopération jusque maintenant inimaginable et inespérée. Un véritable « quartier littéraire » pour nous aider à mieux vivre par la lecture et l’écriture !</p>
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		<title>Lawrence Hill au Centre Morrin</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 23:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dean Louder</dc:creator>
				<category><![CDATA[Commentaire circonstanciel]]></category>
		<category><![CDATA[connaître sa ville]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Centre Morrin est l’un des secrets les mieux gardés de Québec. Situé au cœur du Vieux-Québec, il s’efforce d’être une institution culturelle de marque, offrant aux francophones et aux anglophones un programme d’activités riches et variées. Le Centre doit sa restauration pour laquelle il fut primé par la Commission de la capitale nationale et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-10-15.42.53.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1935" alt="2015-11-10 15.42.53" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-10-15.42.53-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Le Centre Morrin est l’un des secrets les mieux gardés de Québec. Situé au cœur du Vieux-Québec, il s’efforce d’être une institution culturelle de marque, offrant aux francophones et aux anglophones un programme d’activités riches et variées. Le Centre doit sa restauration pour laquelle il fut primé par la Commission de la capitale nationale et sa gestion à la <i>Literary and Historical Society of  Québec</i>, fondée en 1824, faisant d’elle la première société savante au Canada. Sa bibliothèque, sans exagération aucune, est l’une des plus belles du monde !</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-10-15.47.46.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1939" alt="2015-11-10 15.47.46" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-10-15.47.46-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a><img class="aligncenter size-medium wp-image-1937" alt="2015-11-10 15.47.04" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-10-15.47.04-300x225.jpg" width="300" height="225" />L’une de ces activités se déroula le vendredi 6 novembre lorsque le Centre, par exception, reçut dans l’Église St. Andrew’s, située juste en face du Centre, de l’autre côté de la Chaussée des Écossais,  Lawrence Hill, auteur torontois d’une dizaine d’ouvrages et récipiendaire de cinq doctorats honorifiques.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-06-19.58.33.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1931" alt="2015-11-06 19.58.33" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-06-19.58.33-300x196.jpg" width="300" height="196" /></a></p>
<p>À la suite de la parution en 2012, en français, de son roman historique, <i>Aminada</i>, (<i>Book of Negroes</i> en anglais) qui raconte le voyage épique d’une femme libre dans la peau d’un esclave, j’en ai parlé sous cette rubrique :</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/03/08/aminata-la-pelagie-des-negres/">https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/2012/03/08/aminata-la-pelagie-des-negres/</a></p>
<p>Lawrence Hill, fils d’immigrants d’origine états-unienne dont le père est noir et la mère blanche, nous entretint de son plus récent roman, <i>The Illegal</i>, qui arrive à un moment propice, celui de la crise des réfugiés qui secoue le monde. Le livre raconte l’histoire d’un jeune marathonien issu d’un pays très pauvre, corrompu et sous-développé habité de gens de couleur, <em>Zantoraland</em>. Pour des raisons de sécurité et dans le but de réaliser son rêve de devenir champion marathonien, Keita est obligé de s’exiler vers le pays voisin, <em>Freedom State</em>, riche, moderne et corrompu, lui aussi. La population y est entièrement blanche à l’exception de réfugiés noirs, largement illégaux, habitant des taudis situés à la périphérie de la capitale, Clarkson. L’action se passe en 2018. Keita doit s&rsquo;assurer une certaine visibilité en s’entraînant et en cumulant des victoires afin de gagner des sous pour payer les <i>blackmailers</i> à Zantoraland qui tiennent en otage sa sœur. Il doit en même temps, en tant que ressortissant illégal, demeurer invisible, se dissimulant à l’intérieur du réseau clandestin de AfricTown.</p>
<p><a href="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-07-16.38.41.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1932" alt="2015-11-07 16.38.41" src="https://blogue.septentrion.qc.ca/dean-louder/wp-content/uploads/sites/4/2015/11/2015-11-07-16.38.41-197x300.jpg" width="197" height="300" /></a></p>
<p>À l’heure actuelle à Québec, Carole Noël, traductrice attitrée de Hill, qui assistait à la causerie, poursuit la traduction de <em>The Illegal</em>. Assurément donc, nous aurons l’occasion cette année-là (2018) de lire en français cet ouvrage important&#8230; en espérant que d’ici là, la Crise actuelle se sera résorbée. Mais, comme l’a dit Lawrence Hill, en guise de conclusion, lorsqu’un auditeur lui posait la question : des crises comme cela, il y en a eu, les unes après les autres, depuis la deuxième Guerre mondiale et ce n’est pas demain la veille qu’il n’y en aura plus.</p>
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