Le premier ministre du Québec et sa Politique d’affirmation

Curieux que le Devoir ait publié ce reportage complaisant de la PC (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/503584/constitution-couillard-se-dit-appuye-par-les-autres-provinces), même sous un titre prudent (« Couillard SE DIT appuyé… »).

Tout le texte dit le contraire :

  • Brad Wall a fait savoir que le Québec bénéficiait déjà largement du système de péréquation…
  • « Le désir du Québec de parler de ses valeurs, de sa culture et de sa perspective à l’intérieur de notre Confédération est bienvenu, a affirmé la première ministre de l’Alberta : polie pas très engageante.
  • Kathleen Wynne a dit comprendre qu’il n’était pas question pour l’instant de rouvrir la Constitution, mais plutôt de continuer de bâtir « des relations solides […]. C’est ça qui m’intéresse », a-t-elle précisé.
  • Au premier ministre de la Colombie-Britannique, il aurait dit : « Nous, on voudrait aller vous voir et vice versa, et quand je dis “nous”, ce n’est pas juste le gouvernement, c’est notre milieu universitaire, notre milieu des affaires, notre société civile. » : ça, c’était la vocation du mouvement de Bonne entente, il y a 100 ans. Sans résultat. 

 

 

Une réflexion au sujet de « Le premier ministre du Québec et sa Politique d’affirmation »

  1. J’avoue avoir été agréablement surpris par la lecture de la Politique d’affirmation québécoise rendue publique par le gouvernement Couillard. C’était la première fois que je l’entendais affirmer quelque chose au sujet de qui nous sommes. Même son rappel des 5 conditions minimales espérées de Meech semblaient un immense progrès par rapport à sa pratique habituelle de rétrécissement du Québec.

    Mais après avoir produit ce document intéressant, c’est fini. MDNPRSVP (Merci de ne pas répondre s’il-vous-plaît).

    Je termine la relecture, cinquante ans plus tard, de Égalité ou indépendance, de Daniel Johnson. Si un tel souffle inspirait aujourd’hui notre gouvernement, on le suivrait avec enthousiasme.

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