Archives mensuelles : octobre 2016

Château Frontenac, 1911

 

On dit du Château Frontenac que c’est l’hôtel le plus photographié au monde. C’était probablement aussi le cas à ses débuts. Toutefois, à cette époque comme aujourd’hui, on nous le présente généralement depuis la rive sud, le fleuve Saint-Laurent ou la terrasse Dufferin. Ce qui donne toute sa valeur à cette photographie, c’est qu’elle est prise depuis la rue Saint-Louis, en bordure de la place d’Armes. La rue des Carrières apparaît à l’arrière-plan. On comprend que la tour centrale et l’aile Saint-Louis, qui borde aujourd’hui la rue éponyme, n’ont pas encore été construites. Le cliché a été réalisé le 13 octobre 1911.

Ce matin-là, le prince Arthur, duc de Connaught et troisième fils de la reine Victoria, débarque à Québec pour prendre son poste de gouverneur général du Canada. À la suite de son assermentation au parlement, il se rend au Château Frontenac où un déjeuner est servi en son honneur. Ces agapes expliquent la présence de la banderole au-dessus de l’entrée de l’hôtel et sur laquelle on lit «Welcome to his Royal Highness».

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Texte : Jean-François Caron

Source de l’article: Page Facebook de la Société historique de Québec

Photographie : Le Château Frontenac en 1911, photographe inconnu, collection, J.F. Caron.

La saucisse Lafleur

 

Tous les comptoirs de boucherie des épiceries du Québec offrent la saucisse Lafleur. Tout le monde la connaît, mais moins de gens savent que cette charcuterie est née dans le quartier Limoilou à Québec.

C’est en 1912 qu’Alphonse Lafleur ouvre une boucherie sur la 5e Rue du quartier Limoilou. Rapidement, il développe des spécialités de saucisses et de charcuteries. Face au succès de sa petite entreprise, il agrandit sa boucherie en acquérant les lots voisins de son commerce. Sa réputation s’étend désormais à toute la ville de Québec. Il achète des camions et se lance dans le commerce en gros. À la suite de son décès survenu en 1934, ses fils Raymond et Gérard prennent la relève et relance l’entreprise sur des bases industrielles. En 1972, la boucherie de Limoilou fusionne avec la compagnie J.N. Brochu de Saint-Henri-de-Lévis. Malgré une nouvelle fusion avec le groupe Olymel en 2005, la bonne saucisse créée par Alphonse Lafleur est toujours en vente.

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Photographie : La boucherie Lafleur de la 5e Rue de Limoilou vers 1930, Archives du groupe Olymel.

Source de l’article : Page Facebook de la Société historique de Québec
Source d’information : Réjean Lemoine, «Limoilou, un quartier effervescent», Les Éditions GID, 2014, p. 104.