Plonger dans l’or

Après des mois de travail, à préparer de part et d’autre une exposition et un livre, le 29 avril était jour d’inauguration et de lancement. Il y avait tout le gratin de la ville, même le premier ministre et la ministre de la Culture, sans oublier toute l’équipe du Septentrion évidemment.
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Nous nous sommes donc rendus au Musée de la civilisation pour assister à l’inauguration d’Or des Amériques. Je serai directe et sans parti pris… il faut absolument voir cette exposition. Quelle personne peut rester indifférente face à l’or, pas moi en tout cas! Vous y verrez entre autres mon objet préféré, un pendentif en or en forme de salamandre incrusté de rubis. Il y a aussi des figures votives muiscas, une couronne carrée, un escudo espagnol, un pectoral, des photos de mineurs à Dawson city… Splendide, émouvant, étonnant, étrange, les qualificatifs me manquent. Pour un avant-goût, je vous suggère le site Internet du Musée. Il y a MA petite salamandre à admirer : http://www.mcq.org/or/index.php
Voici 2 pièces incontournables: le vêtement rituel Mochica et le buisson d’or:
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PLC, le graphiste derrière l’ouvrage, et moi, nous n’arrêtions pas de dire, à chaque pièce que nous observions: «ah ça tu vois, je l’ai imaginé plus grand», «et ça, plus petit». Sensation étrange de nous retrouver devant les vrais objets 8 mois après le début du projet. Je tiens à souligner l’excellent travail d’Hélène Dionne, d’Hélène Daneau et de Frédérick Bussière du Musée, ce fut un plaisir réel de travailler avec vous.
Testé et approuvé, le vin blanc est beaucoup plus performant dans les événements mondains. Bon et avec toutes ces histoires d’Ouest, de Colt, de Klondike, Carole et moi, on s’est pris au jeu.
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L’exposition prend fin le 11 janvier 2009. Le livre est, quant à lui, disponible dès maintenant.


La fièvre de l’indignité

Il était une fois, une petite équipe d’une maison d’édition de Québec qui partit en direction de Montréal par un beau jour de printemps, ne laissant derrière elle que M. Vaugeois et Pierre Lapointe le comptable. Mais ce n’était pas un jour comme les autres, oh que non!
Chemin faisant, alors que je rêvais (eh oui, aussitôt dans une voiture, je m’endors, ou je chante ce qui est pire) à une certaine sangria à la mangue bue quelques années plus tôt à Chelsea ou Greenwich village, ce n’est plus très clair, on a brisé toutes mes fantaisies gastronomiques à mon réveil en me racontant une histoire pas possible de cours d’eau au niveau d’eau très élevé et de centaine de petites bêtes mortes flottant sur ladite eau. Moi, je n’ai rien vu, donc je ne sais s’il faut prêter foi à ces propos incroyables, mais ça m’a quand même fait un peu de peine si cela s’avérait vrai.
Sur notre route, il y avait un arrêt de prévu à Shawinigan (qui n’est pas une chanson des Trois Accords) chez Multi Reliure pour voir notre ouvrage Or des Amériques. Je suis certaine que mes Repetto ne s’attendaient pas à se retrouver un jour dans la cité de l’énergie. Cette visite a été très instructive, M. Baribeau a été généreux de son temps, un passionné, nous expliquant les moindres rouages de cette étape de la production. C’était un aspect que je n’avais encore pas eu l’occasion de voir de mes yeux. Nous avons été impressionné par le nombre de personnes qui manipule un ouvrage finalement, d’un bout à l’autre de la chaîne du livre. Je passe notre arrêt pour manger qui, selon de l’avis de tous, a été des plus typique.
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Direction Montréal ensuite, plus précisément au Archambault situé au coin de Sainte-Catherine. Hier, c’était le dévoilement du gagnant de la 8e édition du Grand Prix littéraire Archambault. Tout de suite quand Francine Ruel a prononcé les mots : «c’est un livre qui parle de maternité», des dizaines de caméras et d’appareil-photos se sont braqués sur Caroline. Ah que c’était intimidant!
Eh oui, un an presque jour pour jour après la parution des Chroniques d’une mère indigne, voilà que notre auteure chérie, Caroline Allard, se voit récompenser d’un prestigieux prix. Caroline était radieuse, littéralement. Vous dire comment le Septentrion est heureux ce matin!
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J’étais bien entendu enchantée de voir Pierre-Léon et d’entendre l’humour si savoureux de Père indigne qui m’a bien fait rigolé avec le bouquet. Carole aussi d’ailleurs, quand elle s’est mise à philosopher sur l’importance de choisir le vin blanc dans les événements mondains.
Le groupe s’est séparé pour la fête mais nous avions tous le même sourire de béatitude en nous quittant. J’avais d’excellentes suggestions de resto, mais je devrai retourner bientôt à Montréal pour les essayer! Je me suis laissée attendrir par un parfait à la menthe sur le menu d’un restaurant sur Saint-Denis, et nous voilà partis pour des heures de rigolades!
Je ne suis pas mère mais je me réclame quand même de cette indignité contagieuse. Quelle soirée ce fut. Longue vie à Mère indigne!


L’heure est au bilan

Que faire de si bon matin quand je peux prendre mon temps (oui oui c’est permis au lendemain d’un salon du livre) avant d’aller au bureau. J’écoute les nouvelles pièces de Yann Tiersen bien sûr. Pas besoin de dire que j’attends avec une impatience non contenue son prochain album. Allez faire de même: http://www.myspace.com/yanntierseninprogress
Le Salon du livre de Québec 2008 en quelques mots: j’ai vendu 3 de mes livres, Carole et moi, nous avons eu le plaisir de revoir Louise Portal et Jacques Hébert, Éric possède une énergie débordante, vraiment je suis impressionnée, Julien Tourreille est charmant, tout comme Jean-François Palomino, mais ça on le savait déjà. J’ai encore manqué mon coup, le fabuleux livre Sissi la souris qui disait oui a une fois de plus été vendu avant que je me décide. Zut! J’ai eu un intermède bénéfique grâce à la visite de mes parents et de mon frère. Notre souper à La Girolle m’a fait un grand bien. Plus que la vente de livres, un salon est un lieu de rencontres et d’échanges vraiment formidable. Je remercie tous nos auteurs qui se sont déplacés et mes bien-aimés collègues, pour quoi déjà, pour être là (ah que je suis plate là, mais je ne trouve pas autre chose de plus éloquent). Voilà.
Ah, et j’ai besoin de votre avis. Faut-il redonner le livre électronique ou faire semblant qu’on l’a égaré afin de le conserver pour soi? Quel dilemme, quel dilemme! Bon, allez c’est pas tout ça mais je dois revenir à la réalité et refaire mes énergies.


C’était hier

La tyrannie du réveil-matin, voilà à quoi je suis soumise en ce jour 2 du Salon du livre. Par chance, je peux partir 10 minutes avant l’heure car, oh joie, mon appartement se trouve à 2 pas du centre des congrès. Ah, je me félicite moi-même d’avoir signé le bail il y a tout juste un an. Comme je suis prévoyante!
Il faut dire que la journée d’hier a été fertile en événements. Il y a eut l’arrivée, tel que prévu, du livre électronique, en démonstration exclusive à notre kiosque. C’est moi qui en a la garde le soir venu! C’est un fabuleux objet. Puis, grâce à l’intervention de Yves, j’ai pu remettre un exemplaire de Franco-Amérique à M. Alain Joyandet, ministre du Secrétariat à la Coopération et à la Francophonie. Et sa délégation nous ont pris en photo moi et lui. Pas mal! Je n’ai pas passé la journée seule au kiosque, loin de là. J’ai eu l’aide de Solange, Romy, Carole, Chloé… Ça c’est une équipe.
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Ensuite, à la fin de l’après-midi, j’ai accompagné Gilles chez Litho-Chic pour le OK de presse sur l’ouvrage Or des Amériques qui est dirigée par la très compétente Hélène Dionne. Petit clin d’oeil à Yvon Bégin qui va encore avoir l’occasion de se googler.
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Ils ont l’air satisfaits n’est-ce pas? En plus de Gilles et d’Yvon, figurent sur la photo Hélène et Frédérick Bussière, du Musée de la civilisation, ce dernier ayant un oeil très averti en matière de couleurs.
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Et un salon du livre à Québec commence toujours par le cocktail d’inauguration.
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Éric et moi, nous faisons d’excellentes photos après un verre d’alcool.
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Vous ne verrez pas la suite, mais je peux vous dire que la soirée a pris fin très tard dans la nuit. Comme on se trouvait drôle en enfilant verres de vin sur verres d’eau. Une boisson énergisante a été nécessaire ce matin pour passer au travers de la journée… de 12 heures. Mon dieu, la réputation qui me précède maintenant!


Des dizaines de boîtes

Hier, Éric et moi, nous avons monté le kiosque du Septentrion au Centre des congrès de Québec en prévision du Salon du livre qui débute aujourd’hui. À notre arrivée, il y avait des milliers (c’est ma perception) de boîtes et défaire et de livres à placer sur les tablettes. Je l’avoue, je me suis un peu emportée contre les petits trucs que l’on fixe pour installer les tablettes (j’ignore le vrai mot et c’est mieux pour ces petits trucs maudits).
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Nous y avons passé tout l’après-midi et sommes assez fiers du résultat. Venez le constater par vous-même! Nous avons plein d’auteurs dynamiques qui seront en dédicace ou en table ronde et peut-être quelques surprises électroniques. Oui oui, je suis assez énervée et non, je n’ai pas consommé de boisson énergisante! Toutefois, j’ai dans mon sac du chocolat à l’anis, tradition débutée à Montréal par Pierre-Léon.


Une histoire de Lune et de listes

Puisque matin après matin, la Lune, ma meilleure amie, me fait tomber d’elle seulement pour s’amuser (elle aime bien me faire tomber dans pendant la journée, mais ça c’est une autre histoire) et me ramène sur Terre, je dois organiser ma vie. Car je l’aime bien ma vie voyez-vous, autant l’organiser. J’ai tant de choses à faire. Comment j’organise? Ne faisant preuve d’aucune originalité, pas besoin de breveter ma stratégie. C’est si simple, je fais des listes, liste de livres et de disques à acheter (ici elles sont tellement longues que c’est presque indécent), liste des blogues à lire, de films à voir, de gadgets Apple à acquérir, des projets à mener au bureau, des tâches quotidiennes à faire. Bien sûr, l’imprévu a de la place, au même titre que la paresse, du reste.
Je divague et divague, c’est pour m’éloigner des gens petits (et je ne parle pas de la taille ici) qui croisent parfois ma route, et cette semaine, on dirait qu’ils se sont donnés le mot.
Comme l’été reprend peu à peu le dessus, les activités culturelles se multiplient. Et ma liste de lieux à fréquenter s’allonge de fait en conséquence. Cette semaine seulement, spectacle de Saule demain au Petit Champlain et de Philippe B samedi au Cercle. La semaine prochaine, on n’oublie pas le Salon du livre de Québec bien sûr. Et un nouveau bébé (Charlotte) qui arrive, un anniversaire à souligner, Navet Confit à voir.
Oh, je sens que je retombe dans la Lune encore, à moins que je réfléchisse. La ligne est tellement mince c’est fou. Parfois ce n’est pas pratique, comme en ce moment, j’ai bien de la difficulté à terminer ma note. Ah, attendez, je reçois un appel… C’est la Lune, justement, elle m’invite à retourner sur. Je ne vais pas manquer ça. Bonne nuit!


Pour le meilleur ou pour le pire

Au Salon du livre de Trois-Rivières, nous avons le kiosque:
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Et j’ai la chambre:
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Est-ce un signe? Je ne suis pas très superstitieuse, au contraire (n’est-ce pas Mic, je voulais choisir la «table» 13 à la cabane à sucre mais toi non, «parce qu’elle était à l’ombre»?). Mic est mon petit frère, il est donc un peu plus craintif. Je le sens, ce salon va être un succès, nous avons prévu le coup et plusieurs exemplaires d’Histoire populaire de M. Lacoursière sont disponibles, sans oublier bien sûr les nouveautés, le fonds et La Mesure d’un continent.
En attendant le grand départ demain, moi je profite de ça. Une chambre incroyable (une chance qu’il ne restait que celle là n’est-ce pas Éric?). Éric étant mon cher collègue qui a fait la réservation, ne partez pas de rumeurs inappropriées.
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Bon salon!!