Deux événements à retenir

L’un est passé. Je parle du concert de Dionysos au Casino de Paris le 20 mars dernier. J’en suis encore toute retournée. Il faut dire que c’était soir de grande première pour moi. C’était la première fois que j’allais assister à un concert en sol français. J’étais un peu stressée de m’y rendre, c’était aussi la première fois que je prenais le métro toute seule, moi toute seule dans ce labyrinthe. Heureusement, Flo, l’amie de Carole, m’avait écrit toutes les indications sur un bout de papier. Ce fut un jeu d’enfant. À moi la prochaine épreuve, trop facile. Ensuite, je devais récupérer mon billet. Pas trop compliqué non plus. Après un petit pourboire, la placière m’a conduit à mon siège et là, attente. La première partie mettait en vedette le groupe folk Poney express. Belle petite découverte, gardons un oeil averti sur ce groupe. Anne-Christine, une autre amie de Carole à qui j’avais demandé conseil sur le comportement à adopter en matière de concert parisien, m’avait dit que tous les groupes commencent en retard. Bon je n’avais pas de montre mais je crois bien que le spectacle a commencé pile à l’heure, sur arrière-plan d’horloges, thématique de La mécanique du coeur. Mathias est arrivé en très grande forme sur scène, bondissant d’un bout à l’autre. Dans les premières minutes, j’en ai eu le souffle coupé. Wow! Ils ont tenu le rythme pendant plus de 3 heures, iinteragissant habilement avec un public de fidèles visiblement déjà conquis. Olivia Ruiz est venue chanter 2 ou 3 chansons avec une grâce et un charme indéniables. Mes photos sont plus ou moins réussies mais je contemple celles de Rob que l’on peut admirer sur le site des Dionysos et le site du photographe. Ce qu’il y a des gens de talent, c’est fou. Un très grand moment pour moi ce concert, très très grand moment. Au retour dans le métro, j’ai eu la surprise de croiser Carole, il faut le faire quand même se croiser par hasard dans le métro de Paris! Nous nous sommes dit qu’il s’agissait sûrement d’un signe, quoi, nous n’avons pas encore tranché.
L’autre est à venir. Il s’agit du Festival de Romans, qui récompense l’expression sur Internet. «Les 18, 19 et 20 avril 2008, le festival de Romans-sur-Isère ouvrira sa deuxième édition et relèvera une nouvelle fois le défi de déceler les meilleurs talents du web. Plus de catégories, plus d’événements dans la ville, plus de moyens de s’exprimer et de partager l’acte créatif, plus d’occasions de rencontrer les artistes dans leur univers, une organisation renforcée et une ambition décuplée feront de ce deuxième festival le rendez-vous unique de celles et ceux qui s’expriment sur Internet et qui veulent partager leur talent pour se faire connaître.»
Allez voter!! Il reste seulement 10 jours. J’espère que l’an prochain, mes blogueurs québécois préférés y participeront!!


Pendant que…

On rendait hommage au dernier Poilu aux Invalides, que Carla faisait la Une des magazines en chemisier blanc, que l’OM ne se qualifiait pas à la Coupe de France, que Jérémy passait à la télé française, que mon portable me manquait affreusement, que j’ajoutais plusieurs expressions comme «putain de merde» à mon vocabulaire, que mes cheveux poussaient d’un millième de centimètre.
Voici ce qui s’est passé de l’autre côté de l’océan, et ce, sans que j’en ai la moindre idée (et je ne parle même pas de la neige): un bébé est né (bonjour Arnaud), vous pouvez voir deux de mes photos de schtroumpfs par ici, admirer plus particulièrement celles des 15 et 18 mars, Philippe B annonce un concert le 12 avril au Cercle, mon nom figure dans un article de Cyberpresse. Pas mal en une seule petite semaine.
Tout à l’heure, je suis allée faire un pélerinage chez Moisan (L’Épicerie européenne étant fermée le dimanche) pour lire les doux noms de Barnier, Perrier, Carambar… et c’est ému que je suis revenue voir les 700 photos du voyage et contempler mes petits achats. Je me suis lavée à mon retour mais Paris m’habite, elle se trouve encore un peu dans chacun de mes pores de peau. Chaque voyage me fait grandir un peu plus, c’est le cas de celui-ci. J’y reviendrai demain.


Le Salon

Hier, la journée a été consacrée au Salon du livre. Que c’est grand, comme il y a des éditeurs !! Le stand de Québec éditions est bien situé. Tout le monde était en forme. J’ai tout d’abord attendu 1 heure en file pour obtenir une dédicace de Mathias Malzieu, chanteur de Dionysos et auteur de La Mécanique du coeur. Il est vraiment mignon et très gentil en plus. Il m’a fait remarquer que j’ai l’accent des Têtes à claques. Ah bon?
Et puis, qu’est-ce que je vous ai dit quand j’ai su qu’Israël était le pays invité. Et arriva ce qui devait arriver. Nous étions en train de faire dédicacer Ma vie est tout à fait fascinante, de l’illustratrice Pénélope Bagieu (voir son blogue www.penelope-jolicoeur.com) quand il y a eu un message nous informant d’évacuer, dans le calme, le Hall 1 parce qu’il y a eu une alerte a la bombe… ce que nous avons fait je n’ai pas besoin de vous le préciser n’est-ce pas? Nous nous sommes réfugiées dans une brasserie de la rue Vaugirard avec des amis de Carole, chez Dupont, ou j’ai bu ma première menthe à l’eau parisienne (4 euros 50!). Le hic c’est qu’il y avait une cuillère dans mon verre et que je ne savais pas trop quoi en faire. Nous avons dû retourner au Salon vers 19 heures 30 parce que nous y avions laissé nos manteaux (et ben, moi qui me cherchais un prétexte pour m’en acheter un nouveau).
Nous sommes sorties souper hier sur la rue des Abbesses dans Montmartre avec Flo, une amie de Carole, et son copain. Que d’histoires pas possibles j’ai entendu. Nous avons bien rigolé et très bien manger. La soirée a pris fin dans un petit zinc à quelques mètres plus loin, typique. Et même a Paris, je ferme les bars… :P
J’ai tellement de choses à raconter, c’est fou. C’est tellement une belle ville. J’ai trouvé un disque de Luke à 3 euros 50!!!
P.S. GH, j’espère que tu vas corriger mes accents, maudit clavier français.


Paris et les giboulés de mars

Nous sommes arrivées dans notre ville préférée. Il fait vraiment très beau, c’est tout un choc par rapport à ce que nous avons laissé derrière nous à Québec. Je suis plutôt crevée par le voyage en avion et le décalage, mais vraiment heureuse de replonger dans la vie parisienne. Demain, journée Salon du livre.



Helvetica

«Que faire de mes soirées?», se demandait la petite éditrice. «Pourquoi pas voir un film sur une police de caractère?» Et c’est ce qu’elle fit, pas plus tard qu’hier soir.
Présenté au Clap à Québec grâce à iXmédia, le film Helvetica constitue un accès privilégié à tout un monde de passionnnés par la typographie. Il nous fait prendre conscience à quel point cette fonte, créée il y a un peu plus de 50 ans par Max Miedinger, est omniprésente dans nos vies. Ce qui m’amène à m’interroger par exemple sur le type de police utilisé dans mon carnet.
Vraiment très intéressant je vous dis, je vais certainement être appelée à revoir le film. À noter que la soirée s’est terminée par une rencontre autour d’un verre de vin (c’est dans l’ordre absolu des choses) en compagnie de quelques-uns des plus sympathiques représentants d’iXmédia.
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En état d’énervement total

Et voici, en 10 raisons ou à peu près, le pourquoi de cet état:
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-Respirer à Paris et être moi, la Sophie de 2008, avec ses goûts et ses excentricités;
-Porter mon écharpe (verte, désolé papa) à la française;
-Déambuler parmi la foule au Salon du livre, dire sûre de moi (surtout ne pas oublier mon badge si je veux avoir l’air crédible) à la sécurité en entrant à Porte de Versailles, je suis exposante, voir la quantité de livres écrit encore cette année sur Napoléon, faire quelques découvertes, demander une dédicace à Mathias Malzieu;
-Marcher en ballerines et pourquoi pas, m’en acheter de nouvelles;
-Lire en souriant de beaux noms de rues, comme Quincampoix et Mouffetard, et aller m’y promener;
-Prendre le bâteau-mouche le soir (conseil de Vanessa Paradis en personne, ben pas à moi, mais dans une entrevue avec Geneviève Borne);
-Allez au Musée du vin;
-Manger des raisins au sauterne, des canelés, des macarons, des pains au chocolat, et peut-être des andouillettes même, seulement si Carole insiste, boire du Perrier fluo, et des quantités de menthe à l’eau, commander un perroquet d’un air dé-sin-volte, accoudé à un comptoir…;
-Voir le soleil se coucher sur le cimetière Montparnasse;
-Et refaire toutes ces choses encore et encore pendant une semaine jusqu’à plus soif.
*Soupir*. Toutes ces choses merveilleuses seront à ma portée vendredi, contre seulement une petite chose qui m’ennuie, prendre l’avion, mais par chance, il y a le Voici et les derniers potins si édifiants pour nous changer les idées.