Le Salon du livre de Trois-Rivières et Les éditions du Septentrion sont fiers de souligner la sortie du livre
Histoire populaire du Québec Tome 5 (1960 à 1970).
Pour l’occasion, nous convions le grand public à venir rencontrer Monsieur Jacques Lacoursière
Le vendredi 4 avril
À la salle Clément-Marchand
Du Salon du livre de Trois-Rivières (Centre des congrès de l’Hôtel Delta)
De 17 heures à 18 heures 30
En espérant pouvoir vous y rencontrer!
Archives mensuelles : mars 2008
La Semaine et la Journée des dictionnaires
L’Université de Montréal organise la Journée et la Semaine des dictionnaires. Durant cette dernière, des ateliers et des tables rondes auront lieu à compter du lundi 31 mars à Montréal sur l’exploration des dictionnaires, leur bon usage en classe et leur mise en valeur.
Il est aussi possible de participer à un concours en ligne : J’ajoute un québécisme au dictionnaire, organisé par Radio-Canada, et qui prendra fin le 5 avril (http://www.radio-canada.ca/radio/samedidimanche/concours/Quebecisme/). Il s’agit de proposer aux Petit Larousse, Petit Robert et Multidictionnaire un québécisme de bon aloi qui n’y figure pas, accompagné d’une brève description. Les critères à partir desquels le jury fera son choix sont: la créativité associée au mot, la possibilité d’en tirer des dérivés, sa fréquence d’usage et le fait qu’il comble une lacune du lexique. À gagner, outre le fait de voir le mot proposé s’ajouter aux trois ouvrages précités : le Grand Larousse encyclopédique, le Dictionnaire historique de la langue française, le Grand Visuel et le Grand Druide des synonymes.
Et le 4 avril aura lieu à Québec la 3e Journée québécoise des dictionnaires. Il est malheureusement trop tard pour s’inscrire au colloque, mais les actes du colloque font l’objet d’une publication intitulée Les dictionnaires de la langue française au Québec, de la Nouvelle-France à aujourd’hui. Celui-ci sera lancé le jour même par les Presses de l’Université de Montréal. Il contiendra, bien sûr, les interventions des participants, mais aussi des textes inédits de spécialistes sur des sujets complémentaires.
Bonheurs d’occasion #4
À l’abri de rien, Olivier Adam (de l’Olivier) : dans ce dernier roman Olivier Adam s’intéresse à une femme qui s’investie corps et âme pour aider des réfugiés politiques. Même s’il n’a pas la puissance de Falaises, À l’abri de rien réussit tout de même à toucher et déranger le lecteur. L’effet semble encore plus fort chez le lectorat féminin. Olivier Adam est définitivement une figurante importante de la littérature française actuelle.
L’aventure amoureuse, Jean-François Vézina (L’Homme) : si j’avais un auteur préféré à choisir au rayon de la psychologie populaire, ce serait sans doute Jean-François Vézina. Il aborde la psychologie intelligemment en faisant confiance au lecteur. J’avoue qu’au début de ma lecture de celui-ci, j’ai eu peur car dans L’aventure amoureuse, il cartographie l’amour comme s’il s’agissait d’une contrée, d’une destination. Chaque parcelle de territoire représente l’une ou l’autre des phases amoureuses. Kétaine, direz-vous? Pas du tout. Ça tient la route et ça nous interpelle où que l’on soit dans cette lande amoureuse.
Ton kaki qui t’adore : lettres d’amour en temps de guerre, Denys Lessard (Septentrion) : dans cet irrésistible et charmant petit livre, c’est un amour naissant que l’on découvre. Celui de Janine et Gérard, les parents de l’auteur. C’est une infime partie des lettres qu’ils se sont échangées dans les années quarante qu’on y retrouve. J’ai d’autant plus d’affection pour ce livre car c’est le premier que j’ai travaillé avec les médias dans le cadre de mes nouvelles fonctions. La réception a été bonne et avec raison. À vous maintenant de le découvrir.
Beau rôle, Nicolas Fargues (P.O.L.) : À part que ça belle gueule ne laisse pas les filles de marbre, Nicolas Fargues semble très doué pour l’écriture. Beau rôle m’a complètement séduit. Son personnage d’Antoine (mi-trentaine, chiant, drôle, fragile et lucide) porte un regard aiguisé et parfois acerbe sur ce qu’il vit. On acquiesce autant à sa vision qu’on la déteste. D’ailleurs, c’est ce qui fait que c’est bon. Mais Beau rôle est plus que ça, c’est un tableau social que l’auteur brosse avec beaucoup talent. Dans la même lignée qu’Olivier Adam.
Au pays de mes histoires, Michael Morpurgo (Gallimard jeunesse) : Quel ravissement que ce livre! Je savais que j’aimais Morpurgo, mais là il vient de m’enchanter. Au pays de mes histoires mélange des histoires personnelles en alternance avec des histoires inventées. On comprend mieux son univers, ses inspirations, ses motivations et son importance. C’est aussi une extraordinaire leçon sur la lecture et l’écriture que tous les enseignants du primaire devraient prendre le temps de lire. C’est également une belle introduction à l’œuvre de Morpurgo si vous ne le connaissez pas.
Toujours rien de nouveau sous le soleil
Après avoir utilisé cette expression dans mon dernier billet, je suis tombée par hasard sur son origine, que je ne connaissais pas, en lisant un extrait du Livre des sagesses.
Elle est tirée d’un des livres sapientaux de l’Ancien Testament, l’Ecclésiaste, rédigé au IIIe siècle av. J.-C. Ce serait le seul livre de la Bible que l’on ait qualifié de philosophique. Le verset 9 se lit comme suit: «Ce qui a été sera, ce qui s’est fait se fera; rien de nouveau sous le soleil!
L’on connaît également très bien les deux premiers versets de ce texte : «Vanité des vanités, tout est vanité.» Pour cet auteur, la recherche du sens de la vie ne mène à rien. Au verset 3, il poursuit ainsi : « Quel profit y a-t-il pour l’homme de tout le travail qu’il fait sous le soleil?» Et que dire du verset 8: «Tous les mots sont usés, on ne peut plus les dire, l’œil ne se contente pas de ce qu’il voit, et l’oreille ne se remplit pas de ce qu’elle entend.» Bref, pour lui, le monde est absurde.
Mais vous n’êtes pas obligés de le croire. En effet, que peut-on faire de sa vie si on ne lui a pas trouvé (ou, à mon avis, donné) un sens? Je préfère croire avec Nietzsche que «Celui qui a un pourquoi, lui donne un but, et peut vivre avec n’importe quel comment.»
(Thomas Rämer, «Vanité des vanités, tout est vanité», dans Le livre des sagesses, Paris, Bayard, 2002, p. 931)
Chacun son métier #8
Ce billet intéressera sans doute ceux qui écrivent et qui rêvent d’être publiés.
J’ai reçu dernièrement le relevé annuel de mes ventes pour mon roman Cher Émile. Puisque mon livre en est à sa deuxième année d’existence, je ne m’attendais pas à grand chose. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que j’étais plutôt dans le négatif avec un -48.60$ de droits d’auteurs.
Quand on connaît le fonctionnement de la mise en marché du livre, l’étonnement ne dure pas longtemps. Le -48.60$ indique simplement qu’il y a eu plus de retours de mon livre chez le distributeur que de ventes.
Avec le rayonnement que mon livre a eu et qu’il continue d’avoir, j’étais tout de même loin de me douter que mon relevé afficherait un tel résultat. En même temps, on devrait toujours s’y attendre compte tenu du contexte fragile qui prévaut dans le milieu littéraire québécois. Ça prouve aussi que, chaque fois que quelqu’un achète le livre d’un auteur, c’est un geste qui compte en bout de ligne.
Heureusement que mes rêves d’écrivain se sont transformés avec le temps. Je suis plus à même de vivre et de comprendre ce genre de situation. Je suis plus réaliste. Entre autre, je sais que ce que je vis par rapport à la réalité du marché est le lot de la plupart des auteurs.
Tout ça ne m’empêche pas de toujours avoir le goût d’écrire et d’être publié.
Rien de nouveau sous le soleil
Depuis plusieurs mois, les courriels que je reçois du gouvernement comportent souvent un message visant à sensibiliser leurs destinataires au gaspillage du papier. Il se lit comme suit: «Devez-vous vraiment imprimer ce courriel? Pensons à l’environnement.»
Comme le dirait Jacques Lacoursière, rien de nouveau sous le soleil. C’est ce dont m’a fait part mon conjoint historien, qui a pu constater, dans ses recherches sur la forêt, l’existence d’une telle préoccupation sous le règne d’Adélard Godbout. La circulaire qui suit émane du chef de cabinet Joseph Bélanger et est destinée aux employés du Service forestier:
«Le premier ministre me charge d’attirer votre attention sur la nécessité qu’il y a d’économiser, de toutes les façons possibles, le papier qui est employé dans les différents services de l’administration provinciale. L’honorable M. Godbout a reçu dernièrement plusieurs correspondances, même du gouvernement fédéral, où les deux côtés du papier officiel étaient utilisés. Il est évident qu’en certains milieux le papier de toutes catégories se fait rare, et que si nous voulons éviter le rationnement, il vaut mieux commencer à économiser dès maintenant.»
«Pas nécessaire d’utiliser le papier à correspondance sur les deux côtés mais au moins adapter le format du papier à la longueur du texte. Ne pas utiliser des papiers de luxe pour des mémos, la correspondance interdépartementale, les rapports entre employés, et autres écrits de moindre importance. Réutiliser les formules démodées ou liasses de documents devenus inutiles pour les convertir en blocs-notes.»
À mon tour maintenant de vous demander (non sans rire, toutefois): Devez-vous vraiment imprimer ce billet? Conservez-le plutôt sur votre disque dur…
(Réf. : Archives nationales, boîte 7B 020 01-02-001A-01, 1960-01-038/ 1290 E21, dossiers A à C 1930 à 1944)
Les 22 recommandations
Peut-être vous êtes-vous demandé, comme moi, quelle était la teneur des 22 recommandations dont on a tant parlé dans les médias, sans jamais les nommer, sur l’enseignement du français dans les écoles.
Ci-dessous, je les ai résumées. Pour les lire dans leur version intégrale, vous pouvez consulter le rapport du Comité d’experts sur l’apprentissage de l’écriture: http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/ameliorationFrancais/pdf/SoutenirDeveloppementCompetenceEcrire.pdf.
1. Harmoniser la rédaction des programmes d’enseignement du français au primaire et au secondaire.
2. Accroître les exigences pour l’enseignement du français.
3. Mettre en place des conditions d’accès à des maîtrises et au baccalauréat en enseignement du français aux étudiantes et étudiants d’autres programmes universitaires.
4. Ne confier l’enseignement du français au secondaire qu’à du personnel spécialisé ou inscrit dans un programme de formation continue en français.
5. Voir à ce que les programmes de formation à l’enseignement en formation professionnelle au secondaire assurent l’acquisition et l’utilisation du vocabulaire technique et du lexique propres aux professions enseignées.
6. Assurer un espace commun entre les programmes de formation à l’enseignement primaire et secondaire, de même qu’entre ceux en adaptation scolaire et sociale.
7. Mettre en place des mesures incitatives pour favoriser la formation continue en français du personnel enseignant du primaire et du secondaire.
8. Mettre en place des programmes souples de formation continue répondant aux besoins du milieu scolaire.
9. Embaucher des conseillers et conseillères pédagogiques en nombre suffisant au primaire et au secondaire.
10. Mettre en place, pour eux, une formation de 2e cycle universitaire.
11. Demander à chaque commission scolaire francophone de se doter d’une politique sur les pratiques d’apprentissage de la langue française dans ses écoles et ses propres pratiques de communication écrite.
12. Assurer un minimum de 200 heures d’enseignement du français par année durant les trois premières années du secondaire.
13. Mettre en place des conditions qui facilitent l’accompagnement dans l’apprentissage de l’écriture des élèves allophones.
14. Faire de même pour les élèves à besoins particuliers.
15. Explorer de quelle façon pourrait être exploité le goût des jeunes pour une écriture spontanée.
16. Faire des recherches pour mieux adapter l’enseignement de l’écriture et son évaluation à l’environnement technologique des jeunes.
17. Aider le personnel enseignant à appuyer son jugement des productions écrites des élèves sur des documents.
18. Établir des mécanismes permettant le transfert de l’information sur le développement des compétences en écriture de l’élève au moment du passage du primaire au secondaire.
19. Examiner la possibilité d’offrir d’autres choix que le texte argumentatif à l’épreuve de 5e secondaire et le poids du lexique dans cette évaluation.
20. Créer un portail informatique pour permettre un meilleur accès à la documentation sur l’enseignement du français.
21. Faire en sorte que le futur personnel enseignant soit informé sur les rectifications de l’orthographe.
22. Créer un organisme permanent pour faire le suivi de ces recommandations et assurer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage du français au Québec.
Qu’en pensez-vous?
Le dernier poilu est mort
PARIS (AFP) — Lazare Ponticelli , le dernier poilu de la Grande guerre, est décédé mercredi à l’âge de 110 ans, a annoncé mercredi l’Elysée, en indiquant qu’un « hommage national » serait rendu « dans les prochains jours » à tous les Français mobilisés pendant ce conflit.
« J’exprime aujourd’hui la profonde émotion et l’infinie tristesse de l’ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première Guerre mondiale », a déclaré le président Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.
Rappelons que nombres de canadiens français avaient participé à la grande guerre, dont le 22e bataillon qui avait pour aumônier l’abbé Rosaire Crochetière, mort au champ d’honneur. Alain M. Bergeron nous retraçait la vie de cet homme engagé dans une biographie parue en 2002.
Aussi, pour avoir un aperçu de ce conflit qui déchira l’Europe, le numéro de la série Les petits illustrés consacré à la Première Guerre Mondiale est l’ouvrage idéal à consulter.
Québec perd l’un de ses amoureux
C’est avec tristesse que nous apprenions ce matin le décès d’Eugen Kedl, photographe passionné de la ville de Québec. Dans le quotidien Le Soleil, Louis-Guy Lemieux rend un hommage bien mérité à cet homme qui n’a eu cesse de mettre sa ville en avant.
Nous avions eu l’occasion de travailler avec Eugen Kedl lors de la parution du livre sur Les Plaines d’Abraham, qu’il avait illustré de ses photos vivantes et intimes.
Le communiqué via Patrick White
COMMUNIQUÉ
Décès du très grand photographe EUGEN KEDL
Québec, le 9 mars 2008 – Les Photographes KEDL sont en deuil. Eugen Kedl, fondateur de l’entreprise, est décédé ce matin à l’âge de 74 ans à la suite d’une longue maladie.
Eugen Kedl est une personnalité très connue dans la ville de Québec pour son style photographique qui a su rendre en images toute la beauté et les multiples paysages du Québec et du Canada. Animé d’une passion sans réserve pour la photographie, ses publications et ses expositions ont permis aux Québécois et aux Canadiens de découvrir leur pays grâce à l’œil aguerri de ce grand artiste.
Son épouse et fidèle collaboratrice de tous les instants, Gretl, a toujours été présente aux côtés de cet Autrichien d’origine pour lui permettre de faire jaillir son immense talent et de poursuivre sa grande passion. Au fil des ans, Eugen Kedl a su développer un style photographique unique et éblouissant. D’ailleurs, en 2002, il fut récipiendaire de l’Ordre du Canada.
Depuis 1961, année de la fondation de l’entreprise, Eugen Kedl a été le premier à se définir comme photographe industriel et publicitaire et à produire des impressions noir et blanc et de couleur de format géant. Depuis l’arrivée de son fils André dans l’entreprise en 1990, Eugen Kedl consacrait son temps à la photo artistique.
Connu pour sa personnalité charismatique, son sourire charmant et sa grande générosité, Eugen Kedl a également été le fondateur du Grand bal viennois de Québec et de Vin-Art international, dont les profits des campagnes de financement permettent de remettre des bourses d’études à des étudiants en arts.
Établie pendant 40 ans dans le quartier Saint-Roch, l’entreprise, maintenant située dans l’arrondissement Sainte-Foy–Sillery, fait figure de légende dans le domaine de la photographie à Québec. André Kedl en est le président et il est lui-même très connu du milieu publicitaire, politique et d’affaires pour son immense talent de photographe et son sens aigu de la technologie avant-gardiste.
Eugen Kedl était père de quatre enfants, Margarete, Evelyn, Richard et André, et grand-père de six petits-enfants.
La 10ième soirée des Jutra
Avec le temps qui faisait aujourd’hui ajouté à mon rhume qui me force au repos, je me faisais une petite joie de m’installer confortablement devant mon écran de télévision pour écouter la dixième remise des Jutra.
Quel rendez-vous raté! J’avais l’impression de regarder une mauvaise soirée consacrée à l’égo de Normand Brathwaite et son Brume de nuit, un faux film faussement drôle qui a volé la vedette aux bons films québécois de la dernière année.
La disposition de la salle façon talk-show a tué toute la magie et la fébrilité propre aux galas. Aucun suspense dans l’air et un malaise palpable du début à la fin. C’est vraiment dommage pour les artisans du cinéma québécois qui méritaient mieux que ça. Une soirée vraiment pas à la hauteur de notre septième art.
De toute manière, le vrai plaisir du cinéma est dans la salle au moment où le film est projeté. Contre toute espérance, qui a valu le Jutra de la meilleure actrice à Guylaine Tremblay, m’avait procuré un moment intense d’émotion l’an dernier tout comme Borderline vient de le faire vendredi.
J’espère que Continental, le grand gagnant de la soirée, reprendra l’affiche puisque celui-là, je l’avais malheureusement raté à sa sortie. Si au moins cette remise de prix peut servir à ça, ce sera toujours au moins ça de gagner!