Archives pour la catégorie archives

La rue Sainte-Anne vers 1807

 

Cette gravure de George Heriot nous permet de voir une perspective tout à fait inédite de Québec. L’artiste se trouvait en bordure de la rue Sainte-Anne, adossé à la redoute Royale (aujourd’hui Morrin Centre), sur le terrain qui allait être occupé à partir de 1810 par l’église presbytérienne St. Andrew. Le terrain semble être transformé en chantier de construction. Peut-être s’affaire-t-on à construire justement la future église écossaise. De l’autre côté de la rue, derrière le mur de pierre, se trouve l’ancienne propriété des Jésuites. L’espace aujourd’hui occupé par l’ancienne Académie commerciale était alors un terrain boisé. À l’arrière-plan, on aperçoit le collège des Jésuites, transformé en caserne militaire, de même que leur chapelle qui était utilisée, quant à elle, en dépôt de munition. Elle sera démolie en 1807. Encore plus en arrière, on devine la cathédrale catholique Notre-Dame. Au loin se profilent la côte de Beaupré, l’île d’Orléans et la Pointe-de-Lévy. Cette gravure est conservée à Bibliothèque et Archives Canada et elle est intitulée «Scène près de la Grande Batterie [sur la rue des Remparts]». Il s’agit évidemment d’une erreur.

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Iconographie : La rue Sainte-Anne avec vue sur le collège des Jésuites vers 1807, aquarelle de George Heriot, Bibliothèque et Archives Canada, négatif no C-151100.

Source de l’article: Page Facebook de la Société historique de Québec.

L’ancienne rue du Parloir

 

Aux petites heures du 29 novembre 1841, il y a 175 ans, le bureau de poste de Québec était détruit par un incendie. Les pertes sont importantes puisque le courrier et les archives sont alors détruits. Ce bureau était situé sur la rue du Parloir. Pourtant, on n’a jamais vu de bureau de poste situé sur la rue du Parloir actuelle. Elle a toujours été occupée par le monastère des Ursulines et par des résidences privées. En fait, il y a eu une époque où la ville de Québec avait deux rues du Parloir. Celle qui accueillait le bureau de poste amorçait sa course sur la rue des Remparts, au sommet de la côte de la Montagne. Située derrière la cathédrale catholique, il s’agissait d’une rue sans issue, se butant au Séminaire de Québec. À la suite de l’incendie, le bureau de poste sera temporairement logé dans l’édifice du parlement de la côte de la Montagne avant d’être relocalisé, en 1845, dans l’édifice du Chien-d’Or. Il se trouve toujours aujourd’hui sur le même terrain. Quant à la rue du Parloir, elle disparaîtra. En effet, en 1843, Mgr Signay achetait le terrain vacant où se trouvait le bureau de poste incendié pour y construire le nouveau palais épiscopal. De nos jours, il est toujours occupé par l’archevêque et c’est son stationnement qui occupe l’ancienne rue du Parloir.

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Iconographie : Localisation de l’ancienne rue du Parloir, extrait de la carte «Plan of the City of Quebec» d’Alfred Hawkins, 1840, BAnQ, G,3454,Q4,1840,H38 CAR.

Source de l’article: Page Facebook de la Société historique de Québec.

Nos auteurs au Salon du livre de Montréal 2016

 

 

Nos auteurs et notre équipe sont revenus du Salon du livre de Montréal encouragés par toutes ces merveilleuses rencontres. Merci à tous les lecteurs qui se sont déplacés !

 

Jean-Pierre Charest et Jean Cloutier

Les Bateaux-phares du Saint-Laurent

En aval de Québec, 1830-1963

SLM CHAREST CLOUTIER

Raymonde Beaudoin

La Vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune

Deuxième édition

SLM BEAUDOIN

Robert Aird et Marc-André Robert

L’Imaginaire comique dans le cinéma québécois

1952-2014

SLM AIRD ROBERT

Ginette Chenard

Le Sud des États-Unis

SLM CHENARD

Yvon Codère

Contes et mystères de la forêt , nouvelle édition

Échos des Premières Nations

SLM CODÈRE

Martin Fournier

Les Aventures de Radisson, tome 3

L’année des surhommes

SLM FOURNIER

Yvon Desloges

Sous les cieux de Québec

Météo et climat, 1534-1831

SLM DESLOGES

Joseph Gagné

Inconquis

Deux retraites françaises vers la Louisiane après 1760

SLM GAGNÉ

Benoît Grenier

Nouveaux regards en histoire seigneuriale au Québec 

SLM GRENIER

Julie Guyot

Les Insoumis de l’Empire

Le refus de la domination coloniale au Bas-Canada et en Irlande

SLM GUYOT

Jocelyn Saint-Pierre

La Tribune de la presse à Québec après 1960

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Jean-Charles Panneton

Le Gouvernement Lévesque, tome 1

De la genèse du PQ au 15 novembre 1976

SLM PANNETON

Nicolas Bertrand

Une école à la dérive

Essai sur le système d’éducation au Nunavik

nicolas_bertrand (Marie-Christine Poutré)

Éric Poirier

La Charte de la langue française

Ce qu’il reste de la loi 101 quarante ans après son adoption

eric_poirier (Édith Poudrier)

Élisabeth Vallet, Frédérick Gagnon et Ginette Chenard en animation avec Guillaume Lamy

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Salon du livre de Montréal 2016

Plusieurs de nos auteurs seront présents au Salon du livre de Montréal cette année. Ils se feront un plaisir de signer vos exemplaires ou simplement d’échanger avec vous! Voici l’horaire des auteurs du Septentrion (stand 400):

Jeudi 17 novembre

17h-18h : Julie Guyot (Les Insoumis de l’Empire)L97828944887371

18h-19h : Yvon Desloges (Sous les cieux de Québec)

18h30-19h30 : Éric Poirier (La Charte de la langue française)

19h-20h : Jocelyn Saint-Pierre (La Tribune de la presse à Québec depuis 1960)

19h30-20h30 : Jean-Charles Panneton (Le Gouvernement Lévesque, tome 1)

 

Vendredi 18 novembre

13h-14h : Yvon Codère (Contes et mystères de la forêt)

14h-15h : Joseph Gagné (Inconquis)

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14h30-15h30 : Ginette Chenard (Le Sud des États-Unis)

15h-16h : Nicolas Bertrand (Une école à la dérive)

15h30-16h30 : Martin Fournier (Les Aventures de Radisson, tome 3)

18h-19h : Jean-Charles Panneton (Le Gouvernement Lévesque, tome 1)

18h30-19h30 : Jocelyn Saint-Pierre  (La Tribune de la presse à Québec depuis 1960)

19h-20h : Jean Cloutier et Jean-Pierre Charest (Les Bateaux-phares du Saint-Laurent)

19h30-20h30 : Nicolas Bertrand (Une école à la dérive)

 

 Samedi 19 novembre

10h30-11h30 : Yvon Codère (Contes et mystères de la forêt)

12h30-13h30 : Joseph Gagné (Inconquis)

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13h-14h : Benoît Grenier (Nouveaux regards en histoire seigneuriale au Québec)

13h30-14h30 : Martin Fournier (Les Aventures de Radisson, tome 3)

14h30-15h30 : Jean Cloutier et Jean-Pierre Charest  (Les Bateaux-phares du Saint-Laurent)

15h-16h : Jocelyn Saint-Pierre  (La Tribune de la presse à Québec depuis 1960)

15h30-16h30 : Marc-André Robert et Robert Aird  (L’Imaginaire comique dans le cinéma 

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16h-17h : Ginette Chenard (Le Sud des États-Unis)

16h30-17h30 : Julie Guyot (Les Insoumis de l’Empire)

18h30-19h30 : Yvon Desloges (Sous les cieux de Québec)

19h-20h : Jean Cloutier et Jean-Pierre Charest  (Les Bateaux-phares du Saint-Laurent)

19h30-20h30 : Jean-Charles Panneton (Le Gouvernement Lévesque, tome 1)

 

Dimanche 20 novembre

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10h30-11h30 : Nicolas Bertrand (Une école à la dérive)

14h-15h : Yvon Desloges (Sous les cieux de Québec)

14h30-15h30 : Yvon Codère (Contes et mystères de la forêt)

15h-16h : Marc-André Robert et Robert Aird (L’Imaginaire comique dans le cinéma québécois)

15h30-16h30 : Joseph Gagné (Inconquis)

16h-17h : Raymonde Beaudoin (La Vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune)

16h15-17h à l’Agora: Animation Comprendre les États-Unis avec Élisabeth Vallet (Comprendre les élections américaines), Ginette Chenard (Le Sud des États-Unis) et Frédérick Gagnon (Les États-Unis d’Amérique)

18h-19h : Raymonde Beaudoin (La Vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune)

Le Grand Dérangement

Il y a 260 ans débutait la Déportation des Acadiens, une des sombres pages de notre histoire.

Dans les deux tomes de Vivre la Conquête, plusieurs destins individuels d’Acadiens déportés sont retracés. Serge Patrice Thibodeau écrit : « Plus d’un millier d’Acadiennes et d’Acadiens amorcent dès lors une longue migration qui s’amplifiera considérablement et qui ne s’arrêtera qu’un demi-siècle plus tard. Marguerite Blanche Thibodeau et sa famille sont du nombre ».

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Plusieurs auteurs du Septentrion se sont aussi intéressés à cette question.

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La dernière GRANDE Fête nationale ?

Sophie Imbeault, historienne, et Gilles Herman, éditeur, font partie des signataires de cette lettre de soutien à la Fête nationale du Québec. La liste complète des signataires peut être consultée au www.derniereGRANDEfete.quebec.

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Dernière grande fête ?

Nous constatons que la Fête nationale du Québec telle que nous l’avons connue est en péril : des coupes de 20 % infligées au budget d’organisation des célébrations par le gouvernement du Québec font craindre qu’on assiste en 2015 à la toute dernière GRANDE Fête nationale digne de ce nom.

Depuis 181 ans, la Fête nationale est une occasion unique de réunir les Québécois de toutes les régions autour d’un sentiment d’appartenance et de fierté légitimes, peu importe leurs allégeances politiques. Occasion de magnifiques rendez-vous avec l’histoire et la culture ou plus simplement de rencontrer ses voisins aux portes de l’été, la Fête met en contact la population avec les créateurs de chez nous, tant aux événements de grande envergure qu’aux fêtes de village. La Fête nationale du Québec est en somme l’occasion de démontrer au monde l’existence même du Québec et la diversité culturelle qui le caractérise.

Affaiblir la Fête nationale diminue assurément notre sentiment d’appartenance, notre solidarité citoyenne, notre confiance envers les institutions, notre fierté collective et, par conséquent, notre capacité à intégrer les nouveaux Québécois avec confiance et ouverture.

Pour notre part, conjointement avec le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), nous avons la conviction que la Fête nationale du Québec mérite de recevoir une attention digne de ce nom et d’être financée adéquatement à la hauteur de son importance. Investir dans notre Fête nationale contribue directement à notre cohésion sociale et culturelle, en plus de générer des retombées économiques essentielles pour des milliers d’animateurs culturels et d’artistes de la relève. La Fête donne ainsi accès aux Québécois à plus de 5000 activités sur 700 sites partout au Québec, et ce, soulignons-le, gratuitement. La population québécoise est attachée à sa Fête nationale et reconnaît son caractère rassembleur : 92 % des Québécois considèrent qu’elle est une réussite, et plus des trois quarts de la population la perçoivent comme une commémoration s’adressant à toute la population, sans discernement partisan.

En conséquence, les signataires de cette lettre demandent à ce que les Québécoises et les Québécois puissent célébrer dignement leur Fête nationale et déplorent que les substantielles coupes budgétaires subies en 2015 risquent de la reléguer au rang d’événement de seconde importance, égaré parmi d’autres dans la saison des festivals. Ils implorent également les acteurs de la société civile et les dirigeants des sociétés d’État et de l’entreprise privée à s’investir dans cette grande célébration.

Nous convions aussi la population à réfléchir au rôle unificateur que doit jouer une fête nationale afin de nourrir ce sentiment de fierté et de solidarité qui nous permettent de nous ouvrir au monde et de garder foi en l’avenir. Quant au gouvernement du Québec, à qui il incombe d’assurer la vitalité de notre communauté nationale et la confiance envers nos institutions, nous le sommons de prendre acte de la détermination des soussignés à ce que notre État national s’engage à préserver le caractère unique, civique et non mercantile de notre Fête nationale. Cinquante sous par année, par citoyen, ne nous paraît pas être une dépense extravagante afin de contribuer à la cohésion sociale et la fierté nationale d’un peuple par une commémoration festive et inclusive.

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Deux titres des éditions Perrin au Septentrion

Le 17 décembre 2014, nous annoncions un peu mystérieusement sur notre page Facebook une excellente nouvelle pour 2015.

Les documents étant signés, nous sommes très fiers d’annoncer que nous avons conclu un accord avec les éditions Perrin pour publier au Canada deux essais incontournables sur la fin de la Nouvelle-France et le début du Régime britannique.

À tout seigneur tout honneur, commençons par présenter l’auteur de ces deux livres. Edmond Dziembowski est professeur d’histoire moderne à l’université de Franche-Comté, spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la France et de la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle. Cet historien, très respecté par ses pairs, est aussi doté d’une excellente plume et rend le fruit de ses recherches extrêmement captivant.

9782262035297La Guerre de Sept Ans (1756-1763) constitue, sans l’ombre d’un doute, la première grande synthèse de ce conflit majeur, que Churchill a qualifié de première guerre mondiale. Dziembowski dresse un portrait politique global avant de nous expliquer les dessous d’une guerre, tant sur les plans militaires que diplomatiques, économiques ou sociaux. Il réussit l’exploit de rendre clairement, de façon vivante, l’inextricable situation dans laquelle les pays européens étaient plongés. Dans toutes les bonnes librairies le 31 mars 2015.

9782262013813Les Pitt : l’Angleterre face à la France, 1708-1806 présente les deux hommes forts qui présideront aux destinées de la Grande-Bretagne durant le XVIIIe siècle. Alors que le père sera l’un des architectes de la victoire britannique à l’issue de la guerre de Sept Ans, le fils traversera l’époque tumultueuse des révolutions américaine puis française. Il présidera surtout les décisions menant à l’Acte constitutionnel de 1791, séparant la province de Québec en deux entités, le Haut-Canada et le Bas-Canada, instaurant ainsi le parlementarisme de type britannique. Livre initialement paru en 2006, épuisé depuis quelques années, il sera à nouveau disponible cet automne au Septentrion.

Les éditions Perrin sont pour nous une référence en édition historique et nous espérons que ce soit là le début d’une longue et fructueuse collaboration.

Nos hommages à Madame Liliane Stewart

Madame Stewart est décédée samedi le 3 mai dernier à Montréal. Nous avons eu le privilège de collaborer avec elle sur quelques livres : Un tour de France canadien de Caroline Montel-Glénisson, Sphaerae Mundi de Edward H. Dahl et Jean-François Gauvin et L’Art d’enseigner la physique de Lewis Pyenson et Jean-François Gauvin. Nos sincères condoléances à ses proches.

Voici un mot à sa mémoire de la part de Denis Vaugeois

Madame Stewart avait une personnalité aux multiples facettes. Elle était à la fois très Montréalaise et profondément Québécoise tout en se donnant volontiers un petit vernis français. Elle était Madame le président. Féministe certes, mais attachée à certaines traditions.

J’ai d’abord connu son mari que j’ai nommé à la Commission des Biens culturels avec Phyllis Lambert, Jean-Claude Lahaye, Paul-Louis Martin, Alice Perreault, Micheline Crête-Descôteaux, etc. Déjà un équilibre hommes-femmes qu’on m’avait toutefois reproché alléguant que les femmes n’avaient pas autant de diplômes que leurs homologues masculins. Dans Le pouvoir ? Connais pas ! (p. 70), Lise Payette trouve l’occasion de s’offusquer de l’écart de salaire entre le vice-président-homme et la vice-présidente-femme. Les échelles de salaire de la fonction publique, elle ne connaît pas. Quant à ladite vice-présidente, Raymonde Gauthier, elle est aux anges et bien heureuse du bond formidable que connaît soudainement sa classification. Elle fera une carrière éblouissante.

Je partageais avec M. Stewart la passion des cartes anciennes. Elles nous rapprochaient. C’est toutefois avec Madame Stewart que les relations seront les plus intenses. Elle avait son franc-parler et aimait bien provoquer. C’est un jeu qui se joue à deux.

Parmi les projets que nous avons réalisés ensemble, il y a ce beau livre de L. W. Pyenson et J. F. Gauvin consacré à l’impressionnante collection des appareils de physique de Jean-Antoine Nollet (L’Art d’enseigner la physique). Je lui avais suggéré de toujours photographier un humain à côté de ses appareils pour en montrer la taille. Elle ne voulait pas. Il ne fallait pas détourner le regard de ses chefs-d’œuvre. Le livre est paru. Il était de toute beauté. Dans les planches en couleurs se côtoyaient pompes, lentilles, machines de toutes sortes, poulies, pendules, etc. En feuilletant avec elle l’ouvrage, je m’extasiais devant ce que je qualifiais de miniatures. Elle me prit par le bras et m’entraîna dans les réserves secrètes du musée. La plupart des appareils me venaient aux épaules. Elle me fixait d’un air moqueur qui me disait : « Les voici, vos miniatures ! » – « Vous auriez pu, lui dis-je, au moins nous permettre de vous photographier parmi vos trésors ! ». C’était évidemment hors de question. Elle préférait s’effacer et laisser toute la place aux objets précieux qu’elle collectionnait avec sagesse. Elle aimait éblouir mais elle tenait surtout à faire œuvre d’éducation.

L'Art d'enseigner la physique

Elle a permis aux éditions du Septentrion de réaliser de magnifiques livres dont Sphæræ Mundi. Voyant qu’il nous était difficile de s’entendre sur des titres français et anglais pourles deux éditions qui étaient prévues, elle se retira en nous donnant comme seule consigne son choix pour le globe destiné à la couverture, un globe terrestre de Vincenzo Coronelli (1688). Cette fois, nous laisserons (voir p. 118), comme par distraction, une règle d’un mètre près de la base pour en suggérer la dimension du globe lui-même, soit plus de 1,5 mètre de circonférence. Ce détail ne lui avait pas échappé.

Sphaerae Mundi

Pour la 4e de couverture, notre choix se porta sur un globe céleste fabriqué à Blois en 1533. Personnellement, je découvrais l’existence des globes célestes. L’ouvrage d’Edward Dahl et de Jean-Français Gauvin est le plus beau jamais produit par Septentrion. Le choix du titre fut une erreur. «Sphaerae Mundi» ne voulait rien dire au public non averti et le vernis sélectif utilisé pour mettre en valeur le Coronelli ne suffisait pas. Un jour, des bibliophiles découvriront avec étonnement l’existence de ce superbe ouvrage.

Les Stewart adoraient Jacques Cartier, je préférais Samuel de Champlain. Leur fondation me fit accorder le prix Champlain en 1997 qui est remis à Paris par l’Institut France-Amérique. Madame Stewart en profita pour me faire visiter Limoilou, le domaine de Jacques Cartier, restauré avec beaucoup de fierté.

Madame Liliane Stewart était généreuse mais aussi une personne passionnée, doublée d’une grande érudition. C’était une grande dame.

Retour sur le Salon international du livre de Québec 2014

Nous avons connu l’un de nos meilleurs salons en terme de ventes, mais ce fut aussi l’occasion de rencontres enrichissantes avec nos auteurs et nos lecteurs. Septentrion est une grande famille et nous vous remercions chaleureusement.

Louis-Edmond Hamelin, Joë Bouchard et Stéfano Biondo ont obtenu le prix Hubert-Reeves pour leur ouvrage L‘Apparition du Nord selon Gérard Mercator tandis que Stéphane Savard (Hydro-Québec) et Michel Lévesque (Histoire du Parti libéral), tous les deux finalistes pour le Prix du livre politique de l’Assemblée nationale.

Alors que nous célébrons nos 25 ans cette année, nous avons eu un hommage particulièrement touchant. Animé par Jack Robitaille, il a eu lieu le 13 avril. Merci sincère aux organisateurs et intervenants, dont Samuel de Champlain, Alexis Martin, Samuel Venière et Catherine Ferland.

Palmarès des ventes

Dans les cinq premières positions:

1. La Vie dans les camps de bûcherons au temps de la pitoune de Raymonde Beaudoin.
2. La Corriveau, de l’histoire à la légende de Dave Corriveau et Catherine Ferland.
3. Les aventures de Radisson, tome 2 de Martin Fournier.
4. Lesage. Le chef télégénique d’Alain Lavigne.
5. 1763. Le traité de Paris bouleverse l’Amérique de Sophie Imbeault, Denis Vaugeois et Laurent Veyssière.

Hommage au Septentrion

Les cartes anciennes nous racontent…

Stefano Biondo et Joë Bouchard, qui ont cosigné avec Louis-Edmond Hamelin la fascinante étude L’Apparition du Nord selon Gérard Mercator, seront en conférence ce dimanche 9 février à 14h au musée Stewart, à Montréal.

Pour comprendre le contenu de la magnifique et mystérieuse carte géographique Septentrionalium Terrarum descriptio (1595), il faut d’abord connaître la vie et l’œuvre du grand cartographe flamand Gérard Mercator. Par le biais de représentations étonnantes de diverses régions de l’extrémité Nord de l’Amérique, découvertes officiellement après Mercator, les conférenciers expliquent pourquoi l’étrange figure circulaire peut être considérée comme un amalgame de mythes anciens et d’informations issues d’observations réelles du territoire. Ils introduiront aussi une hypothèse nouvelle liée à la représentation de la banquise polaire tout abordant la question des cycles climatiques et du réchauffement actuel de l’Arctique.

Conférence Mercator